Qrth-Phyl

Qrth-Phyl

Premier jeu de l’Indie Games Uprising, ce grand événement amateur mettant en avant plusieurs projets Xbox Live Indie Games pendant deux semaines, Qrth-phyl ne risque pas de passer inaperçu…

Un ver très solitaire
Reprenant le concept du bon vieux Snake, ce jeu d’Hermit Games commence par une introduction assez psychédélique. Son menu très sobre, faisant sonner en boucle le même son, nous plonge dans une ambiance froide, mais particulièrement prenante. On lance une partie et tout de suite, c’est l’apocalypse des couleurs : de simples pixels monochromes se teintent d’un jaune bien flashy pour se destiner à devenir le serpent que nous allons contrôler. Le gameplay est très basique : on bouge la tête du serpent avec le stick analogique et on peut accélérer (prudemment de préférence) d’une simple pression sur le bon bouton. Le but est alors d’engranger un maximum de points en dévorant chaque petite brique de couleurs arborant le niveau ou l’on évolue. Chaque brique avalée augmentant la taille du serpent et donc, complexifie le gameplay puisque l’on perd une vie dès qu’on touche le corps évoluant au fur et à mesure de la réussite du joueur. Le bon vieux paradoxe du jeu original…
Sauf qu’ici, l’originalité est au rendez-vous. Tout le jeu est basé sur une même idée : et si les codes de gameplay changeaient à chaque niveau ? En début de partie vous commencez sur une surface plate. En franchir les bords vous fera tourner derrière cette même surface, comme sur une feuille de papier. Déjà, l’idée est belle est amusante. Lorsque vous aurez gobé tous les pixels demandés, une porte s’ouvrira dans le niveau… En la franchissant, vous changerez de caméra et passerez en une vue “troisième personne” du plus bel effet. Vous contrôlez votre serpent en vue de “derrière” et devez l’aider à progresser à l’intérieur d’un cube qui vous sert de niveau. Y sont disposés toujours les mêmes pixels, mais aussi des blocs pour vous piéger. Cette partie du jeu est on ne peut plus difficile à prendre en main mais aussi, très jouissive à jouer puisqu’elle est faite de stress, de précision, de déplacements effectués avec justesse et on lui trouve sans mal beaucoup de charme.
Déplacements cubiques
La troisième idée reprend le plan aérien du jeu original, mais le retranscrit sur les six faces d’un cube. En touchant les bords de votre petite aire de jeu, vous passez d’une face à l’autre. Cela peut sembler très simple mais au fil des niveaux réussis, la difficulté augmente considérablement à l’aide d’artefacts vraiment meurtriers. De petits orbes verts viendront tirer de vils lasers à travers les niveaux, vous bloquant certains passages pendant un certain temps, quand ce ne sont pas carrément de gros blocs qui viennent se mettre sur votre chemin. Aussi, il arrive qu’une entité cubique tout aussi dévoreuse que vous ne vienne vous ennuyer dans votre progression. Bref, il y a du défi.
Alors que penser concrètement de qrth-phyl si ce n’est qu’il possède le nom de jeu le plus difficile à prononcer de tout le Xbox Live Indie Games ? Qu’il est original, c’est un fait, mais qu’il propose aussi une atmosphère visuelle particulièrement saisissante. Aussi, le gameplay est si rapide à prendre en main, amusant et diversifié que le manque de mode de jeu ne vient pas entacher la progression : il est de ces titres qui vous feront dire “allez, encore une partie” sans que ce ne soit jamais la dernière. Aussi, point de vue durée de vie, il y a quand même quelques petits défis à débloquer dans un menu spécifique. Mais pour cela, il va falloir aller le plus loin possible dans le Challenge principal.
Snake n’a jamais été aussi intelligemment revisité, c’est un fait. Hermit Games a repris tout le charme du jeu original pour proposer un titre très orienté Arcade, forcément plus démonstrateur d’une idée que véritable challenger au prix du jeu le plus amusant, mais ne manquera pas d’égayer vos soirées pour autant. En clair, l’Indie Games Summer commence sur les chapeaux de roues !

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