Le monde est beau, même en GREE ?

En aout dernier, les visiteurs de la Gamescom ont sans doute pu remarquer le stand de GREE. L’espace alloué à l’éditeur est plus que conséquent et pourtant aucun d’entre vous ne se souvient avoir vu le logo de la société sur la boite d’un quelconque jeu. Qu’à cela ne tienne, je m’en vais tout vous expliquer.

Le Facebook des pêcheurs.

Les smartphones sont aujourd’hui un accessoire omniprésent de notre société, mais il faut bien l’avouer les Japonais nous ont devancés de plusieurs années dans ce domaine. Les jeux sur téléphone sont donc monnaie courante au pays du soleil levant. D’autant plus que les nombreuses heures de transport en commun s’y prêtent relativement bien.

GREE commence donc son histoire avec un petit jeu de pêche très simple sur téléphone portable, couplé à un réseau social relatif au jeu. Un réseau social pour partager les poissons qu’on a pêchés, voilà qui en fera rire plus d’un. Mais à bien y réfléchir, la ménagère de plus de 35 ans qui utilise Facebook pour jouer à Farmville et qui demande des sacs de carottes sur son mur n’est pas si différente (non Maman je ne critique pas, repose donc calmement cette poêle…).

Je vous passe l’historique complet de la société, mais en résumé : le réseau social a très bien fonctionné et il a rapidement fallu de nouveaux jeux pour contenter les utilisateurs. Le réseau social apportant une dimension addictive au titre distribué gratuitement. Car chose importante, tous les jeux édités par GREE sont gratuits, enfin presque : ce sont des freemiums….

Pour les néophytes, résumons rapidement ce qu’est un freemium : ce modèle économique propose au choix de dépenser du temps ou de l’argent pour évoluer dans le jeu. Considérons par exemple que chaque jour vous puissiez jouer 2 parties et qu’après celles-ci il faudra attendre le lendemain pour pouvoir recommencer. Vous évoluerez donc quotidiennement par petites étapes, et ainsi confronterez chaque jour votre score à celui de vos amis dont ce cher cousin George. Mais le pauvre n’a pas le temps de jouer tous les jours… Heureusement pour lui, chaque semaine, il a une heure d’attente à la gare pour son changement, et joue tranquillement en sirotant sa bière au bien célèbre bistrot de la gare. Il pourra alors dépenser 1.50€ pour acheter 10 parties supplémentaires et ainsi ne pas vous laisser prendre trop d’avance. Vous l’aurez compris le freemium repose sur l’addiction, d’où tout l’intérêt de le lier à un réseau social.

Concernant les titres à proprement parler il y a à boire et à manger. Je m’intéressais en particulier à Metal Slug, qui à ma grande surprise est en fait un RTS (les puristes vont hurler). On trouvera ainsi des jeux pour tous les goûts allant du jeu de pêche originelle assez moyen au RTS bien ficelé, en passant par le jeu de course à la Mario Kart.

La qualité globale des titres que j’ai pu tester (une dizaine environ) est plutôt bonne. La plupart des jeux de cartes sont à la fois simples et intéressants. Les graphismes sont assez variés pour convenir à tous les goûts malgré une dominante de personnages kawaïs. De plus, la plateforme de jeux grandit de jour en jour et voit même arriver certains gros développeurs (Ubisoft, entre autres).

Pour conclure, je ne peux que vous encourager à tester le réseau social ainsi que les jeux puisque de toute façon tout y est gratuit, vous n’avez clairement rien à perdre. Étant donnée la diversité des titres proposés chacun devrait y trouver de quoi s’amuser, à part peut-être les petits Kevin qui ne jurent que par le FPS marron. Et pour les oubliés qui comme moi sont sous Windows Phone (et qui aiment ça !) nous ne pouvons qu’attendre et espérer…

Chezmoa

Tous mes articles pour GSS sont sous licence Beerware.

Chezmoa

Chezmoa

Tous mes articles pour GSS sont sous licence Beerware.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.