Leviathan : Warships

Avec son trailer ironique et jazzy, Leviathan a fait parler de lui en beaucoup de bien. Calme, posé, le jeu se veut stratégique et tactique. Mais jusqu’où va-t-il dans la simulation ? Le fun est-il bien présent malgré tout ?

Oh mon bateau ! (air connu)

Aux premiers abords, évidemment, Leviathan : Warships va effrayer tous ceux qui ont peur des stratèges, des tacticiens et de ces jeux avec beaucoup de données et pas beaucoup d’explication. Pire encore, c’est édité par Paradox, les géniteurs de jeux complètement fous tels que Crusader Kings ou Victoria. Bref, difficile d’y trouver un quelconque réconfort même et surtout en regardant la vidéo de lancement qui prenait le temps de vous expliquer, sur un air jazzy, que vous n’aviez pas à faire au dernier jeu de Michael Bay. Et pourtant, des explosions, vous en aurez.

Avant d’en expliquer les modes, expliquons-en le gameplay. Le jeu se joue au tour par tour. Vous avez une flotte d’une certaine puissance, d’un certain nombre de bateaux et vous devez accomplir des objectifs assez traditionnels : détruire les flottes ennemies, vous rendre à un point précis de la carte ou alors défendre votre base. Voir les trois en même temps.

Pour ce faire, à chaque tour, vous avez un temps de préparation (pouvant aller jusqu’à plusieurs heures, pour les joueurs qui joueront leur partie sur plusieurs jours). Ce temps vous permet de planifier votre attaque, donner une direction à votre bateau, activer des pouvoirs particuliers (boucliers, invisibilité) bref, jouer les tacticiens supérieurs. Cela est tellement bien fait point de vue interface qu’il suffit d’un passage sympathique dans un tutorial très réussi et pas du tout long pour tout comprendre rapidement. Mais pour bien jouer, effectivement, c’est une autre paire de manches…

Il a coulé mon porte-avions !

Plusieurs modes de jeu sont disponibles. Tout d’abord, on a une campagne, jouable en solo ou en coopération et s’étalant sur une dizaine de missions variées. Très rapidement difficiles, elles constituent des défis réellement progressifs et parfaits pour vous améliorer. Ensuite, on a les Challenges consistant à éliminer des vagues d’ennemis jusqu’à arriver à s’en sortir sans heurts. Évidemment, plus on est nombreux à jouer, plus les vagues sont impressionnantes.

Le sel du multijoueur, c’est évidemment les affrontements directs. Se déroulant sur une vingtaine de cartes plus ou moins grandes, ces défis vous permettront de réellement jauger votre niveau de tactique face à de vrais cerveaux. En soi, c’est évidemment le mode le plus passionnant du jeu, surtout qu’il peut s’étaler sur plusieurs heures. Enfin, on a de la défense/attaque de base très stratégique, beaucoup plus longue en préparation de tours, qui plaira aux plus forcenés.

En clair, Leviathan : Warships a énormément de qualité et son petit prix vient confirmer l’intérêt de ce jeu pour tous les amateurs du genre. Son seul problème, c’est peut-être sa durée de vie au-delà des affrontements en ligne. Les modes sont variés, mais les cartes ne sont pas bien nombreuses. Aussi, la création de flotte ne sert pas toujours à grand-chose tant les exemples de flottes proposés par le jeu sont tout aussi efficaces. Mais ne faisons pas la fine bouche : pour une fois qu’un jeu de tactique se fait assez bien comprendre même pour les plus érudits, on ne va pas s’en plaindre. Surtout qu’ensuite, en ligne, les affrontements sont bien nerveux et passionnants.

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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