LEGO Friends

Quand le jeu fut annoncé, tout de suite, ce fut l’étonnement : comment, pas de cuisine ? Pas de ménage ? Un jeu « pour filles » qui évite les clichés les plus classiques ? Malheureusement, c’est pour mieux en recréer de nouveaux dans d’autres domaines…
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Du football et de la danse

Dans LEGO Friends, vous créez votre propre avatar féminin pour rencontre les différentes jeunes filles du monde rose-bonbon de LEGO. Évidemment sexiste dans son approche et ne se le cachant absolument pas (il n’y a qu’à voir la comparaison des boites LEGO Friends (roses) et LEGO City (bleues) dans les magasins), ce jeu avait pourtant tout intérêt à se faire un poil plus original que la concurrence. C’est pourquoi on nous propose un simili-monde libre qui n’en a que l’inspiration, ou vous pourrez passer d’une zone à l’autre sur la carte de la ville pour effectuer plusieurs missions. Il y a une trame scénaristique principale (qui se résume clairement à : fait des héroïnes de la franchise tes meilleures amies en faisant tout ce qu’elles te demandent) et une découpe similaire à ce que l’on retrouve dans les autres jeux LEGO, en plus simplifié.
Et là on se demande : pourquoi LEGO Friends et LEGO City Undercover (excellent sur WiiU mais assez mauvais sur Nintendo 3DS) n’ont pas le même niveau de difficulté ? Pourquoi les filles n’ont pas le droit à du challenge, pourquoi les pièces sont ramassées automatiquement, pourquoi il n’y a absolument rien à détruire dans l’opus féminin, pourquoi chaque pas est l’occasion d’une explication sur comment effectuer la prochaine action ? Je passe bien des « pourquoi » pour ne pas jouer la carte du remplissage de test par la répétition, mais c’est assez honteux quand on compare les deux jeux pourtant destinés à la même tranche d’âge.
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Du cheval et du shopping

Les activités, surtout des mini-jeux tactiles assez quelconque et pas toujours très précis, sont du déjà-vu. Du football (enfin, du tir-au-but sur des cibles qui prennent le temps de disparaître), du cheval, de la danse… Très féminin tout cela, ou en tous les cas très cliché. Le reste n’est qu’exploration, collecte d’objets et discussions futiles avec des personnages sans intérêt, évidemment masculins si ceux-ci ont une importance de statut. Le proviseur, le beau gosse, etc. Que c’est ridicule…
Alors certes, LEGO Friends répond à un marché, de petite filles conditionnées qui veulent ce genre de jeu parce qu’on ne leur a jamais montré autre chose et qu’au bout d’un moment, elles se persuadent qu’elles « ne sont pas faites pour les vrais jeux » (sic). Néanmoins, était-il utile de placer des chargements aussi longs entre chaque zone et de proposer un moteur 3D aussi vieillot visuellement ? Le jeu est aussi sur sorti sur Nintendo DS, la première. Ceci explique cela.

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