Weapon Shop de Omasse

En marge de ces grosses licences, Level 5 continue d’alimenter le Shop de la Nintendo 3DS avec de petits jeux aux concepts originaux. Cette fois, on entre dans le vif de leur sujet habituel : le jeu de rôle japonais. Enfin, plutôt du côté de celui de l’armurier qui construit vos armes que du combattant lui-même…

Cette épée s’appelle reviens !

Dans le rôle d’un apprenti forgeron, toujours suivi par son Senseï, vous devez prêter des armes aux futurs héros du coin afin qu’ils mènent leur quêtes à bien. Les clichés du genre vont bon train : le chevalier séducteur (qui parle français), le village en feu qu’un héros va devoir secourir, etc… Leurs quêtes sont importantes mais vous n’y participerez qu’en leur prêtant des armes conçues spécialement pour l’occasion. À tout moment du jeu, lorsque personne ne vient vous embêter dans votre atelier, vous pouvez forger…

Vous choisissez le type d’arme parmi une petite centaine, un matériau spécifique pour rendre le tout plus aguicheur en caractéristiques et c’est parti : un jeu musical apparaît, vous demandant de battre le fer quand il est chaud en rythme avec les notes de musiques apparaissant en haut de l’écran. Les musiques sont malheureusement furieusement quelconques et ne donnent pas vraiment la pêche, c’est tout juste si elles plairont à un large public. Néanmoins, une fois votre arme finie et sa température gérée (vous pouvez la plonger dans les flammes pour atteindre une chaleur idéale et a la fin, de bonnes caractéristiques), vous l’ajoutez à votre arsenal. Vous pouvez maintenant la prêter aux héros vous demandant de l’aide.

L’humour est aussi au rendez-vous avec des Personnages Non-Joueur pour des quêtes annexes rapides (et qui ont conscience de qui ils sont, comme lorsque l’un d’entre eux vous dira qu’il fallait peut-être garder l’arme que vous lui prêtez pour un “vrai” héros). On a donc les quêtes principales (avec des personnages hauts en couleur), des quêtes secondaires avec les PNJ et le tout s’enchaîne rapidement. On peut suivre les différentes épopées via une sorte de faux Twitter des aventuriers. C’est malin et amusant pour qui aime lire l’anglais car oui… Le jeu n’est pas traduit.

Un bon concept, mais très répétitif…

Lorsqu’un héros a fini sa quête, il vous ramène l’arme évoluée, un peu d’argent et des matériaux. De votre côté, il vous faut la polir pour la présenter ensuite au mieux de sa forme et avec des caractéristiques améliorées. Bref, vous allez enchaîner les mêmes actions, encore et encore, entre deux dialogues extrêmement bavards. C’est sympathique dix/vingt minutes, mais cela devient bien vite quelconque.

C’est le gros problème de Weapon Shop de Omasse : l’humour ne rattrape jamais un concept de base peu propice au fun. Si encore les armes pouvaient être forgées sur de bonnes musiques, entrain antes, pêchues, mais il n’en est rien… À la place on a deux/trois airs pas franchement motivants et tout se joue encore et toujours de la même façon. On enchaîne la création d’arme, on remplit que trop son arsenal pour finalement ne se servir que du quart (et encore) puis finalement, on peine à trouver le jeu intéressant sur la longueur. Vraiment dommage !

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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