Retrobooster

Il y a des jeux faciles, des jeux difficiles et il y a aussi Retrobooster. Développé par une seule personne, sous le nom de studio Really Slick, ce shoot reprend des idées des années 80, où Choplifter est né.

Tout aussi Retro que Booster

Ce jeu est diabolique. Il y a bien un tutorial, mais il ne nous montre que les principes de gameplay les plus simples : vous contrôlez un vaisseau que vous pouvez tourner dans tous les sens et qui avance via un boost que vous lui donnez d’une simple pression sur un bouton. Ce boost arrière est votre principal moyen de déplacement mais vous en avez aussi un frontal, pour freiner généralement. Mais la première heure de jeu va être terrible car tout est extrêmement difficile à diriger. Le vaisseau part dans tous les sens, on n’y comprend rien et même une fois qu’on prend nos marques, il faut apprendre à gérer les situations les plus compliquées.

Les niveaux sont constitués de plateformes loin d’être linéaires, souvent cabossées, vous demandant une vigilance de tous les instants quand vous foncez tout droit vers les extrémités de votre écran. Le frein n’est pas magique et demande, lui aussi, un temps d’adaptation avant de ne pas être votre principal instrument de mort. Retrobooster prend le temps de s’immiscer dans votre vie, de tester vos réflexes et tente de les améliorer. Il va falloir beaucoup de patience avant de réussir à en faire quelque chose.

DIFFICILE !

Le pire étant qu’en plus d’être difficile à jouer, Retrobooster propose aussi un level design jonché de pièges bien placés. Dans ce titre, vous devrez principalement aller d’un point A à un point B pour terminer un objectif et ensuite, peut-être même revenir à votre point de départ. Sur le chemin vous pourrez exploser des ennemis avec vos petites boules d’énergie pendant qu’eux vous mitraillent avec plaisir. Enfin, il sera possible d’essayer de se poser sur des plateformes stables pour ramasser des humains, perdus dans l’espace. Attention : vous pouvez les écraser, voir même les brûler avec vos réacteurs pendant que vous vous posez.

Retrobooster serait largement à conseiller s’il n’était pas aussi difficile d’accès. Réellement, c’est un jeu pour les champions, ceux qui aiment les shoots complexes et qui ne font aucun cadeau. Il souffre aussi d’une certaine répétitivité des décors mais pour un jeu réalisé par une seule personne, difficile de souligner ça au gros feutre noir. Surtout qu’en contrepartie, on a le droit à un mode coopératif jusqu’à 4 joueurs, très amusant (et à mourir de rire la première fois, tant tout le monde fait n’importe quoi). Finalement, son seul défaut, c’est vraiment sa difficulté…

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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