Dread Out

Dread Out

On veut encore nous faire peur et cette fois, c’est une équipe indonésienne qui s’y colle. Sous forme d’épisodes (le second, entièrement gratuit, est à venir), Dread Out arrivera t’il à convaincre ?

Même pas peur !

Linda est une jeune fille faisant partie d’un petit groupe d’excursion qui, avec son professeur, se retrouve coincée dans une ville fantôme. Plutôt que de rebrousser chemin, ils décident d’y rester et rapidement, la nuit tombe. Surviennent alors d’étranges phénomènes qui vous poussent à vous retrancher, seule, dans une école abandonnée. Celle-ci sera votre principale zone de jeu dans ce premier épisode de Dread Out, un jeu censé vous faire peur.
Point de vue atmosphère, c’est très bien réalisé. Quand il fait jour, le jeu est grossier, moche, toutes ces sales animations sont mises en avant et ridiculisent le travail des développeurs mais une fois la nuit tombé, on a le droit à un peu de qualité. C’est sombre mais visible, la caméra principale est intelligemment positionnée (à l’épaule, à la troisième personne) et l’effroi est immédiat. Les développeurs ont au moins réussi cela, surtout que l’ambiance sonore sublime l’effet de terreur que n’importe quel événement peut amener. Si la musique s’emballe ? Alors un fantôme se trouve autour de vous. Mais impossible de le voir. Pour cela, il va falloir utiliser votre smartphone…
Linda a en effet un pouvoir bien original : elle peut voir les fantômes à travers la caméra de son smartphone, comme pouvait le faire les personnages principaux de la saga Project Zero avec leur vieil appareil photo. Ici, c’est la même chose : dès que vous entendez un bruit lourd ou que vous voyez une étrange créature, alors il vous faut sortir votre téléphone qui vous révélera ce qui est invisible à l’œil nu. Ensuite, il faudra prendre des photos : viser un point précis de la créature et la mitrailler du tactile pour qu’elle disparaisse.

Du bon et du moins bon…

Avec des ennemis vraiment effrayants et la possibilité de capturer des images et de les garder dans un album photo, Dread Out a tout de la réussite dans le genre Project Zero même s’il est évident qu’on frôle le plagiat. Néanmoins, il est jonché de défauts : visuellement, c’est tout ou rien. Les textures sont affreuses pour certains objets, géniales pour d’autres. Le level-design est faussement labyrinthique et on s’y perd à force de croiser les mêmes textures, les mêmes portes, les mêmes ennemis. Aussi, les animations (des humains principalement) sont honteuses, voire souvent risibles.
Mais Dread Out a quand même des qualités qui le rendent attachant. Déjà, il est fait par une petite boite dont c’est le premier jeu (ou presque) et franchement, pour une première, il y a de grandes idées et beaucoup de talent (sur le style des ennemis, la mise en scène des cinématiques) et le fait de “mourir” lorsqu’on est trop souvent touché par un ennemi, nous plongeant dans un monde ou il “faut suivre la lumière blanche” (et ou celle-ci est toujours plus longue à atteindre au fur et a mesure des échecs) donne toujours plus de crédibilité à l’univers qui nous est proposé.
À côté de cela, c’est le calme plat pour ceux ayant déjà aimé Project Zero, Amnesia et les autres. Dread Out n’est pour l’instant qu’une démo de ce que savent faire les développeurs. On attend de voir ce qu’ils nous proposeront dans un second épisode qui va clairement passer, ou casser.

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