TRISTOY

C’est un test un peu spécial que je vous écris aujourd’hui car il ne fut possible qu’avec l’aide de Leenuyth, second joueur, pour ce jeu jouable uniquement à deux. Au bout d’une heure trente, elle a lâché la manette de façon impulsive, a couru dans l’appartement et fait des vas-et-viens en criant « Plus jamais ça ! ». C’est cette histoire que je vais vous raconter…

A deux, obligatoirement

Il n’est pas de coutume de jouer moins de cinq heures à un jeu avant d’en écrire un test, tant les particularités d’un titre apparaissent au fil des parties. Néanmoins, cette fois, nous n’avons pas eu le choix. Tout commence avec une cinématique crayonnée, au style très classique voir enfantin. Les dessins ne semblent pas « terminés » et sont loin d’être professionnels : pas grave, on en a vu d’autres et mine de rien, cela aurait pu être un style très particulier et adorable. Mais en fait, non.
Obligatoirement jouable à deux joueurs, l’un étant un chevalier et l’autre, un mage, le jeu nous raconte l’enlèvement d’une princesse (encore) par une bande de démons (encore). Ni une ni deux, notre héros se fait téléporter au sommet de cette tour et va devoir plonger dans ses abysses pour sauver sa sœur/son amante : c’est au choix. Car oui, au fil des dialogues le jeu vous proposera de choisir certaines directions artistiques dont le script se rappellera. Ça ne sert à rien, mais c’est très sympathique !
C’est bien la seule chose qui le soit, d’ailleurs, dans ce TRISTOY de triste sort. Le second joueur a le rôle d’un mage, d’abord spectre ne pouvant pas mourir, reprenant rapidement forme humaine. Jouant de la télékinésie, ce mage devient un gros bourrin porteur d’un parpaing qu’il s’amuse à lancer mollement sur les ennemis pour les choquer. Seulement après, s’il leur reste de la vie, le chevalier peut les achever avec son épée. Oui, c’est complètement crétin.

Le supplice suprême

Et du crétin vous allez vite en manger. Je vous passe le millier de bugs infâmes qui vous empêchent de progresser (téléportations sur des plateformes, murs invisibles, hitbox horribles) pour ne parler que de ces boules de feu que jettent les ennemis sur le terrain et qui vous tuent instantanément. Vous êtes limités en vie, heureusement il y a quelques checkpoints. En une heure trente de jeu, nous avons parcouru 80% de la carte présentée en début de partie. S’il n’y a que ce donjon dans le jeu, alors il ne doit pas être très long. Sinon, on s’en excuse platement.
On s’excuse car il n’était pas humain de passer davantage de temps sur ce qui est un ratage des plus infâmes. Tout seul, j’aurais pu faire le sacrifice de quelques heures pour aller le plus loin possible, juste pour avoir bonne conscience. Mais en l’état, trouver le temps pour deux personnes, supporter les bugs, enchaîner les niveaux à la difficulté complètement aléatoire, les puzzles qui bloquent au moindre souci (et où il faut donc mourir pour régénérer le niveau)… C’était au-dessus de nos moyens. C’est qu’il y a bien d’autres jeux dont il faut parler !
Tristoy est moche, c’est horrible à dire mais c’est un fait. Au niveau de la bande son, c’est un brouhaha insupportable (comme ces coups donnés qui activent des notes de piano stridentes) et seul le scénario, classique mais bien pensé, est à retenir si tant est qu’il soit nécessaire de ne pas oublier ce titre. C’est triste pour les développeurs, je le conçois, mais rien ne me rendra cette heure et demi de jeu qui me choquera pour un bon bout de temps maintenant. Fuyez-le, sincèrement et ce, même si vous pouvez y jouer en coopération en ligne plutôt qu’en local. Ne vous infligez pas cela.

0 réflexion au sujet de “TRISTOY”

  1. Je confirme tout ce qui est dit dans ce test. C’est vraiment horrible. Les dialogues sont chiants et de toute façon même si l’histoire était intéressante, le gameplay est tellement un supplice qu’on ne veux même pas avancer pour en savoir plus. J’essaye de trouver quelque chose à dire de gentil, de lui trouver une originalité… mais non, il n’y a rien, c’est complètement raté. Il faudrait encore quelques années de développement pour le rendre jouable.

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