Meridian : New World

Elder Games un studio hongrois, nous livre ici son fer de lance, Meridian: New World, un R.T.S futuriste qui sent la planète lointaine et le futur plein de lasers multicolores. Encore un énième jeu de stratégie dans un futur plein de mecha et de space marines dans une galaxie lointaine, très lointaine ? Enfin non, pas si lointaine quand même…

And again…

Le décor est simple à poser : la terre est usée jusqu’à la corde, nous sommes en l’an…. 3000+. Il nous faut donc une autre planète à bousiller, alors l’alliance terrestre envoie des colons toujours plus avides de ressources afin de s’installer sur un monde nouveau très prometteur, plein de… trucs, genre : de l’eau pour le thé et des cailloux sympas à mettre sur nos étagères (nommés “shardium”).

Vous êtes Daniel Hanson, responsable du projet de colonisation de cet Eden tout neuf et d’autres humains mystérieux et mal polis se sont pointés sur la même planète que vous, en même temps. Et avec les mêmes intentions louables de tout s’approprier parce que bon… c’est à nous, voilà !

And again, and again…

L’histoire est loin d’être originale mais elle a le mérite d’être là. Le jeu fourmille d’infos de background lorsque vous êtes sur le vaisseau mère vous déplacez votre avatar et dialoguez avec l’équipage et fouillez des terminaux wikipédiesques sur Meridian qui vous raconte joliment le “comment du pourquoi tout ça” avec plein de détails (comme des dates et des lieux dont on se fout complètement parceque c’est tout sauf immersif), des dialogues audio de bonne qualité et un jeu d’acteur honnête.

Une fois en phase R.T.S qu’il s’agisse de la campagne solo très scénarisée ou d’une escarmouche contre l’IA, les mécanismes de jeu sont véritablement très basiques et l’inspiration globale a pompé à peu près tout ce qui était possible sur le sujet. Bref : innovation proche du zéro absolu, des mechas façon Mechwarrior dont le châssis semble même calqué sur un Madcat et des space marines tout droit sortis de chez Blizzard, le charisme en moins: je vous épargne les bâtiments qui ne ressemblent à rien et les améliorations d’unités comme le remplacement d’une arme par une autre qui semble plus esthétique qu’utile.

And again… And nothing.

Le jeu présente bien, les graphismes sont corrects sans pour autant faire plaisir même si ce n’est pas ce qu’on recherche dans un R.T.S donc… passons. Vous avez des pouvoirs de commandant qui se déverrouillent à l’aide d’xp permettant d’augmenter la production, soigner des unités “blabla-déjà-vu-blabla”, un peu comme un Command And Conquer Generals vous voyez.

Alors les mécaniques de jeu sont sans suprises. Le pathfinding est à la ramasse qui font que vous lancez une troupe de soldats vers un point pour freiner l’assaut ennemi ou nettoyer la zone et que votre escouade s’arrête à côté d’un rocher pour pisser sans vous demander votre avis ou ramasser des champignons. Il y a un certain manque de variété dans les ordres à vos unités, ici pas de mode “patrouille” ni de mode “tenir la position”, sans compter l’absence de gestion des troupes : vous sélectionnez tout et vous bourrez tout ça avec un clic dans un coin de la carte… et là, soit ils iront là-bas en courant dans le bordel le plus complet, soit ils iront cueillir des fraises sous votre regard équipé d’un sourcil gauche pointant vers le ciel pour l’occasion car une fois en face de l’ennemi ils ne tirent pas forcement. Quelques fois, ils s’arrêtent et lancent une baston de regards avec l’unité d’en face qui elle, bien sûr, leur envoie tout ce qu’elle a dans la tronche.

C’est un jeu très moyen, du déjà vu de partout, pas de surpises, de nombreux bugs… Meridian est ennuyeux à souhait tout en étant bien réalisé et soigné graphiquement, la faute est sûrement à mettre sur le compte du “on a déjà vu ça mille fois”. Dommage.

MarcheMort

Rock ’n’Rôliste sadique d’alignement loyal mauvais, il aime la littérature anglaise et faire rouler les dés et les têtes. Il déteste les arcs en ciel, les poneys et les escaliers en colimaçon. Joueur de jeux vidéo compulsif depuis le règne de Justinien, il a joué en LAN avec Abdul Al Hazred. Il pratique la nécromancie au quotidien et voue un culte à Cthulhu lorsqu’il est en robe de chambre. Pour lui le jeu de rôle est un style de vie et il parle de lui à la troisième personne pour faire croire à ses lecteurs qu’il n’a pas écrit sa bio’ lui-même à quatre heures du matin. Twitter : @Marchemort.

MarcheMort

MarcheMort

Rock ’n’Rôliste sadique d’alignement loyal mauvais, il aime la littérature anglaise et faire rouler les dés et les têtes. Il déteste les arcs en ciel, les poneys et les escaliers en colimaçon. Joueur de jeux vidéo compulsif depuis le règne de Justinien, il a joué en LAN avec Abdul Al Hazred. Il pratique la nécromancie au quotidien et voue un culte à Cthulhu lorsqu’il est en robe de chambre. Pour lui le jeu de rôle est un style de vie et il parle de lui à la troisième personne pour faire croire à ses lecteurs qu’il n’a pas écrit sa bio’ lui-même à quatre heures du matin. Twitter : @Marchemort.

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