Rapides Critiques #Mai 2016

Nouvelle rubrique sur Game Side Story : il y a beaucoup de jeux qui sortent et nous n’avons ni le temps, ni la place d’en parler. Néanmoins, quelquefois, on a quand même envie de vous dire si un jeu est bon ou non. Alors cette rubrique mensuelle sera là pour cela. Elle compile plusieurs jeux, un avis d’un membre de la rédaction pour chacun. L’occasion d’en rater encore moins, malgré un nombre de sorties toujours plus énorme alors qu’il n’y a toujours que 24 heures dans une seule journée…


Blue Rider – (PC)

blue_RiderBlue Rider est réellement difficile. Tellement qu’il est déconseillé aux nouveaux venus qui ne connaissent pas encore le genre et ne sont pas habitués à un tel niveau de boulettes se précipitant sur le vaisseau que l’on doit désespérément sauver de l’explosion finale qui nous fera tout recommencer du début. On peut relancer sa partie dès le début du dernier niveau débloqué mais évidemment, le score gagné jusqu’alors ainsi que les munitions améliorées reviennent à zéro. Malgré cela, Blue Rider c’est un bon petit jeu, jamais extravagant. On ragera tout de même de voir que les développeurs n’ont pas pensé à proposer de la coopération locale ou en ligne, ce qui aurait été réellement un bonheur, sans parler d’un tableau des scores pour comparer ses prouesses avec ses amis. Reste que pour une suite, on leur donnera facilement notre feu vert !

Skywilly


Celsius Heroes – (PC, iOS, Android)

celsiusOn parle peu des jeux Freemium sur Game Side Story parce que généralement, leur concept nous donne envie d’arrêter de parler de jeux vidéo et se mettre à la collecte de perles ou de bouchons. Celsius Online, c’est une tentative honnête de proposer quelque chose de gratuit et de jamais contraignant : un puzzle-game en Match-3 pour des combats se déroulant dans des donjons à visiter case par case, à la première personne. Plusieurs personnages accompagnent le joueur dans cette très longue aventure, à l’écriture classique mais amusante, chacun étant lié à une couleur de magie bien précise permettant de lancer des sorts aux monstres rencontrés lorsque l’on assemble plusieurs orbes de la même teinte. C’est un réel mélange de deux genres et cela fonctionne, avec évidemment un compteur d’énergie limité qui se renouvèle au fil des heures. Jamais le jeu ne vous force à passer par la case « achats in-game » et cela, c’est agréable. Bref, on vous le conseille surtout si vous ne savez pas comment passer le temps sur Facebook, smartphones et tablettes.

Skywilly


Hypt – (PC, Mac)

hyptAvec son allure minimaliste, Hypt aurait pu être un petit shoot’em up sympa et original à jouer en 5 minutes de temps en temps pour se détendre. Mais j’ai bien dis « aurait pu ». Hypt propose 120 niveaux décomposés en plusieurs parties, proposants des environnements (des couleurs, en fait) différents avec un boss à chaque changement. Pour découvrir le vrai gameplay de Hypt, il faut passer les premiers niveaux où l’on peut se déplacer seulement sur une ligne droite et se protéger ou renvoyer les tirs sur les ennemis. Ensuite, on se retrouve toujours à devoir se déplacer et se protéger ou renvoyer les tirs, mais bien plus librement cette fois. La difficulté n’est pas du tout progressive, l’ambiance ne décolle pas et au final, tout devient assez vite ennuyeux et répétitif. Les boss sont horriblement durs et les niveaux proposés par la suite ne font pas du tout office de récompense pour le joueur. Malgré sa masse d’évaluation positive sur Steam, il n’y a pas grand-chose à retenir de Hypt tant il est quelconque à souhait.

Leenuyth


Ninja Senki DX – (PC, Mac)

ninjasenkidxEntre deux gros projets, Tribute Games s’est mis en tête de nous proposer un jeu de plateforme purement old-school ou l’on dirigerait un ninja à travers des niveaux au feeling so-megaman. Résultat : ça fonctionne à merveille, l’aspect rétro est totalement présent jusqu’aux musique que l’on peut choisir remixées ou non. Difficile et proposant une très bonne durée de vie avec une courbe de difficulté totalement maitrisée, Ninja Senki DX est une vraie bouffée d’air à l’ancienne, avec des particules de poussières et de moisissures bien choisies pour rendre l’expérience encore plus intéressante. Ajoutez à cela le savoir-faire habituel de Tribute Games en matière de pixels et vous aurez un titre qui, s’il n’est pas incontournable, a au moins le mérite de maitriser son sujet et de plaire facilement au public visé. Retrogamers, hardcore-gamers, ce jeu est clairement pour vous !

Skywilly


NO THING – (PC, Mac, iOS, Android)

nothingSous ses allures étranges et minimalistes, qui évoquent une certaine idée du totalitarisme et de l’administration toute puissante, No Thing cache en fait un runner original. En vue subjective, il s’agit de courir porter un message à la Reine des Glaces, en prenant soin de tourner à gauche ou à droite au bon moment, alors que l’on accélère sans cesse. Cela paraît simple ? Ca ne l’est pas. No Thing est difficile, demande à ce que ses niveaux soient réussis en une fois, et trouve régulièrement des idées de level design pour renouveler et corser l’expérience : écran qui dévient flou, utilisation de la hauteur pour gêner la vision ou faire des bonds qui rendent la réception peu évidente… On aimerait détester No Thing, chaque mort forçant à recommencer le niveau depuis le départ alors que le passage qui pose problème se trouve proche de la fin. Mais voilà, on y revient. Grâce à l’ambiance délicieusement dystopique (une voix désincarnée accompagne le parcourt du joueur) et surtout grâce à la musique electro-chiptune, absolument géniale. Peut-être qu’on finira par réussir ce niveau…

Mwarf


Pokken Tournament – (WiiU)

pokeenPour retomber en enfance, Pokken Tournament n’est pas le bon jeu. Il est d’actualité, avec des Pokémons très bizarres et des références que les « vieux » n’auront pas forcément. Cela amène aussi un certain intérêt à jouer avec ses enfants, par exemple, puisque les deux générations se confronteront. Mais le roster est assez faible, surtout que MewTwo et son comparse à débloquer (via une carte Amiibo contenu dans la boite du jeu) sont assez similaires sur certains points. Plus précisément : tous les personnages se jouent pratiquement de la même façon, même si de grosses différences sont mises en avant pour faire croire le contraire. Le problème étant que la liste des coups n’est vraiment pas conséquente. Pokken Tournament, c’est un jeu de baston complètement à côté de la plaque. Les développeurs veulent bien faire mais nous servent une soupe qui change de gout à chaque instant, avec un visuel peu lisible ou tout s’enchaîne n’importe comment. Les choppes sont extrêmement cheatées, les combats ont un rythme saccadé à outrance et si les animations de nos monstres préférés sont absolument splendides, on regrettera réellement qu’aucun autre aspect visuel du jeu ne soit aussi léché. Avec sa suite de combats sans scénario en solo et son multijoueur des plus quelconques, pas sur que Pokken Tournament soit à conseiller, même aux plus fans.

Skywilly


Race.A.Bit – (PC, Mac)

headerRace.A.Bit partage les mêmes qualités et défauts d’un Super Mario Maker, par exemple. Malgré des visuels ratés, il propose une rejouabilité assez gigantesque et la possibilité de créer des niveaux très originaux. Mais pour ceux qui cherchaient un bon jeu de course pour jouer entre amis, il vaut mieux alors chercher autre part… Les autres le verront comme une petite friandise, assez moche et aux musiques réellement insupportables. D’ailleurs, un conseil, coupez-les : elles ne sont pas du tout motivantes, elles sont tonitruantes et placer votre playlist youtube préférée en même temps que jouer au jeu sera bien plus intéressant. Si créer vos propres niveaux, aussi hideux soit-ils, vous intéresse alors Race.A.Bit pourrais bien vous plaîre quelques petites heures.

Skywilly


Sprinter – (PC, Mac)

sprinterRacontant l’histoire de plusieurs personnes dont le quotidien, souvent tragique, se croisera au fil de votre évolution en tant que joueur, ce jeu de speed-run vue de haut propose quelque chose de très basique visuellement. Pourtant, rapidement, on se prend au jeu : prendre les virages au plus près du mur pour gagner quelques millisecondes sera votre quotidien, en plus de la gestion des différentes idées de gameplay qui vous bloqueront la route. Chaque bouton de la manette est rapidement utilisé, demandant de passer de l’un à l’autre de façon très dynamique. Avec son univers visuel très réussi et ses idées malignes, Sprinter sort du lot avec efficacité à défaut de réellement convaincre sur la longueur. Une réelle curiosité à découvrir si on aime les défis de vitesse !

Skywilly


Wolflame – (PC, Mac)

Développé par Astroport (dont j’avais déjà testé Armed Seven, Gigantic Army et Supercharged Robot Vulkaizer) Wolflame est un shoot’em up vertical old-school rendant hommage à Raiden, Raptor, Twin Cobra… La particularité de celui-ci est que vous pouvez ramasser deux modules (un à gauche et un à droite) qui évoluent jusqu’à cinq fois et vous permettent au choix de lancer des missiles à têtes chercheuses, des lasers se verrouillant sur les ennemis ou de puissants rayons destructeurs. Assez long (10 niveaux se terminant tous par un boss), je regrette toutefois un gros manque de diversité dans les décors et surtout la rapidité de certains tirs par rapport à la vitesse de déplacement du vaisseau. C’est simple, par moments, si vous n’êtes pas déjà en train de vous déplacer, il est tout simplement impossible d’esquiver en réaction à ce qui apparaît. Malgré tout, les quatre niveaux de difficulté permettent de s’adapter à chaque joueur. Si vous pouvez passer outre une réalisation graphique clairement datée, Wolflame se révèle être un shoot’em up vertical solide qui rappellera de bons souvenirs aux plus vieux d’entre nous.

Bestio


La Rédaction

Nom féminin (bas latin redactio, du latin classique redigere, ramener) - Ensemble des rédacteurs d'un organe de presse écrite ou audiovisuelle, d'un ouvrage collectif, d'une maison d'édition, d'une agence de publicité locaux où ils travaillent. - Source : Larousse

La Rédaction

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Nom féminin (bas latin redactio, du latin classique redigere, ramener) - Ensemble des rédacteurs d'un organe de presse écrite ou audiovisuelle, d'un ouvrage collectif, d'une maison d'édition, d'une agence de publicité locaux où ils travaillent. - Source : Larousse

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