Interview : Singularity Event sous navigateurs…

Interview : Singularity Event sous navigateurs…

Singularity Event est un jeu qui fait référence à tous ces classiques, allant de Baldur’s Gate à Commandos, en passant par Planescape Torment ou même Diablo, tout en transposant le principe vers un univers futuriste et de science-fiction. Mais sa principale originalité, c’est qu’il est entièrement jouable sous navigateur. Videz votre cache une bonne fois pour toutes, lancez le conséquent chargement de lancement et plongez-vous dans Singularity Event, un projet que le jeune studio Paladin et que l’un de ses deux fondateurs, Eric Maizeret, nous raconte dans cette interview…

Pour commencer, quelle est l’histoire de ce jeune studio qu’est Paladin ?

Eric Maizeret : Paladin studio a été récemment créé pour l’exploitation du jeu Singularity Event, le studio est donc très jeune et son histoire reste à écrire, cependant, l’histoire de Yann et de moi-même (les créateurs) est un peu plus longue puisque nous sommes amis depuis 16 ans et que nous avons travaillé sur plusieurs projets ces 10 dernières années.

Nous avons démarré un premier projet appelé Atomic Strike il y a 10 ans, c’était un wargame, ou jeu de stratégie temps réel pour être exact. Le jeu a été lancé sur Facebook, lorsque c’était encore la bonne époque, et a eu un certain succès (600.000 joueurs)

Après cette première expérience positive nous avons attaqué le marché japonais et américain sur des plates-formes telles que Yahoo Mobage et Kongregate avec deux jeux issus du moteur d’Atomic Strike. Nous avions attiré l’intérêt de partenaires commerciaux sur ces nouveaux marchés

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Combien êtes-vous dans l’équipe et quels sont les principales formations de chacun ?

Eric Maizeret : Le noyau dur de notre équipe est composé de deux personnes, Yann et moi-même, par contre nous faisons appel à une dizaine de free-lances très compétents dans différentes disciplines, qu’ils soient compositeurs de musique, graphistes, artistes 3D, animateur, monteur vidéo.

Yann est spécialisé puisqu’il est ingénieur réseau, il est en charge de tout ce qui est serveur et machine.

Pour ma part étant assez polyvalent (15 ans d’xp en freelance, ça forme) je m’occupe aussi bien du développement du moteur que de tout ce qui touche à la 3D et au graphisme, j’ai une formation d’école de commerce, autrement dit tous les chemins mènent à Rome… et au développement de jeux) mais je suis très autodidacte et depuis tout petit branché par l’informatique.

Bien sûr Yann et moi travaillons ensemble sur le scénario ainsi que sur le game design et les orientations graphiques.


Singularity Event est un jeu hors du commun. Il reprend un gameplay de RPG occidental à l’ancienne, tout en se proposant directement sous navigateur. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Eric Maizeret : Je suis heureux de voir que vous avez relevé l’aspect «RPG occidental à l’ancienne», nous sommes nostalgiques de ces jeux et pensons qu’ils peuvent plaire énormément aux nouvelles générations de joueurs. Notre choix d’accessibilité par navigateur est assez simple en fait, tout le monde dispose d’un navigateur, cette stratégie permet de donner accès au jeu à un très grand nombre de personnes, du casual gamer ou hardcore gamer et ouvre ainsi de vastes horizons de potentialités.


Le gameplay ressemble beaucoup à du Baldur’s Gate dans la forme. Dans le fond, à quoi avons-nous à faire ?

Eric Maizeret : Vous allez probablement rire, je n’ai jamais joué à Baldur’s Gate, je suis incapable de vous faire une comparaison avec ce jeu. Par contre nous nous sommes inspirés, pour différents aspects du gameplay et pour la jouabilité de jeux comme Diablo 2, Commandos 2 ou encore les tout premiers Metal Gear pour le côté infiltration. Le jeu est un mélange de RPG action et d’infiltration, le mélange se marie bien et les joueurs nous semblent nous encourager à suivre cette voie si l’on en croit les retours qui nous sont faits par e-mail ou sur certains forums.

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Le jeu s’annonce “sans téléchargement” hors, au contraire, un long chargement de fichiers s’installe en dossier cache sur le disque dur…

Eric Maizeret : Tout dépend de ce que l’on entend par «téléchargement» et «longueur de téléchargement», de notre côté nous avons mis «sans téléchargement» car c’est l’appellation d’usage pour les jeux réalisés en flash, donc jouable sur navigateurs.

En gros pour «sans téléchargement» il faut comprendre qu’il n’y a pas un long téléchargement avec installation logicielle au bout du processus.

De notre côté nous partons du principe que 1 minute 30 de téléchargement sur une ligne ADSL normale n’est pas un long temps de chargement (mais tout est relatif) pour un jeu RPG action en 3D isométrique. Il faut savoir que le jeu se télécharge en streaming, autrement dit il se charge pendant que vous jouez, et c’est cela qui nous permet de proposer aux joueurs un jeu jouable au bout de seulement 1 minute 30.


Comment réussissez-vous à fuir l’étiquette du “petit jeu” souvent collée aux titres disponibles sous navigateur ?

Eric Maizeret : À vrai dire je ne sais pas si nous réussissons à fuir cette étiquette, je pense que chacun peut se rendre compte en pratiquant le jeu une minute qu’il ne s’agit pas d’un petit jeu. Toutefois il est tout à fait possible que certains joueurs ne tentent même pas l’expérience en pensant que le jeu n’en vaut pas la peine, malheureusement dans ces cas-là nous ne pouvons pas faire grand-chose à part être patients et laisser le bouche-à-oreille faire son travail.


Le jeu se joue en ligne. Quels sont les liens entre les joueurs dans l’univers proposés et quelles sont les promesses multijoueurs ?

Eric Maizeret : Comme vous le savez le jeu est en phase de lancement, pour le moment il y a très peu d’outils pour permettre aux joueurs de communiquer entre eux. Par contre, j’espère que vos lecteurs auront le plaisir d’accéder au forum que nous sommes sur le point de lancer.

Par la suite le mode multijoueur permettra aux joueurs de chater sur des Rooms générales ou lors des batailles. Là-dessus un système très abouti de guilde (déjà développés mais pas encore en ligne) permettra encore plus d’interactions entre joueurs.

À terme nous souhaitons lever une communauté importante sur Singularity Event, pour ce faire ces outils sont essentiels.

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Pouvez-vous nous raconter l’histoire de fond de Singularity Event ?

Eric Maizeret : Pour commencer il faut savoir ce que veut dire Singularity Event, en français on pourrait le traduire par l’«événement de singularité», c’est un concept qui est issu des états-unis, plus particulièrement de la Silicon Valley, et qui désigne le moment exact où une intelligence artificielle (IA) dépassera l’intelligence humaine. Cet événement est attendu par de nombreuses personnes et sociétés, notamment Google et Facebook.

Certains disent que cela se produira d’ici 2025. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’il changera de façon radicale les relations entre l’Homme et la machine. Notre jeu utilise ce fond historique, et propose une expérience «après  singularité», dans une société cybernétique en 4048 ou les machines sont en symbiose avec les humains. Je n’en dis pas plus, je ne voudrais pas gâcher le plaisir de découverte du scénario.


Le monde de Démopolis est-il voué à réapparaître dans d’autres jeux ? Son écriture semble faite pour lier plusieurs jeux dans un seul univers.

Eric Maizeret : Si Singularity Event est un succès commercial nous avons effectivement prévu plusieurs volets, le scénario global ouvre des champs que nous ne soupçonnions pas au début de son écriture.

Nous avons aussi prévu de développer le jeu sur d’autres supports, en l’occurrence les mobiles et pourquoi pas un jour avec un moteur puissant comme Unreal Engine, mais là c’est une autre histoire qui reste à écrire.


Comment allez-vous rentabiliser le développement de ce jeu gratuitement accessible ?

Eric Maizeret : Le jeu est effectivement gratuit du début à la fin, nous avons bien fait attention à cela. Ceux-ci dit nous avons adopté un modèle free to play qui permet de générer des revenus en vendant certaines fonctionnalités de confort et certains types d’objets, libre joueurs de les acheter s’ils estiment que le jeu en vaut la peine. Pour le moment nous ne prévoyons pas de mettre de publicité pour monétiser, je la trouve déjà trop envahissante dans notre vie quotidienne.

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Combien de personnes travaillent activement sur le jeu et est-il prévu de le faire évoluer dans les mois à venir ?

Eric Maizeret : Actuellement nous sommes deux à temps plein et nous avons des free-lance sur des bouts de missions lorsque nous avons des développements importants. Nous avons aussi quelques joueurs qui se proposent de nous aider très aimablement, nous comptons sur eux pour nous soulager pour tout ce qui est contact avec la communauté lorsque les outils de communication seront en place.

Cela ne veut pas dire que nous ne serons pas en contact avec la communauté, nous y sommes très sensible, mais nos modérateurs nous aideront à traiter les tâches qui prennent énormément de temps (animer le forum, répondre aux questions concernant les règles etc) afin de nous consacrer à la création de contenus.

Actuellement nous travaillons très dur sur le multi joueurs et nous espérons proposer ce mode d’ici très peu de temps, quelques petits mois tout au plus. Lorsque nos revenus le permettront nous embaucheront de nouvelles personnes à temps plein pour renforcer notre équipe et proposer encore plus d’expériences aux joueurs.


* Pour découvrir Singularity Event et y jouer gratuitement, rendez-vous sur le site officiel.

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