Pankapu

Pankapu

Ce mois de septembre 2016 est riche en sortie de jeu made in France, dont le dernier représentant est Pankapu du studio nordiste Too Kind Studio. Avant d’arriver sur nos PC, on peut dire que le studio a bien préparé son terrain. Passé par le Square Enix Collective, puis par Kickstarter (avec un financement réussi), Pankapu arrive sur nos machines, ou tout du moins, sa première partie.



Père Castor, raconte nous une histoire !

L’histoire que l’on va nous narrer est en fait un conte, raconté par un père à son enfant troublé suite à un accident. Dans le monde d’Omnia, tout allait bien jusqu’à l’arrivée des ténèbres. Pour lutter contre cette nuisance, l’un des dieux du monde va créer un gardien de la lumière répondant au nom de Pankapu. Rapidement, il sauve une araignée, qui deviendra son guide puis ensemble, ils partiront à la recherche du mal pour libérer le monde et rencontreront d’autres êtres mystiques qui prêteront leur pouvoir à notre héros pour l’aider.

Si l’univers du jeu est plutôt chouette, avec plein de détails sur le monde décrit dans une section « encyclopédie » qui se remplit au fur et à mesure des découvertes, le jeu n’est pas très bien écrit. On se perd bien trop rapidement dans les multiples noms de l’univers, où l’on ne sait plus si on nous parle d’une personne, d’un lieu ou d’un objet. Cela est d’autant plus regrettable que rien n’indique que l’encyclopédie a été mise à jour, ce qui permettrait au joueur de mieux suivre l’histoire.



Trois en un.

Pankapu reprend dans les grands lignes la formule du métroidvania : beaucoup de plate-forme, pas mal de combat et surtout des allers-retours dans les diverses zones à revisiter une fois que l’on débloque un nouveau pouvoir. Au fil de votre aventure, vous allez récupérer des égides, au nombre de trois, vous donnant des pouvoirs spécifiques, équivalents à une classe de tout bon RPG. Si vous commencez par l’égide de la bravoure, qui correspond au guerrier, vous aurez la possibilité d’en récupérer deux autres pour endosser les jobs d’archer et de mage. Chacune ayant ses propres caractéristiques, chaque classe vous permettra d’accéder à de nouvelles zones. Par exemple, avec l’égide de guerrier, vous apprendrez rapidement un coup pour frapper le sol avec votre épée et ainsi détruire des blocs de pierre et accéder à des zones secrètes. Le guerrier, équipé d’une épée et d’un bouclier sera à favoriser pour les combats, là où l’archer sera à utiliser pour se déplacer étant donné qu’il peut réaliser des doubles sauts. Quant au sorcier, il faudra attendre pour découvrir ses capacités (la réponse sera donnée un peu plus bas).

En plus des coups normaux, Pankapu peut exécuter une attaque spéciale, qui consommera du mana. Mécanique intéressante, pour rechercher votre mana, vous devrez parer les coups de vos ennemis, forçant le jour à correctement apprendre les mouvements de ces derniers pour profiter au maximum des capacités de notre héros. Que cela soit sur les déplacements ou les combats, aucun reproche n’est à faire tant Pankapu répond au doigt et à l’œil. En plus de vivre l’aventure, énormément de bonus sont à dénicher, allant de forges pour booster vos égides, aux quarts de cœurs pour augmenter votre barre de vie, mais surtout jusqu’à la recherche de petits fantômes (qui permettront aussi de gagner des réceptacles de vie). Tout ceci, parfaitement caché dans chacun des niveaux, où il faut avoir l’œil et l’oreille pour les trouver.

On se retrouve du coup avec un level-design inspiré, où certains des bonus demanderont de réussir des phases de plateformes plutôt tendues pour les récupérer. Si globalement les niveaux sont plutôt réussis, on mettra quand même un petit bémol sur la lisibilité dans les cavernes, où le décor vient cacher de manière injuste certains pièges.



Pankapu : épisode 1

Si dans son ensemble Pankapu est plutôt une réussite, il est aussi très frustrant par son modèle de distribution : épisodique. Du coup, une fois terminé après quatre à huit heures selon si vous cherchez tous les bonus ou non, on se trouve avec un jeu inachevé. Seuls deux des trois pouvoirs sont disponibles (il manque le pouvoir du mage) sans compter les sous-pouvoirs et autres objets disponibles qui laissent leur place vide dans l’inventaire. La quasi-totalité d’une page encyclopédique reste vide, page qui sert à renforcer la narration du jeu. Certes, pour un premier épisode la durée est plutôt honorable, mais savoir d’avance qu’il manque un grand nombre de mécaniques est très frustrant. Heureusement, la totalité du contenu bonus à trouver dans chacun des niveaux est accessible sans devoir attendre la suite des aventures du gardien d’Omnia.


Ce premier épisode de Pankapu est une réussite. Que cela soit son univers, ses mécaniques ou son level design, tout fonctionne correctement et est plutôt inspiré, notamment la mécanique qui force le joueur à utiliser autant la défense que l’attaque pour exploiter au maximum les capacités de son personnage. On ne regrettera que le modèle économique du jeu, qui frustre le joueur en amputant Pankapu d’une énorme partie de ses mécaniques.

1 réflexion au sujet de “Pankapu”

  1. Très sympathique platformer à la superbe direction artistique (aussi bonne que les Rayman): tout est coloré, discrètement animé et qui bénéficie d’une OST assez charmante! Très agréable surprise pour un jeu Steam acheté au hasard des soldes…
    Je m’attendais à un jeu assez simple – l’univers enfantin n’est pas très passionnant il faut bien l’avouer – vu que la difficulté est très accessible les 2-3 premières heures, mais une fois qu’on acquiert le second pouvoir (l’archer), ça se corse pas mal par la suite!
    Et il y assez de contenu (des dizaines de différents bonus o_o) pour un 1er épisode: il y a quelques bons platformer sur Steam pas aussi fourni en contenu pour la même durée!

Laisser un commentaire