Nine Parchments
Windows PlayStation 4 Xbox One Nintendo Switch

Développé par Frozenbyte, l’équipe de Trine (et d’autres jeux pas tip top, mais souvent soignés graphiquement), Nine Parchments se veut un hack and slash axé sur la magie. Et malheureusement il n’a pas grand chose pour lui.



Un bonbon ou un sort ?

Vous avez joué à Magicka ? Si non, allez y jouer, c’est vraiment chouette à plusieurs. Si oui, restez dessus, c’est toujours mieux. Nine Parchments, c’est comme Magika, mais en plus simple : un à quatre joueurs (et franchement tout seul c’est à mourir d’ennui) doivent parcourir des niveaux plutôt jolis, affronter des monstres et ouvrir de rares coffres contenant du lot inutile (un montant d’xp ridicule ou des chapeaux qui ne sont là que pour faire joli) et arriver au bout. Tous les 4 ou 5 niveaux, il y a un boss qui demande parfois une stratégie sympa et les joueurs obtiennent un des neufs parchemins perdus qui s’ajoute aux sorts disponibles dans leur escarcelle, du classique quoi.

Tout l’intérêt du jeu est donc d’obtenir un groupe composé de magiciens ayant chacun un type de sort afin de contrer les assauts ennemis, qui ont une affinité ou une faiblesse élémentaire (feu, glace, terre, etc…) et en combinant les rayons on peut obtenir des effets supplémentaires. Mais le jeu est tellement facile et rébarbatif qu’au final ces idées de gameplay sont très peu utilisées. Les personnages évoluent un peu mais les gains sont tellement minimes que la différence ne se fait que très peu sentir. Et le loot ? Bien, à part les chapeaux rigolos, on peut obtenir des bâtons qui ont des effets spéciaux (mais minimes) et après avoir accompli quelques prouesses on peu aussi débloquer de nouveaux magiciens, mais il faut recommencer intégralement le jeu pour les utiliser. Et qui voudrait s’infliger ça ? Hein ?


Franchement moyen à plusieurs, désolant en solo, mais très joli à l’oeil et à l’oreille, Nine Parchments laisse à penser que créer des univers graphiques et sonores est peut-être ce que Frozenbyte fait de mieux. Par contre pour ce qui est de s’y amuser, c’est pas encore ça…

Shutan

Joueur éclectique, archéologue du jeu vidéo, rétrogamer compulsif. Dans un monde qui va trop vite, il faut parfois se poser et le regarder passer, sinon on loupe des trucs... Comme des vieux jeux...

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