APE OUT

APE OUT

Tout semblait être dit en une vidéo de présentation. Difficile de faire mieux comme explication qu’un trailer ou l’ambiance visuelle, le son et les intentions sont mis en avant en quelques secondes. Et pourtant il y a quelques choses à dire sur cet APE OUT de qualité. Oui, voilà qui est dit.



Gorille As

Caméra placée au-dessus de votre poilu héros, vous voilà prêt à découvrir un gameplay basé sur deux touches et des déplacements. Vous frappez d’un clic ou d’une gâchette, vous attrapez votre proie avec l’autre et la fête peut commencer. Le massacre, pour être plus précis. Vous voilà donc dans la peau d’un gorille bien décidé à faire la peau a ses ravisseurs/acheteurs et autres joyeux humains plein de charme et de gentillesse dans cette ode à la nature qui ponctue ses intentions philosophiques par des claques qui projettent et éclatent, des boucliers humains et des chutes du vingtième étage.

Avec Ape Out, Gabe Cuzzillo semble avoir digéré Hotline Miami et Door Kickers avec la ferme intention de rentre tout cela plus sauvage et poilu. Les animations de notre singe sont du plus bel effet, alors que celui-ci est teinté d’une seule couleur au milieu d’une direction artistique aux teintes vives. Impossible de le perdre de vue dans cette succession de tableaux sans chargements, une dizaine pour chacun des quatre actes nommés en Album. Et pour cause, la rythmique d’Ape Out est très particulière.



Wiplash sur le mur

Chaque lancé d’humain sur une surface solide le tue instantanément sous une gerbe de sang… et une belle percussion jazzy qui vient mettre en avant la réussite. Vous l’aurez vite compris, les parties deviennent rapidement de véritables orchestrations morbides ou la quête de liberté de notre gorille se fera au dépend d’une centaine de cadavres sur son chemin. Auditivement parlant, c’est d’une finesse rare et un bonheur à découvrir. Mais Ape Out, c’est aussi un jeu qui offre des moments de rage plus ou moins mérités.

Si certains niveaux offrent des ennemis (les kamikazes ou les lance-flammes) ou des situations (les bombardements) qui relèvent la difficulté et rendent parfois quelques passages vraiment plus stratégiques à appréhender, le grand défi du jeu reste d’espérer tomber sur une bonne génération aléatoire des ennemis qui apparaissent sur votre chemin. Il arrivera quelquefois de tomber nez à nez avec une patrouille en nombre qui complexifie d’un coup votre progression, voir sèche votre avancée d’un coup de shotgun bien trop vite arrivé. C’est rageant, vraiment dommage et on espère que ce petit défaut sera corrigé dans un futur proche.

Ape Out c’est la quête de liberté jazzy, violente et artistiquement unique d’un gorille qui nous procure un fun incommensurable avec seulement deux boutons. Le jeu est court mais intense et si la ligne droite est rapide (environ deux heures), la rejouabilité est bien présente. Son seul défaut est cette satanée génération aléatoire d’ennemis qui ne vient cependant pas gâcher une œuvre visuelle et sonore de grande qualité qui ne devrait pas tarder à se voir singée par d’autres jeux à l’avenir. Singée, vous l’avez ?


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