Critique

Close to the Sun

Développeur : Storm in a Teacup – Éditeur : Wired Productions – Date de Sortie : 02 mai 2019 – Prix : 29,99 €

1897. Nikola Tesla a une vision et créé l’Helios, un gigantesque paquebot ou se feront d’étranges expériences autour du temps et c’est vous, la journaliste Rose Archer, qui êtes conviée par votre sœur dans ce qui était prévu comme un joli voyage. Bienvenue dans un cauchemar de cadavres, de sang, d’incompréhension totale sur ce qui vous arrive. Bienvenue à Rapture ! Ah, non, je me trompe de jeu…

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Too Close to Bioshock

Close to the Sun capture toute l’essence d’un Bioshock. Remplacez Rapture par l’Helios, Andrew Ryan par Nikola Tesla et Jack par Rose et vous avez plus ou moins la même ambiance et volonté de vous plonger dans un vieux monde moderne ou tout est dévasté et torturé. Les phases de combats à la première personne en moins.

Vous jouerez donc Rose dans une dizaine de chapitres qui seront parfois de petites énigmes, d’autres fois des course-poursuite ou vous tenterez d’éviter votre assaillant sans pouvoir vous défendre (on se rapproche alors du Die & Retry tant c’est scripté) et surtout, vous aurez votre lot de frayeurs à base de sursauts, de lampes qui éclatent, de silhouette au fond d’une salle et autres fioritures à base de « Bouh, t’as eu peur hein ! » dignes des habituels train-fantômes. Tout cela dans une ambiance globale visuellement loin d’être ratée : on a même le droit à un prologue aux beaux paysages et à certains intérieurs réussis, sans que ce soit la panacée.

Du train, on en a aussi la lourdeur : Rose se déplace lentement, possède un saut mais celui-ci ne sert à rien puisqu’il est annulé par des murs invisibles lorsqu’il semble possible d’enjamber certains objets. Quand il faudra passer par-dessus quoi que ce soit, cela se fera exactement comme lorsque l’on ouvre les portes, active des boutons et collecte les très nombreux documents qui permettent de donner un peu d’univers à tout cela : il faut alors cliquer/appuyer sur le bon bouton d’interaction en espérant que le jeu comprenne que vous êtes à bonne distance. Une fois sur deux, votre action n’aboutira pas. C’est davantage contraignant quand c’est lorsque vous vous faites courser par un fou dangereux prêt à vous déchiqueter.

L’ennui de la peur

Close to the Sun est vraiment une montagne russe trop calme pour convaincre un maximum de joueurs. Il tente de faire peur, mais on comprend vite la formule. Il tente de raconter quelque chose d’original, mais Bioshock l’a complètement déjà fait en son temps. Il espère jouer la carte des jeux narratifs, mais tombe dans le piège des déplacements pénibles et d’un mauvais rythme d’énigmes, de dialogues avec des radios qui crépitent et de jumpscares vite lourdingues. 

Il trouvera son public surtout chez les nouveaux joueurs qui n’ont pas trop de références qui les rappelleront à elles. Mais difficile de le conseiller quand on voit à quel point il enchaîne les moments de déjà-vus sans réussir à se créer un univers qui lui est propre et surtout, qui soit un minimum attachant. Néanmoins, notons la présence d’un doublage français de grande qualité ! C’est un bon point pour l’immersion.

Close to the Sun doit beaucoup à Bioshock mais ne propose rien en échange, si ce n’est un personnage pénible à contrôler et un gameplay rempli d’imperfections. Reste ce sentiment d’être une aventure amusante pour quiconque vient d’arriver dans le monde du jeu vidéo. Pour eux, Close to the Sun fera sa petite impression. Mais juste pour eux…

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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