Rest in Pieces

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Rest in Pieces

Développeur / Éditeur : Itatake

Date de Sortie : 13 septembre 2019 – Prix : 5,19 €

Dirigeant une poupée de porcelaine au bout d’un fil qui balance comme un pendule, vous devez user de votre dextérité pour éviter les pièges qui foncent vers vous et slalomer entre les obstacles. L’idée est simple et déjà vue, mais l’exécution du principe est excessivement soigné dans ce Rest in Pieces qui ne paye pourtant pas de mine.

Le jeu de Thomas Wedin se propose à 5 €  pour plusieurs heures d’amusement, si tant est qu’on accroche au concept (sans mauvais jeu de mot). Car ce qui enrobe ce gameplay simple mais efficace, ce sont des monstres au loin qui vous font les gros yeux et crient toute la haine qu’ils ont pour vous. Vos pires cauchemars sont au rendez-vous : un clown maléfique, un Kraken, une Medusa géante et chacun de ces environnements est accompagné de son lot de poupées en porcelaines différentes en visuel, mais aussi en forme et en taille pour toujours plus de complexité.

Die & Retry dans l’âme et jusqu’au-boutiste dans ce concept, Rest in Pieces n’est clairement pas pour tout le monde. Néanmoins, il propose une réalisation globale de qualité qui fonctionne, quoi qu’on en dise. Seule l’obligation de terminer comme un forcené chaque niveau jusqu’au bout avant d’avoir ce qu’il faut pour ouvrir les prochains environnements viendra décourager les moins persévérants. On les comprend aisément, tant c’est le vilain défaut de ce jeu que l’on attendait pourtant pas aussi malin.

Rest in Pieces est un Die & Retry anciennement sorti sur mobile qui a toute sa place sur Nintendo Switch, à petit prix. Sachez juste où vous mettez les pieds…

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Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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Animal Up !

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Animal Up !

Développeur : Tibor Fobel – Éditeur : Tibor Fobel

Date de Sortie : 30 août 2019 – Prix : 2,99 €

Tibor Fobel est un développeur Slovaque amoureux des vieux jeux.

Sa dernière réalisation, Animal Up !, est un titre arcade pur et dur où votre but est simple : sauver des animaux de la noyade en les envoyant toujours plus haut.

Pour cela, seuls deux boutons sont nécessaires. Le premier sert à propulser l’animal dans les airs et le second change le sens de déplacement du porteur.

Évidemment, pour que ce ne soit pas trop facile, les animaux se balancent continuellement vers la gauche et la droite, tout est donc une question de timing pour relâcher la bestiole au bon moment.

Pour corser le tout, différents éléments apparaitront au fil de votre progression : 3 types de porteurs (du très lent au très rapide), des boules de feu, des pics sortant du sol, des wagonnets que vous ne pouvez pas stopper, etc.

C’est typiquement le genre de jeu que vous pouvez relancer de temps en temps histoire de battre votre record. Pour même pas 3€ ce serait dommage de s’en priver.

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Bestio

Bestio

Fan de shmup, de hack'n slash et plus globalement de tout ce qui est typé arcade. Si je teste un jeu, il y a de fortes chances que ça explose de partout et que l'écran soit rempli de boulettes.

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Whipseey and the Lost Atlas

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Whipseey and the Lost Atlas

Développeur : Daniel A. Ramirez – Éditeur : Blowfish Studio

Date de Sortie : 27 Aout 2019 – Prix : 5,99 €

Il y a un moment, la darksoulisation du jeu vidéo va vers des directions où on ne l’attend absolument pas. C’est le développeur Daniel A. Ramirez qui a poussé le bouchon un peu trop loin. Il a fait l’impardonnable : il a rendu Kirby difficile, MONSTRE !

Dans les faits, il faut imaginer Kirby qui a avalé un membre de la famille Belmont (Castlevania) et dont la digestion c’est mal passé. Il en résulte un faux Kirby qui ne peut plus rien avaler, ni des ennemis, ni de l’air pour voler, mais qui garde tout de même le fouet emblématique de la série des chasseurs de vampire. Tout cela dans un monde ultra coloré digne des meilleures productions NES, et dont les niveaux ainsi que leur esthétiques sont directement inspirés (mais alors vraiment inspirés) de Mario (le château de Bowser notamment), Kirby (parce qu’il n’y a jamais assez de Kirby dans nos vies) mais aussi Megaman. C’est choupi à souhait, mais ce n’est pas très bon.

Entre un level design peu inspiré, avec des placements d’ennemis complétement absurdes, et une rigidité qui ferait passer Megaman pour Super Meat Boy, notamment avec une gestion du fouet pour les phases de plateforme complétement exécrable, on ne prend que peu de plaisir à parcourir le jeu. Celui-ci se termine en moins d’une petite heure (hors die & retry de rage sur le troisième monde). Ce qui devait être le jeu choupi de fin d’été c’est transformé en un jeu de dimanche pluvieux bien ennuyant.

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Crim

Crim

Intégriste gaucher depuis 1983. Les cailloux: GOTY des armes depuis 2013.

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A Place for the Unwilling

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A Place for the Unwilling

Développeur : ALPixel Games – Éditeur : ALPixel Games

Date de Sortie : 25 Juillet 2019 – Prix : 14,99 €

Il aura fallu plus de trois ans après la réussite de leur kickstarter pour que ALPixel Games réussisse enfin à nous livrer A Place for the Unwilling. Il faut dire que les petits madrilènes avaient pour ambition de nous délivrer un jeu d’aventure narratif, se déroulant dans un monde ouvert et où chacun de nos choix ont une répercussion, changeant les événements qui se déroulent dans la ville (sans nom) où se déroule tout le jeu.

Il faut dire que les choses commencent mal : votre meilleur ami de l’orphelinat, dont vous n’avez pas eu de nouvelle depuis plusieurs années, vient de se suicider. Dur. Comme dernière volonté, il vous demande de reprendre son commerce ainsi que de veiller sur sa femme et sa mère. Vous arrivez donc fraichement en ville. Cette dernière, plongée dans un brouillard éternel n’est pas des plus accueillantes. L’intégralité des passants prennent une forme d’ombre, comme des mirages que l’on oublie à peine croisés, une lutte des classes entre le quartier pauvre et bourgeois fait rage, le maire est en stress permanent.

Mais c’est surtout l’atmosphère pesante de la ville qui inquiète comme si quelque chose de grave allait arriver. Parmi toutes ses ombres, certains citoyens lèveront le voile sur leur identité, permettant ainsi de découvrir leur histoire et leur implication dans cette ville étrange, et où chacun d’eux aura besoin de vos services.

Découpé en journées, dont il est impossible de stopper l’horloge, et donc impossible de réaliser l’ensemble des tâches de la dizaine de personnages qu’offre le jeu, il vous faudra choisir avec qui sympathiser, qui aider, pour découvrir une petite partie de l’histoire et des mystères que renferme la ville. Car pour comprendre l’ensemble de l’histoire et lever le voile sur cette ville, vous aurez besoin de plus d’un run.

Problème, le jeu est excessivement mal rythmé. Chaque journée dure entre 30 et 45 minutes et un run complet prend environ 20 jours. Le problème est que la bonne première moitié du jeu ne sert qu’à poser le décor, présenter la ville (immense) et ses divers personnages. Quant au divers mystères (il y en a beaucoup), les réponses sont distillées au compte-goutte et surtout, on a cette sale impression que quoique l’on fasse, la résolution de ceux-ci ne tient qu’à une ligne de dialogue dont le joueur n’aura aucun pouvoir de révélation et où le jeu reste maître de la narration.

Clairement pas un jeu raté, A Place for the Unwilling saura satisfaire les joueurs patients qui n’ont pas peur de se perdre à répétition dans des ruelles sales, au rythme lent, mais au charme fou.

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Crim

Crim

Intégriste gaucher depuis 1983. Les cailloux: GOTY des armes depuis 2013.

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Exception

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Exception

Développeur : Traxmaster Software – Éditeur : Traxmaster Software

Date de Sortie : 13 août 2019 – Prix : 12,49 €

Sauvez l’ordinateur d’une grand-mère en repoussant le virus qui s’est installé suite à une mauvaise manipulation ! Le programme a instauré une véritable dictature dans la machine mais tout n’est pas perdu car un petit groupe de processus a réussi à échapper à la conversion. Votre but est simple, purifier les zones en éliminant tout sur votre passage pour ramener la liberté dans le système.

Sorte de Strider dans l’univers de Tron, Exception vous met aux commandes d’un robot très agile pouvant courir, rebondir contre les murs, glisser et surtout découper les ennemis qu’il rencontre avec son sabre laser.

Les niveaux sont très courts et on sent qu’ils ont été pensés pour le speedrun. Graphiquement le jeu est agréable avec une 3D très flashy (oui il faut aimer les néons) et pour se différencier des concurrents, les développeurs ont eu l’excellente idée de jouer avec le décor.

Certains points de passage le font pivoter pour modifier totalement le tracé et vous permettre d’atteindre des endroits auparavant inaccessibles. Non seulement ça apporte un énorme dynamisme au jeux, mais ça offre encore plus de routes différentes pour ceux qui essaieront de se glisser à la première place des classements.

D’ailleurs en parlant de compétition, le temps est évidemment pris en compte mais d’autres bonus de points sont récupérables (destruction totale ou au contraire pacifisme, combos, etc.).

Chaque stage comporte un objet caché permettant à terme de débloquer et améliorer des attaques spéciales, mais pour être franc je n’ai pas vraiment compris leur intérêt. Il faut les charger pour les déclencher et dans un jeu aussi rapide je n’ai pas réussi à les utiliser convenablement.

Si les premiers niveaux s’enchaînent sans aucun problème, plus vous avancerez dans le jeu et plus vos adversaires seront coriaces (missiles à tête chercheuse, laser, mines…) et certains passages nécessiteront également un bon timing pour ne pas finir écrasé entre deux parois ou au fond d’un gouffre.

Avec plus d’une centaine de niveaux, une courbe de difficulté bien maîtrisée, une quinzaine de boss de fin de monde plutôt costauds, une bande-son synthwave agréable et la rotation de niveau offrant de nombreuses routes alternatives pour les amateurs de speedrun, Exception a été pour moi une très bonne découverte.

 

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Bestio

Bestio

Fan de shmup, de hack'n slash et plus globalement de tout ce qui est typé arcade. Si je teste un jeu, il y a de fortes chances que ça explose de partout et que l'écran soit rempli de boulettes.

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Metal Wolf Chaos XD

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Metal Wolf Chaos XD

Développeur : General Arcade, From Software

Éditeur : Devolver Digital

Date de Sortie : 06 Août 2019 – Prix : 20,99 €

Metal Wolf Chaos XD tombe directement dans la droite lignée de l’humour qu’affectionne particulièrement son éditeur Devolver. Remaster d’une perle oubliée pour certains, sorti à l’origine sur la première Xbox et réalisé par un From Software alors différent de maintenant, il revient dans une version XD quittant pour la première fois son île natale.

Ce remaster est sérieusement au poil. Il supporte manettes comme clavier et souris. On sent quand même que l’interface d’origine n’a pas vraiment été pensée pour ces derniers donc on excusera leur manque d’ergonomie et une certaine rigidité parfois encore latente. S’ils tiennent encore le coup, les graphismes ont un côté daté, rétro dira-t-on pour être sympa. C’est néanmoins très propre et le jeu tourne bien si on accepte qu’il se limite à trente images par seconde. Le menu des options graphiques qui se résume au choix de la résolution, de leur qualité générale et à l’activation ou non du motion blur n’y changera rien non plus.

La raison est simple, Metal Wolf Chaos dans sa version originale avait synchronisé son gameplay et ses animations sur ces trente images par seconde. Il s’agit d’une technique connue et souvent utilisée par les jeux exclusivement sortis sur consoles. Ces dernières machines du fait de leur limitation technique ne permettait pas toujours d’atteindre le sacro-saint soixante images par seconde pour une plus grande fluidité. Ainsi, plutôt que de sacrifier leur stabilité, ce principe permettait à ces jeux d’apparaître plus fluide en jouant sur la constance de leur framerate en calant tout le jeu sur un fonctionnement à 30ips.

Il s’agit donc d’un jeu d’arcade en 3D du genre qui pullulait encore à cette époque. Vous aurez quatorze missions à accomplir avant d’en voir la fin en pouvant parfois les enchaîner dans l’ordre de votre choix. Le scénario est idiot et le sait, il ne faudra donc pas le prendre au sérieux, ni en attendre une performance d’acteurs digne de l’Actors Studio. Metal Wolf Chaos joue sur son ridicule avec une action aussi exagérée que son jeu d’acteur dans une histoire de rivalité entre le Vice-Président des Etats-Unis ayant mené un coup d’état contre son Président. Ce dernier devra alors se battre pour reprendre le pouvoir qui lui revient de droit. Mais comme il s’agit d’un jeu japonais, on ne fera pas les choses à moitié, et c’est à bord d’un mecha sur-armé qu’il faudra y parvenir.

Pendant que vous sèmerez chaos et destruction parmi vos ennemis, vous ramasserez fonds et matériaux nécessaires pour débloquer de meilleures armes, à moins de ne les trouver en cours de mission. Vos missions vous embarqueront à travers les Etats-Unis en vous offrant un brin de variété en imposant des conditions parfois spéciales à vos objectifs, en introduisant des boss ou en jouant sur la configuration des niveaux. Mais dans l’ensemble, le gameplay varie assez peu de l’idée de tout péter au risque d’en finir par devenir redondant.

La difficulté est pourtant là. Metal Wolf Chaos XD n’est pas du genre à se laisser apprivoiser facilement. Certaines missions se révéleront corsées, j’ai envie de dire à l’image de beaucoup de jeux japonais de l’époque. Jeu d’arcade oblige, s’il est facilement accessible de par son système de visée parfaitement adaptée à la manette fait de viseurs larges qui ne vont pas vraiment mettre l’accent sur la précision du tir comme on le ferait dans un fps sur PC, il faut par contre savoir gérer son arsenal, choisir les bonnes armes avant de lancer sa mission et bien comprendre la topologie du niveau en cours. Il s’agit d’un tout. Les affrontements n’ont pas grande subtilité en apparence et pour être honnête, manquent parfois de variété. Ainsi, même si savoir viser correctement ne sera pas notre première priorité à cause de la générosité de son système, il va falloir apprendre à esquiver à l’aide des boosters de notre mecha qui ne sont pas utilisables indéfiniment, tirer sur les missiles nous prenant pour cible et savoir gérer la menace souvent nombreuse par ordre de priorité.

Cela dit, comme beaucoup de jeux typés arcade, son gameplay devient parfois répétitif malgré ses quelques subtilités évoquées plus haut. Le système de combat ne conviendra sans doute pas non plus à tout le monde et Metal Wolf Chaos XD semble avant tout fait pour un public de connaisseurs et amateurs de ce genre de sensations. Malgré les qualités évidentes de son remaster, il ne propose pas certaines convenances modernes comme des checkpoints devenus aujourd’hui nécessaires pour certains joueurs, surtout si leur temps de jeu est limité. Ainsi perdre contre le boss de fin de niveau reviendra à le recommencer de zéro. Cela dit, pour qui sera prêt à se lancer dans ce genre d’aventure, Metal Wolf Chaos XD est un remaster très propre et qui tient la route qui nous permet enfin de découvrir dans de meilleures conditions ce titre un peu oublié du développeur japonais légendaire From Software.

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Vasquaal

Vasquaal

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Darksiders 3 : Keeper of the Void

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Darksiders 3 : Keepers of the Void

Développeur : Gunfire Games – Éditeur : THQ Nordic

Date de Sortie : 16 Juillet 2019 – Prix : 12,99 €

Darksiders 3 fût une bonne surprise à sa sortie. D’une longueur correcte, on ne dit cependant jamais non à une bonne petite extension ajoutant un peu d’histoire. Ce n’est malheureusement pas le cas de Keepers of the Void.

Dans ce DLC, c’est Vulgrim, ce démon / marchant sournois et ambigu qui demande à Fury de régler un souci dans l’antre des serpents (ce qui sert de téléporteur dans le jeu). Bien sûr Fury accepte et on se retrouve alors dans un nouveau monde gris et froid. On retrouve 4 parties avec toujours deux phases : la résolution de puzzle et le boss. Chaque partie correspond à un élément (les 4 abysses élémentaires) et une fois le boss battu, vous obtiendrez une nouvelle arme correspondant à l’élément de la partie.

Les phases de puzzle sont assez simple. Étant donné que les énigmes doivent être résolues avec les éléments en lien avec chacune des 4 parties, ça devient vite un jeu de “j’active ce truc avec mon arme chargée, je vois ce qu’il se passe et j’avance”. La réflexion est rarement poussée très loin, même lorsqu’il faut combiner plusieurs éléments. De ce fait, c’est rapidement très répétitif.

De même, les boss de chaque partie sont physiquement identiques et leur paternes pas franchement innovantes. Les armes obtenues diffèrent assez peu des armes d’origines et de toute façon si on a fini le jeu, elles ne seront pas utiles bien longtemps. Tout cela pour finalement obtenir l’armure abyssale. C’est plutôt court mais tout de même répétitif et au niveau de l’histoire c’est assez proche du néant. Le tout est assez décevant.

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LeenUyth

LeenUyth

Gentille, douce et délicate dans une autre vie. Née avec une manette de Master System II dans les mains. Je n'écris pas beaucoup mais j'ai de bonnes excuses (non)

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Pianista : The Legendary Virtuoso

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Pianista : The Legendary Virtuoso

Développeur : Iggymob – Éditeur : Marvelous USA, Blueside

Date de Sortie : 07 Décembre 2018 – Prix : 11,99 €

Les jeux musicaux sont plutôt nombreux sur Nintendo Switch, principalement grâce à son écran tactile qui permet d’accueillir tout ce qui se fait de bien sur mobiles. Pianista fait partie du haut du panier, sans pour autant être un incontournable. Expliquons cela…

Dans Pianista, vous allez découvrir presque 80 musiques dites « classique » de plus d’une vingtaine de compositeurs différents. Des reprises au piano, juste au piano, de beaucoup de merveilles désormais incontournables. Le piano est donc au cœur du jeu qui, par quelques rares moments, rend certaines compositions moins percutantes qu’espérées puisque pensées pour d’autres instruments et accompagnements. Mais globalement, c’est fidèle et magnifique à (ré)entendre.

Le gameplay n’est curieusement pas tactile comme sur mobile : on retrouve les touches à claquer au bon moment façon Guitar Hero avec, cependant, une marge d’erreur beaucoup moins souple. Surtout, une erreur est accompagnée d’un gros bruit de note ratée qui sera votre pire hantise lorsque sera venu pour vous le moment de tenter le combo des 150 notes et autres défis personnels. Ce bruit, vous en ferez des cauchemars.

Bien rythmé et progressif sans ses différentes missions de carrière, Pianista propose surtout trois modes de difficulté proposant de 4 à 6 boutons utilisés pour les différentes notes. Spoiler : le dernier niveau de difficulté est infernal et vous permettra de bien vous la raconter en société si vous parvenez à le maitriser.

Le tout est accompagné d’œuvres d’arts (aux noms mal traduits, par ailleurs) qui servent de fond de niveau particulièrement réussis. Débloquer des styles de piano n’en changera pas le son, mais donnera quand même un peu de défi au tout. Enfin, un mode multijoueur est au rendez-vous et bien qu’il soit anecdotique, ne proposant pas de duel par exemple, ce mode « coopération » rapide sera tout de même bienvenue en famille.

Si vous êtes mélomane, difficile de ne pas vous conseiller ce Pianista qui coche toutes les cases du bon jeu sans grande nouveauté, proposant d’assouvir une demande de jeux musicaux classiques mais efficaces. C’est un bon jeu mais surtout, c’est toute la culture qu’il représente et met en avant qui reste un véritable atout. Vous passerez sans doute autant de temps sur les pistes du jeu que dans la bibliothèque, à découvrir les vies folles de ces compositeurs classiques.

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Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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Les Sims 4 : Îles paradisiaques

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Les Sims 4 : Îles paradisiaques

Développeur : The Sims Studio – Éditeur : Electronic Arts

Date de Sortie : 21 Juin 2019 – Prix : 39,99 €

Annoncé pendant L’E3, Îles paradisiaques est la nouvelle et 7ème grosse extension des Sims 4. Jusque-là, ces extensions ont toujours été de nouveaux souffles pour le jeu de base, changeant toute la façon de jouer. Mais Les Sims 4 a maintenant 5 ans et ça se sent.

Je l’ai déjà répété dans les critiques des précédentes extensions, mais le jeu de base est bien trop vieillot pour maintenir l’intérêt du jeu. Je ne parle pas uniquement des graphismes, mais surtout de l’IA des sims non-joueur qui est quasiment inexistante, et les possibilités d’interaction avec l’environnement qui sont très limitées. Dans Îles paradisiaques, vous pouvez incarner un Sims sirène. De la même manière que pour les vampires ou les aliens, les sirènes ont une forme humaine et une forme transformée. Les sirènes se transforment une fois dans l’eau, même dans la douche et dans le bain. L’intérêt bien sûr est de pouvoir se promener dans la mer que propose la nouvelle ville : Sulani. Les sirènes ont la possibilité d’appeler un dauphin pour lui parler, le caresser, lui donner à manger… Rien de bien palpitant. D’autres pouvoirs sont utilisables, tels que changer la météo ou influencer l’humeur d’autres sims. Cela coûte des points d’hydratation, l’équivalent de l’hygiène pour les sims basiques. Ces points se rechargent dès que la sirène est en contact avec l’eau. Même boire un verre d’eau suffit à se recharger.

L’extension apporte également d’autres nouveautés, comme la possibilité de faire des petits boulots. Vous pouvez alors sélectionner des jobs avec une durée limitée, en fonction des talents requis et du salaire. Pour la plupart de ces petits boulots, vous allez voir votre sim partir pendant quelques heures et revenir avec un résultat plus ou moins bon qui va influer sur la note globale des petits boulots. Plus vous avez une bonne note, plus vous aurez de choix. D’autres jobs consistent à remplir des tâches telles que faire à manger ou chercher un trésor. Encore une fois, rien de bien palpitant et on tourne très vite en rond.

Et pour surfer un peu sur la mode, dans cette extension vous pourrez nettoyer les plages de Sulani. En faisant cela, vous verrez quelques éléments de l’île changer : les mouettes viendront plus souvent, l’eau sera moins polluée, etc. Des événements viendront également ponctuer la vie de Sulani comme la ponte des tortues sur les plages. Mais ces événements seront rares et répétitifs.

Îles paradisiaques ressemble donc davantage à un pack de jeu qu’une extension. Le jeu devient lassant à cause de sa base superficielle. Ce n’est pas sa nouvelle interface qui va sauver le tout et il serait grand temps de sortir Les Sims 5 au grand dam de mon portefeuille.

 

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LeenUyth

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Gentille, douce et délicate dans une autre vie. Née avec une manette de Master System II dans les mains. Je n'écris pas beaucoup mais j'ai de bonnes excuses (non)

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Mutant Year Zero : Seed of Evil

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Mutant Year Zero : Seed of Evil

Développeur : The Bearded Ladies – Éditeur : Funcom

Date de Sortie : 30 Juillet 2019 – Prix : 14,99 €

Un peu moins d’un an après la découverte de l’Eden et du grand secret que referme ce lieu, nos traqueurs mutants sont de retour, le temps d’un DLC, pour continuer la visite guidée de la zone. Se déroulant juste après Road to Eden (qu’on avait trouvé plutôt chouette), il sera question dans cette extension de vengeance, de monstro-plante (pas comme ceux qu’affronte Jayce mais l’esprit est là) et d’une toute nouvelle région enneigée. 

Si on sort les gros chiffres, Bearded Ladies nous propose six nouvelles maps, autant de nouvelles armes, une refonte du bestiaire, et surtout, un nouveau traqueur : Big Khan. Légende parmi les traqueurs, cette Elan aura la capacité de cracher du feu et de provoquer un tremblement de terre local pour déstabiliser vos adversaires. De plus, vous serez aussi amené à revisiter des régions du titre de base, afin de réaliser des missions optionnelles pour trouver du meilleur matériel. 

Si dans l’ensemble l’expérience de jeu n’est pas transcendée, le level design ici est bien mieux équilibré, avec notamment des escouades ennemies plus resserrées, qui demandent une meilleure préparation tactique du joueur pour nettoyer au maximum la carte silencieusement avant de s’attaquer au gros groupe et ainsi ne pas être submergé d’ennemis. 

Fort d’une douzaine d’heures de jeu en plus, on ne peut que vous conseiller ce DLC généreux, pour vous procurer cette petite dose si agréable d’insulte des mutants envers notre civilisation ayant tué notre planète.

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Crim

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Vane