The Hex

Presque trois ans après l’excellent Pony Island, Daniel Mullins revient avec un jeu méta et varié à souhait : The Hex. Rendez-vous cette fois-ci dans un bar isolé, où des archétypes de héros de jeu vidéo sont réunis ; l’un d’entre eux aurait prévu de commettre un meurtre…


Drôle d’ambiance au Six Pint Inn

Avec Pony Island, Daniel Mullins avait déjà montré combien il était habile pour surprendre le joueur et lui proposer des expériences originales prenant ses attentes à contre-pied, le tout dans un contexte meta très marqué. Il récidive avec The Hex, sorte de Cluedo exploratoire du jeu vidéo qui prend de l’épaisseur au fil de l’expérience.

Tout commence donc dans ce bar étrange ; l’éclairage est faible, la musique instaure une ambiance quelque peu lugubre, le design un peu laid participe à l’atmosphère générale de caricature pseudo-sérieuse. En plus du barman, six personnages sont présents. Chacun représente un archétype de héros de jeu, et par extension un archétype de jeu : le combattant de jeu de baston, la magicienne de RPG, et même des mains et pieds sans corps visible, avatar typique des walking simulators et autres FPS… Soudain le téléphone sonne ; le barman décroche écoute et rapporte la conversation : l’un des clients aurait planifié un meurtre ce soir.



Survol du jeu vidéo

Le joueur va tour à tour prendre le contrôle de chacun des archétypes, et plonger dans leur passé pour comprendre les raisons de leur présence dans le bar. A cette occasion, il sera amené à explorer divers types de jeu avec une contrainte constante en termes de gameplay : tout sera jouable à l’aide des flèches directionnelles et du clic gauche de la souris. Pourtant, le jeu ne cesse d’évoluer et de s’adapter à ses protagonistes. La première phase place ainsi le joueur aux commandes de Weasel Kid, héros has been de jeu de plateforme dont on va retracer le parcours au travers de quelques niveaux. Le premier niveau est chatoyant, le héros souriant : c’est le premier Weasel Kid, hit incontesté malgré ses pièces à collectionner sans réel objectif. On saute de plateforme en plateforme, certaines prenant la forme de nuages (le jeu fait clairement référence à Super Mario), d’autres étant rien de moins que des commentaires Steam postés par vos amis, The Hex ayant bien entendu accès à ces données. Le deuxième niveau représente les suites peu inspirées de Weasel Kid, et les plateformes-commentaires négatifs se multiplient. La chute définitive est marquée par le niveau suivant, énième remake après un rachat de licence : le level design se montre alors catastrophique, les bugs pullulent… Bref, la partie Weasel Kid raconte l’histoire d’un personnage de jeu vidéo à l’aide d’une grammaire purement vidéoludique.

Impossible de trop en dire sur les autres personnages sans gâcher la découverte, mais The Hex prend plaisir à jouer sur la corde meta, parlant de jeu au joueur qui, dans le jeu, joue un héros de jeu jouant lui-même. Daniel Mullins s’amuse des codes et les met en exergue (la collecte absurde des pièces par exemple) ou au contraire les renverse en se montrant régulièrement inventif et surprenant (le personnage au look de jeu de baston est en fait un héros de jeu de cuisine, la partie Tactical est basée sur l’utilisation de cheatcodes, etc…).



Méli-mélo narratif

The Hex dure entre 5 et 6 heures, pendant lesquels on passe donc d’un univers à l’autre, du RPG au Tactical, du jeu de plateforme au shooter… Avec toujours cette utilisation simple des flèches et du clic gauche, le jeu maintient une simplicité qui lui permet de se concentrer sur un propos qui se dévoile peu à peu, tandis que défilent les protagonistes. Chacun est l’occasion d’en découvrir un peu plus, de comprendre que derrière tout ce beau monde se cache un développeur unique dont l’histoire est sans doute la clé de l’intrigue. La facilité globale du jeu (il est impossible de mourir ou d’échouer dans la plupart des épreuves proposées, et les autres font généralement office de formalité) va dans le sens d’un objectif narratif permettant d’étaler des concepts originaux plutôt que dans la volonté d’offrir un challenge au joueur. Et force est de constater que la construction de l’ensemble fonctionne à merveille : on se demande au départ dans quoi l’on est tombé, puis l’on s’émerveille de quelques idées bien senties sans trop savoir où l’on va, pour enfin comprendre les tenants et aboutissants de l’affaire… finalement bien plus complexe et intéressante qu’un Cluedo.

Nouveau coup de maître pour Daniel Mullins avec The Hex : en construisant une histoire intéressante et bien menée autour de son concept de pot-pourri de jeu vidéo, il évite le banal étalage de références pour elles-mêmes, et se permet de donner un coup de pied dans bon nombre de poncifs. En dépit de quelques petites longueurs et d’une esthétique peu sexy, le voyage s’avère plein de surprises et s’achève sur un climax des plus réussis.

Thronebreaker : The Witcher Tales

Quand CD Projekt Red a annoncé travailler sur un mode solo pour le Gwent, le jeu de cartes tiré de The Witcher 3, je m’attendais à quelques puzzles, une dizaine de parties contre une IA à la ramasse et c’est à peu près tout. Alors quand j’ai vu la vidéo de présentation annonçant 30h de jeu et la promesse d’un vrai RPG je me suis rué dessus !

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Les Sims 4 : Heure de Gloire

Très peu de temps après la sortie de l’extension Saisons, EA est pile à l’heure pour Noël avec Heure de Gloire. Cette grosse extension nous propose de rendre nos sims célèbres et de leur offrir une carrière de Superstar. Plus de 4 ans après la sortie du jeu de base, EA ne se relâche pas pour nous faire dépenser davantage.

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Toki

Transformé en singe par l’infâme sorcier Vookimedlo, Toki va devoir traverser six mondes différents pour mettre fin à sa malédiction et retrouver Miho sa petite amie. Le plus fou c’est que quasiment 30 ans plus tard je suis toujours aussi heureux de lancer le jeu, mais voyons ce que vaut cette version Switch !

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Astro Bot Rescue Mission

Tiens donc, de la plateforme en VR, et sans vue subjective ; voilà qui est (un peu tristement) original. Des couleurs, de l’inventivité et un réel désir de mettre à profit la réalité virtuelle pour en tirer une expérience renouvelée du genre, Japan Studio nous fait de belles promesses… et les tient.

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Transference

Ubisoft et Spectre Vision s’associent pour proposer Transference, présenté comme une sorte de thriller psychologique parsemé de puzzles, à mi-chemin entre cinéma et jeu vidéo. Ambiance singulière, exploration et mystère… petite plongée dans la simulation d’un esprit détraqué.

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Synthetik

Ça faisait un bon moment que je devais écrire une petite critique de Synthetik, mais c’est qu’il ne se laisse pas apprivoiser facilement l’animal ! Développé par deux Allemands, le jeu est un twin stick shooter “réaliste”. Comprenez par là que contrairement aux apparences il ne suffira pas de foncer dans le tas en tirant dans tous les sens, mais de nombreux paramètres seront à gérer (localisation des dégâts, éjection manuelle du chargeur, timing précis pour les rechargements, gestion de la surchauffe, les armes peuvent s’enrayer, etc.).

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Super Seducer

J’ai eu énormément de mal à me lancer dans l’écriture de cet article en me rendant compte que ce jeu était beaucoup trop présent sur la sphère YouTube, car se moquer d’un jeu objectivement honteux et s’apparentant à du vol d’argent de personnes en souffrance à la recherche d’une solution, ça fait de la vue facile. J’avais un peu l’impression de tirer sur l’ambulance. Je vais donc vous parler de ce jeu… Mais aussi essayer d’apporter des solutions pour les hommes qui sont lésés par le célibat (même si je ne suis pas la mieux placée pour parler de séduction). Je vous préviens d’avance, je n’aurai aucun scrupule à spoiler les réponses surtout si ça peut vous faire économiser de l’argent et vous permettre de vous acheter un vrai bon jeu indé.

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