Voici nos critiques les plus rapides, qui sont dédiées à tous types de jeux. L’occasion d’en rater encore moins, malgré un nombre de sorties toujours plus énorme alors qu’il n’y a toujours que 24 heures dans une seule journée… Vous pouvez retrouver les Critiques Rapides de l’ancien format (d’avant Mai 2018) via ce lien et ici pour vous rendre au Glossaire de toutes les Critiques Rapides de la nouvelle formule.

Persona 3 & 5 : Endless Night Collection

On a adoré Persona 5 alors que le troisième opus a déjà son statut de culte. En parallèle, Persona 4 avait eu le droit à un épisode musical sur PSVita qui sortait des sentiers battus et proposait du rythme malin et un scénario original. Résultat : c’était kiffant tout du long, particulièrement envoutant et plus que chronophage. L’idée de reprendre le même concept avec le troisième et cinquième épisode de la série fut assez logique pour les financiers de chez Atlus.

Disponible séparément dans nos contrées, Persona 3 Dancing in Moonlight et Persona 5 Dancing in Starlight sont donc des jeux musicaux avant tout. Le scénario est désormais relégué au rang de « petite surprises à débloquer » et se contente d’être sous forme de petits scenarii relationnels entre les personnages. C’est énormément décevant, tant l’histoire faisait le charme de l’opus PSVita.

Coté rythme on a le droit à des musiques originales, mais surtout à des Remix pas toujours malin et intéressant à jouer. On retrouve le gameplay de Persona 4 : Dancing All night, ressemblant aussi aux jeux musicaux Hatsune Miku. Tous les boutons de la manette sont utilisés à bon escient.

Au feeling, rien ne semble être meilleur pour ce gameplay que la PsVita. On perd beaucoup en sensation une fois le grand écran affichant tout ce beau monde qui danse, se trémousse, mais auquel on croit moins. Bizarrement, la recette n’aura pas fonctionné une seconde (et troisième) fois. Comme quoi rien ne sert de se précipiter, surtout quand il s’agit d’ajouter une option VR complètement inutile en cadeau. A moins que voir danser votre personnage favori en réalité virtuelle soit votre premier attrait pour ces titres, j’en doute fort, vous pouvez malheureusement attendre une jolie promotion.

Skywilly

Membrane

Soyons honnête : en voyant les premières images, on n’a pas vraiment pris le temps de s’intéresser à ce titre sortant sur Switch. Et pourtant, quelle erreur !

Un homme voit une mouche se poser sur sa jambe. Cette mouche l’énerve. Alors il décide de mettre fin à sa vie, d’un coup de main bien placé et claqué. Mais pour cela, il va falloir activer les épaules, le bras, puis la main. C’est là que notre joueur, au sein du corps humain, trouve sa place et son rôle.

Vous allez devoir réussir plusieurs épreuves d’adresse dans chacune des parties du corps. Chaque niveau se compose d’un écran fixe et de plusieurs types de plateformes, de liquides, de blocs, d’objets, qui vont devoir être compris dans leur façon de bouger, d’être, de coexister avec les autres blocs, pour mener à bien votre mission : atteindre la porte de sortie. Votre objectif secondaire étant de collecter l’une ou les deux orbes de chaque niveau. Mais pour cela, il va falloir construire.

En visant juste, vous pourrez enchaîner les blocs qui se colleront les uns aux autres et créeront des plateformes, des ponts, des échelles et autres joyeusetés de votre cru. Avec un autre bouton, vous tirerez au contraire des flèches qui détruiront vos blocs (et repousseront les objets mobiles). Vous devrez redoubler de finesse et d’inventivité pour mener à bien vos objectifs et la liberté de création est réellement plaisante. Mieux : Membrane possède quelques niveaux qu’on croit « cassés » ou trop faciles, mais souvent parce qu’ils forcent le joueur à croire en ses capacités de réflexion.

Vraie petite curiosité de qualité, Membrane est un jeu d’une demi-dizaine d’heures que l’on vous recommande chaudement !

Skywilly

Steamburg

Bienvenue dans un monde où Nikola Tesla pèse dans le game, mais aussi un monde où des robots ont pris le pouvoir et tuent tout être humain à portée de vue. Dans tout ça, une poignée de résistants essayent de survivre dans la ville de Steamburg, dont Vincent, inventeur de profession est un grand admirateur de monsieur Tesla.

Vincent a compris que les robots n’aiment pas les grosses bobines électriques réparties un peu partout en ville. Pour venir à bout de ces machines, il a inventé une petite bombe électrique qui attire les robots comme une boite en carton attire un chat. Il suffit de lancer une de ses bombes près d’une grosse bobine et pouf, plus de robot. Le but de chaque niveau sera évidemment de venir à bout de l’ensemble des robots, en utilisant les quelques gadgets à notre disposition ainsi que l’environnement.

Si le jeu n’est pas vilain, avec tout plein de détails pour donner un peu de vie à cette ville steampunk, c’est au détriment de la lisibilité, avec notamment une perspective pas super idéale. Ajoutez à cela la lourdeur du personnage, que cela soit pour les déplacements que pour utiliser les objets (héritage de la version mobile), et on obtient un jeu qui partait d’une bonne idée, au background sympathique, à un titre pénible à jouer. Dommage.

Crim

Tetris Effect

Prenez la formule du puzzle-game Tetris et filez le tout à Tetsuya Mizuguchi, déjà responsables des mémorables REZ, Space Channel 5, Meteos et Lumines, afin d’obtenir une des expériences en Réalité Virtuelle les plus intéressantes de toutes.

Reprenant d’ailleurs fortement le concept de Lumines, Tetris Effect propose au joueur de vivre une expérience auditive et visuelle changeant au fil de ses réussites. Dans Lumines, il fallait se coller entre eux un maximum de blocs de même couleur. Dans Tetris Effect, c’est à chaque ligne validée que le spectacle évolue. Et c’est tout à fait sublime.

Une trentaine de niveaux s’offrent donc à nous, passant du vol de montgolfière à un trip planant au Sahara évoluant vers l’espace. Des environnements dépaysants côtoient des atmosphères calmes et reposantes, des ambiances fortes et tonitruantes, des moments uniques de pure majesté ou la réalité virtuelle prend vraiment tout son sens. Oui, Tetris Effect peut être joué sans casque virtuel, mais c’est comme un diner d’amoureux en solo ou un road trip en Lorraine : c’est mieux que rien, mais on se doute qu’on rate un truc.

Tetris Effect est une vraie réussite artistique et se paie même le luxe d’être un de ces rares, trop rares, jeux en Réalité Virtuelle qui donnent du sens à l’achat d’un casque. Rien que ça, c’est un exploit. Si vous êtes plutôt du genre à trouver la poésie ennuyante et que vous manquez de trouver de l’intérêt à un beau paysage, alors Tetris Effect n’est peut-être pas pour vous. Les autres, préparez-vous à y laisser quelques larmes de joie.

Skywilly

Just One Line

Basé sur le principe des Livres dont vous êtes le héros, vous incarnez dans Just One Line un personnage partant à l’aventure. Quatre races (humain, elfe, nain, orc) et de nombreuses classes sont disponibles (rôdeur, clerc, guerrier…) mais la plupart sont verrouillées au départ. Les premières parties se déroulent donc avec un Roturier Humain qui ne peut pas utiliser grand chose (armures basiques, outils ou armes peu évoluées…).

Le jeu commence à la taverne, où vous pouvez dépenser votre argent dans un meilleur équipement et lancer une quête depuis le panneau d’affichage. Bagarre de taverne, enfant perdu, attaque de gobelins, vous avez peu d’indications si ce n’est la récompense promise en cas de réussite, à vous d’imaginer la difficulté de la mission.

Une fois choisie, tout se déroulera de façon textuelle. Vous aurez un descriptif de la situations et quelques choix possibles (suivre le chemin, questionner la personne rencontrée, retourner à l’auberge, etc.). J’ai été assez surpris qu’il y ait une traduction française mais je l’ai vite désactivée car elle est blindée de fautes, dommage pour ce type de jeu.

Je suis également déçu par la mise en scène car si la 3D assez minimaliste n’est pas folle, j’avais espéré voir un peu de paysage et non pas uniquement un plan fixe par mission, on passe à côté de ce que peut apporter le jeu vidéo à la formule de base.

Cette première heure ne m’a vraiment pas convaincu. Les quêtes se terminent rapidement dans d’atroces souffrances (j’ai vu sur le forum qu’il fallait en fait souvent prendre la fuite) et lire avec un fond qui bouge légèrement est assez désagréable. En plus de ça, seulement une vingtaine de quêtes sont disponibles, j’ai donc également peur pour la durée de vie si jamais le jeu plaît… Dommage.

Bestio

Puzzle Wall

La Nintendo Switch n’est pas la Wii et certains éditeurs et développeurs de jeux l’ont complètement oublié. C’est pourquoi ces premiers mois d’existence, Nintendo a dû accueillir quelques jeux s’apprêtant à surfer sur la vieille vague du titre familial qui fait bouger son popotin aux anniversaire et fêtes de fin d’année. Problème : le matos ne suit pas, comme c’est le cas pour Puzzle Wall.

Demandant de prendre des postures spécifiques en tenant un JoyCon dans chaque main pour éviter de se prendre des murs en pleine face, Puzzle Wall se prend justement pas mal de barrière à la figure. La première est technique, comme prévu, puisque les JoyCon ne réagissent que très mal au concept. Pour solutionner cela, les développeurs ont simplifié les formes et la prise de risque, ce qui rend le jeu assez quelconque.

Le second souci, c’est l’enrobage global. On est devant quelque chose qui coche toutes les cases du cahier des charges lambda du Party Game quelconque qu’on retrouve dans les bacs à soldes beaucoup trop vite. Du coup, l’amusement est nulle part. Puzzle Wall avait beaucoup de chances de tirer son épingle du jeu, mais son absence totale d’originalité le rend complètement oubliable. La Switch n’est pas la Wii, et Puzzle Wall n’y avait pas sa place.

Skywilly

Lucid Dream

Il faut croire que 2018 est l’année de la remise en question de soi (Solo) et de la dépression (Celeste, To Leave). Pour continuer sur ce chemin, les polonais de Dali Games nous proposent une jolie histoire pleine de dépression et de sentiment bien triste. On y incarne Lucy, une jeune fille vivant seule avec sa mère suite au décès de son père. Cette dernière, malgré sa situation d’handicap, va tout essayer pour remonter le moral à sa mère, quitte à faire un pacte avec une créature étrange, l’Oneiromancer. Notre héroïne voguera dans des mondes de rêves, pour essayer de sauver sa mère.

Au fur et à mesure, le jeu arrive parfaitement à brouiller les pistes quand à la situation réelle. Est-ce réellement la mère qui est dépressive ? Ne serait-ce pas plutôt Lucy qui serait atteinte de psychose ? Tout ceci est parfaitement narré, avec une attention toute particulière sur l’ambiance et la direction artistique parfaitement maîtrisé de bout en bout, alors que les innombrables mondes oniriques que nous allons traverser sont très différents les uns des autres, très inspirés par les œuvres de Salvador Dali dont le studio a emprunté le nom.

Point and click assez classique, le jeu arrive toutefois à varier ses puzzles. Si dans l’ensemble il se parcourt allègrement (bien que l’ambiance générale soit assez lourde au vu des sujets traités), on notera toutefois quelque petits problèmes techniques faisant crasher le tout (les développeurs en ont corrigés certains) et surtout une traduction française qui si, dans son ensemble, est plutôt correcte, a toutefois un énorme soucis : il lui manque une quantité incroyable d’espaces, venant pénaliser quelque peu la lecture. Quoique qu’il en soit, si le sujet de la dépression suite à la disparition d’un proche ne vous rebute pas, vous pouvez vous lancer sur Lucid Dream les yeux fermés.

Crim

Nairi: Tower of Shirin


Nairi: Tower of Shirin est l’histoire d’une petite fille des beaux quartiers se sentant bien seule, qui se verra kidnappée par des bandits du désert voisin alors qu’elle tentait d’échapper aux gardes royaux, venus l’arrêter au même titre que sa famille victime d’un complot. Son monde est fait aussi bien d’êtres humains que d’animaux anthropomorphiques. C’est de la pure fantaisie que voilà dans une ville aux accents d’orient du nom de Shirin, construite sur les restes d’une civilisation depuis longtemps perdue à cause d’une tempête de sable aux proportions cataclysmiques.

Nairi est le personnage principal de cette histoire mais la partagera avec une bande d’inadaptés de la société comme Rex, un rat qui deviendra son ami et aussi passionné par l’archéologie, le hasard faisant bien les choses. Tandis que Nairi aura fort à faire en tant que gamine pourrie gâtée perdue dans les bas quartiers, elle devra se dépasser pour laver le nom de son père injustement accusé. En même temps, son aventure lui fera croiser le chemin de la tour sacrée de Shirin et du mystère entourant son passé assez trouble quant aux circonstances fantastiques ayant amené ses anciens propriétaires à disparaître.

Bien qu’il ait le look d’une visual novel en ayant beaucoup de dialogues, vraiment beaucoup, Nairi est un point and click avant tout. On évolue ainsi dans la cité de Shirin au travers de décors statiques dans une sorte de vue à la première personne, bref sans voir votre personnage et en cliquant sur les points d’intérêts à l’écran. Les musiques sont vraiment entraînantes et la direction artistique solide avec un design de personnages très mignon et enfantin. Il n’y a pas de doublage de voix, mais le texte est au moins entièrement disponible en français. Son accessibilité est aussi un plus étant donné qu’il pourrait plaire aux plus jeunes de par son aspect, même si son histoire a quelques moments plus sombres que d’autres.

Pour sa majeure partie, c’est du dialogue après encore plus de dialogue coupés par endroit par la résolution de quelques puzzles. Ils sont pour la plupart logiques et faciles à résoudre excepté dans la toute dernière partie du jeu. A ce moment-là, vous aurez alors droit à des énigmes biscornues qui m’auront fait arraché le peu de cheveux qui me reste. Elles auront même été parmi les plus ardues avec lesquelles j’ai eu à faire depuis longtemps. Plutôt cools comme casse-tête, elles le furent beaucoup moins arrivé à la fin d’un jeu jusque-là assez simple. Ce pic de difficulté soudain fut étrange et difficile à avaler.

Il y a eu aussi d’autres soucis, comme le déplacement un peu lourd d’un endroit à l’autre de Shirin. La façon dont chaque tableau est connecté aux suivants n’est pas construit dans la logique d’un mouvement tridimensionnel, ce qui fait que parfois, on croit devoir cliquer à droite pour continuer d’aller à droite, alors qu’en fait on revient sur nos pas. Pour résumer, c’est comme si le jeu n’avait aucun sens de l’orientation favorisant l’esthétique de ses décors au détriment du sens de direction qu’il est censé apporter. Chaque tableau ne donne ainsi pas vraiment l’impression d’être relié concrètement au suivant et au final ne nous permet pas toujours de nous construire un plan mental des environs.

Parmi mes autres suppliques, j’ai eu la désagréable impression de bugs n’enregistrant pas toujours correctement mes clics menant à l’échec de certains puzzles, pourtant réussis la fois suivante en suivant la même méthode mais en étant plus lent cette fois-ci. Certains puzzles sont aussi difficiles à manipuler à la souris – peut-être moins sur Nintendo Switch – à cause de soucis de collisions bloquant certaines pièces contre d’autres quand on les déplace. C’est un détail plus qu’un véritable problème cependant.

Cela dit, une fois la fin de Nairi atteinte, le plus problématique reste que nous soyons laissés choir avec un cliffhanger n’apportant aucune conclusion à l’intrigue ; et ce sans aucune explication sur cette raison, ni mention d’une suite quelconque même si cette dernière option semble évidente. Si cette suite hypothétique est liée au succès commercial du jeu, rien ne dit que le mot de la fin nous sera un jour donné. Nairi reste pour autant un jeu agréable à l’histoire bien équilibrée malgré toutes ces questions restées en suspens.

Vasquaal

To The Top

Au sommet de la Réalité Virtuelle se trouve des titres d’exception comme REZ ou Tetris Effect, mais il y a aussi des jeux encore plus conceptuels prenant en compte les nouvelles possibilités de jeu que propose ces casques VR. To The Top est de ceux-ci, avec une idée de base absolument vendeuse : vous allez grimper tout ce que vous voyez en bleu, dans un monde aux formes et ambiances simples mais efficaces. On peut s’agripper main par main façon Spider-Man à l’aide des gâchettes de chaque PS Move (le jeu a été testé sur PSVR mais est disponible aussi sur PC), mais il est aussi possible de jouer les grenouilles qui bondissent en s’agrippant des deux mains et en relâchant d’un coup.

Les déplacements se font par à-coups avec les boutons de la manette, ce qui saccade le rythme du jeu en début de partie mais se prend rapidement en main. On est rapidement happé par la liberté laissée au joueur pour atteindre la fin des niveaux le plus vite possible et on se retrouve étrangement très vite en train de bondir d’une prise à un autre, tout en gesticulant et surtout, se retournant physiquement pour faire fi des limites techniques qui vous forçaient à téléporter. To the Top est une réussite qui a du mal à démarrer, la faute à un tutoriel trop envahissant et une volonté de ne pas vous faire peur avec de gros défis dès le début. Mais une fois maitrisé, le jeu de Electric Hat Games est aussi génial et fun qu’il est moche. C’est dire !

Skywilly

Kitten’d


Kitten’d tourne autour de l’idée qu’on vous a offert par surprise, un chaton. On se dit “chouette alors!”, voilà un Nintendogs+cats en réalité virtuelle mais sans les chiens, centré autour de l’idée de s’occuper de chatons, de les nourrir, les choyer et nettoyer derrière eux leurs besoins. Quelques caresses viennent parachever le tout tandis qu’on essaiera – vainement – de les empêcher de casser le peu d’objets habillant notre appartement virtuel.

Vous disposerez d’un mode libre où vos chatons seront moins difficiles à gérer pour une expérience plus détendue. C’est le mode idéal pour communier avec ces boules de poils virtuelles sans le stress d’objectifs à accomplir. Cependant de base, ce mode reste assez pauvre en contenu en n’ayant que très peu de gadgets et une seule race de chat à disposition pour commencer.

Pour l’enrichir, il va falloir se jeter dans l’autre mode fonctionnant selon un schéma que l’on retrouve dans bon nombre de jeux mobiles, avec ses niveaux répartis dans différents mondes, chacun d’entre eux ayant un ou plusieurs objectifs précis à accomplir dans un temps imparti, consistant en général à prendre soin de ces chatons en évitant qu’ils ne commettent trop de catastrophes. Tout n’y est que question d’équilibre et de priorités à gérer dans une difficulté qui se veut aussi progressive qu’accessible.

Ce sont des chatons après tout, il faut les éduquer. Si notre performance est à la hauteur, la notation en étoile n’en sera que plus haute et les jetons ainsi gagnés permettront de débloquer du contenu supplémentaire pour le mode libre comme de nouvelles races de chat ou des gadgets supplémentaires pour interagir avec nos félins.

Même s’il se trouve assez généreux pour son prix, Kitten’d n’en fait pas moins face à de sérieuses limitations. Notamment en ce qui concerne l’utilisation de la réalité virtuelle. Avec un Oculus Rift, impossible de se déplacer dans l’appartement. Heureusement, il suffit de pointer l’objet désiré pour l’attraper à distance. Le seul souci, c’est que cela casse un peu l’immersion en nous mettant dans un rôle passif. Tout se fait donc d’un seul point dans l’espace.

Le fait d’être restreint aura au moins l’avantage de rendre cette expérience plus accessible aux débutants de la VR sans trop les brusquer avec la notion de déplacement dans un espace virtuel. Kitten’d est clairement tourné vers un public plus casuel qui aimerait autant les chats que de se familiariser avec la réalité virtuelle, qui n’est par ailleurs pas obligatoire pour profiter du jeu – cependant sans elle, il se révèle nettement moins peu intéressant et original. En attendant, si vous espériez y trouver une véritable simulation de félins à adopter, il faudra passer votre chemin ou vous orienter vers l’adoption d’une véritable boule de poils.

Vasquaal

Conan Exiles


Dans Conan Exiles, vous aurez à vous défendre souvent. Les ennemies sont nombreux et veulent tous votre mort. Ce jeu est comme l’enfant illégitime de Age of Conan, la précédente tentative de Funcom avec l’univers de Robert E. Howard, avec un jeu de survie. C’est ce pourquoi il mélange les mêmes aspects que n’importe quel autre jeu de survie, c’est à dire s’occuper des besoins naturels comme la faim et la soif, faire du bricolage (crafting) et combattre des hordes de créatures féroces, plus tout un tas de mécanismes de jeu nous rappelant les origines de Funcom avec le mmorpg. Il est ce qu’il est, que vous n’aimiez ou pas ce style de jeu, c’est le genre à demander autant d’imagination pour s’immerger dans son monde que de faire preuve de beaucoup de patience, puisqu’il s’agit d’un jeu qui en demandera en quantité étant donné que l’échec et la mort font parties intégrantes du contexte de n’importe quel survival.

Le grind est présent et dans son cas, Exiles le gère plutôt bien. Il reprend certaines idées très intéressantes héritées de ses influences de mmo, telle que l’évolution de notre personnage à mesure que l’on gagnera des points d’expérience en explorant ce monde et ses mystères tout en affrontant des monstres de légendes. Bien que son aspect de jeu de rôle lui donne une profondeur bienvenue, il n’est au final qu’un jeu de survie et n’en dépasse pas vraiment le cadre. N’attendez pas une histoire richement étoffée ou des dialogues riches.

Avant tout, il est attendu d’explorer ce Conan en ligne avec d’autres joueurs. Même le mode solo rappelle sa nature de jeu en ligne avec cette impossibilité de mettre la pause comme la nécessité d’attendre plusieurs secondes avant que le jeu ne quitte votre partie comme dans n’importe quel mmo. Cela dit, allez jouer avec autrui peut se révéler une expérience aussi inédite que lourde de conséquences. Comme dans tout autre survival pour être honnête, la communauté de Conan Exiles sait se montrer parfois difficile tandis que les vétérans du jeu pourront être impitoyables dans leur recherche de nouvelles proies naïves. Comme vous démarrez cul nu, vous n’avez guère d’autre option que d’être harcelé ou de courir pour sauver votre peau jusqu’à trouver la force nécessaire pour vous élever au-dessus des autres ou laisser tomber.

Il y a aura beaucoup à explorer avant tout cela cependant. Seul, vous aurez quelques dizaines d’heures de contenu pour vous divertir si c’est le genre d’expérience qui vous branche. Vous n’y trouverez pas une histoire incroyable, juste un habillage pour donner un peu plus de vie qu’à l’accoutumée à un jeu de survie, ce qui est déjà plus que la plupart. Et le craft ne démérite pas non plus jusqu’à un certain point. C’est le genre de jeu qui demande de s’y investir tout en appréciant le genre. Vous pourrez y construire des bâtiments tout aussi basiques qu’élaborés comme des œuvres d’art si vous le désirez, tout en ayant à faire avec des contrôles et une instabilité général du jeu par moment, enfin surtout si vous y jouez en ligne.

Cela étant dit, il y a autant à aimer ici qu’à détester. C’est loin d’être parfait comme c’est le cas de beaucoup de survival. Et parmi ces derniers, Conan Exiles se situe aisément dans le top de ce qui est disponible à ce jour. Il est régulièrement mis à jour même si de nombreux dlc ont déjà élu domicile chez lui, même s’il y a déjà de quoi faire sans. Soyez également informé qu’il existe à ce jour encore des bugs et que son expérience en ligne est loin d’être accueillante.

Vasquaal

The Shapeshifting Detective


Dans les années 90, la Full Motion Video était le summum du réalisme dans le jeu vidéo, habitant les séquences cinématiques comme les gameplay. Celle-ci s’accompagnait souvent d’un jeu d’acteur exagéré voire ringard sans pour autant que nous arrivions à le détester. The Shapeshifting Detective est l’un de ceux-là comme un retour en arrière, une bizarrerie d’un autre temps.

D’Avekki studios, par ailleurs pas étranger avec cette technique puisqu’il s’agit de leur second titre dans ce format, s’est associé pour sa conception à Wales Interactive, ce dernier étant déjà responsable d’un autre jeu du même style que j’ai fortement apprécié, The Bunker. A première vue, on dirait un film interactif, un jeu de détective polymorphe comme son titre l’indique.

Ce dernier mélange autant d’éléments de fantastique que de bonnes vieilles influences du film noir, ou plus précisément, de son précurseur, le pulp. Sa liste de personnages est par conséquent aussi cliché que l’on puisse l’imaginer : la mystérieuse victime rousse, le photographe pervers, la maîtresse d’auberge névrosée, le groupe de médiums et j’en passe. Votre mission sera de trouver parmi eux le meurtrier de notre victime.

Shapeshifting Detective est divisé en plusieurs chapitres, chacun correspondant à une heure de temps réel dans son univers. Son intrigue se déroule le lendemain du meurtre dans une petite ville anglaise d’habitude sans soucis du nom d’August ; ne nous laissant alors que jusqu’à minuit pour pointer du doigt notre suspect principal au chef de la police locale. Il n’y aura alors aucun retour en arrière possible, nous laissant seul face à notre réussite ou notre misérable échec en cas de mauvais choix.

S’il démarra comme un film aux accents de ringardise, Shapeshifting Detective a fini par devenir effrayant, créant une atmosphère de tension remplie d’intentions meurtrières. Avant d’en atteindre la conclusion, notre seul objectif est alors d’interroger tout suspect ou témoin disponibles, leur nombre grandissant à mesure que l’on progresse. Même si le jeu se résume à cela, ça n’en est pas moins excitant.

Alors que vous les interrogerez, il arrivera qu’il soit nécessaire de poser des questions difficiles. Le jeu vous donnera même pour certaines d’entre elles la possibilité de les effacer. Certaines de ces questions peuvent s’avérer en effet délicates à poser, tapant même sur les nerfs de vos interlocuteurs. Ou pire, vous exposant à un danger réel s’il s’avère que vous faites face au meurtrier.

Son intrigue est fascinante. Elle ressemble à un ensemble de fils narratifs qui vont s’emmêler et que l’on va devoir démêler dans notre tête, nous laissant seul le soin d’en tirer les bonnes conclusions. Régulièrement, il vous sera offert l’opportunité de passer au chapitre suivant sans que cela soit une obligation. Au contraire, vous pourrez rester un peu plus longtemps dans l’espoir de trouver des indices supplémentaires. En tant que polymorphe, vous pourrez de plus assumer la forme de n’importe qui. Cette compétence est très utile, car vous le savez bien, l’être humain est plus à même de se confier à ses proches qu’à un détective sorti de nulle part.

Shapeshifting Detective n’est que cela. Un jeu simple à prendre en main, qui ne s’appréciera qu’une fois rentré dans son histoire et ses personnages. Ces derniers se révèlent peu à peu plus que leur apparence trompeuse pour peu qu’on cherche à creuser leur histoire. Même si j’avouerai qu’il y a aussi une part de plaisir coupable à aimer ce jeu, cela n’enlève en rien ses mérites ; ceux d’un jeu en fmv réussi dans son ensemble tout en offrant une bonne rejouabilité, le meurtrier n’étant pas toujours le même à chaque nouvelle partie.

Vasquaal

Fluffy Horde

Décrire Fluffy Horde est compliqué tellement ce jeu mélange les genres. Dans les grandes lignes il faut sauver un royaume d’une invasion de lapins. Ils dévorent tout ce qu’ils trouvent et vous devrez donc les éliminer avant qu’ils ne s’attaquent à vos fermes, moulins, princesses, etc.

Pour cela, un peu comme dans Kingdom, vous pourrez dépenser votre argent dans divers bâtiments pour recruter des troupes et les faire évoluer. Si les premiers niveaux sont très simples, par la suite le jeu se transformera petit à petit en une sorte de puzzle game où il faudra d’abord comprendre quoi faire et dans quel ordre. Passé cette phase de compréhension, le jeu deviendra alors pour le reste du niveau un mix entre tower defense et stratégie en temps réel où vous devrez positionner votre troupe de façon intelligente pour réduire à néant la menace. Et si vous aimez vraiment vous creuser la tête, 400 médailles seront à récupérer dans la centaine de niveaux proposés par le jeu !

Le ton est évidemment totalement décalé, les princesses n’hésitent pas à traverser les hordes de lapins pour aller faire la fête, des bruits de pet se font entendre en boucle dès que vous affrontez des lapins plus gros que la moyenne, les troupes font des commentaires débiles quand elles arrivent en jeu, le grand méchant à l’origine de l’invasion viendra souvent vous provoquer, etc.

En parallèle de la campagne solo, le jeu propose également un mode multijoueurs mais quand j’ai essayé de le lancer les serveurs étaient totalement vides, je ne pourrai donc pas me prononcer sur le sujet.

Le gameplay de Fluffy Horde n’est pas inintéressant, je vois bien que les développeurs croient en leur jeu et ont tout fait pour le rendre intéressant avec de nombreux niveaux et des mécanismes qui viennent se greffer petit à petit (barge qui bouge sur l’eau, portails de téléportation à rediriger, bascules, ascenseurs…) mais au final je me suis ennuyé. Malgré tout je suis convaincu qu’il peut plaire à bon nombre de joueurs, n’hésitez donc pas à jeter un coup d’oeil à la vidéo pour vous faire votre propre opinion.

Bestio

Iris.Fall

Dans le dur monde du jeu vidéo indépendant, il n’est pas forcement simple de sortir un titre et pourtant, le studio chinois Next Studios va en sortir deux courant décembre. Le premier qui nous intéresse est Iris.Fall, un puzzle-aventure charmant aux premiers abords. Alors qu’une petite fille dort paisiblement, un chat noir vient interrompre son sommeil. Cette dernière décide de suivre le chat, jusque dans une maison étrange, qui fait plutôt office de théâtre burlesque, ou machinerie, cirque et mysticisme se mélangent.

Lorsque la petite fille entre dans le bâtiment, elle se prend un nuage de poussière… qui rend le jeu en noir et blanc (je vous l’accorde, la justification de la palette de couleur est conceptuelle). De là, elle devra naviguer de pièce en pièce pour comprendre ce qui ce passe dans cette demeure des plus étranges. En plus des quelques objets à ramasser et à placer sur des machines pour les activer, notre héroïne pourra aussi se déplacer dans les ombres (comme dans Contrast), à l’aide de livres magiques posés au sol. Si l’ambiance et la direction artistique son plutôt réussis, le reste du jeu est beaucoup moins intéressant.

Techniquement, le jeu n’est vraiment pas fou, avec des collisions approximatives et des animations pas excessivement fluides. Si ce n’était que ça, on pourrait l’accepter, sauf que l’on remarque dès le menu le peu de soin qu’à apporté le studio à son jeu : impossibilité de reconfigurer ses touches, gestion du clavier/souris et de la manette en simultané non géré, d’énormes fautes dans la traduction (qui ne concerne que le menu étant donné que tout le reste du jeu est muet, tout est raconté par des scénettes).

Côté puzzle, ce n’est vraiment pas la folie, avec notamment le gimmick principal (la possibilité de contrôler son ombre) sous exploité étant donné qu’il ne sera vraiment utilisé que lors du dernier puzzle du jeu dans une aventure qui ne dépassera pas les trois heures. Sa simplicité et son univers en font un jeu idéal pour les plus petits, mais sera complètement oublié une fois terminé.

Crim

Pilot Sports

Quand j’ai vu Pilot Sports, je me suis dit que ça pourrait être l’occasion d’y jouer avec ma femme et mes enfants pour changer un peu du combo Mario Kart / Mario Party. C’est donc plein d’espoir que nous avons lancé le jeu. Quatre disciplines sont proposées : avion, deltaplane, parachute et jetpack. Je vais faire court, le deltaplane est lent à mourir, le parachute n’est pas très intéressant, le pilotage du jetpack est un peu bancal, seul l’avion sort légèrement du lot.

Les défis sont à peu près tous les mêmes (traverser une suite d’anneaux dans le ciel) et l’ennui s’installe très vite, même à quatre devant la télé. Graphiquement ce n’est vraiment pas terrible non plus avec des modélisations grossières et aucune direction artistique, ça part dans tous les sens.

Bilan, après une petite heure à essayer de trouver des points positifs et en voyant la tête dépitée de mes enfants j’ai décidé de ranger le jeu et ne plus jamais le sortir…

Bestio

Return of the Obra Dinn

Si c’est la première fois que vous lisez quelque chose à propos de Return of the Obra Dinn, je vous conseille fortement de ne rien lire d’autre. Non pas que j’ai la prétention d’avoir la vérité sur le jeu, juste que c’est un jeu à découvrir entièrement. Moins vous en saurez dessus, plus belle sera la découverte. Sachez juste que Lukas Pope, son créateur, est un très grand malin et une personne un peu à part aussi. Là où on rêve tous de devenir pompier, médecin ou astronaute (parce que c’est les métiers du bien dans la vision un peu étriquée dans lequel on vit), lui il rêvait de travailler comme agent de douane à la frontière (Paper Please)… ou agent d’assurance, dans le jeu qui nous intéresse aujourd’hui.

Après 5 ans de disparition, le bateau Obra Dinn a été retrouvé. Pour faire jouer ou non l’assurance, vous allez devoir comprendre ce qui est advenu des 60 membres d’équipage et passagers qui étaient sur le bateau. Pour cela, vous aurez trois photos, où apparaissent toutes les personnes ainsi qu’un listing avec le nom de chacun, son rôle et sa nationalité. Vous devrez mettre un nom sur un visage et déterminer ce qui lui est arrivé, grâce à une montre magique qui vous montrera le dernier instant de la personne sur le bateau. Le génie de Lukas Pope est de rendre le joueur enquêteur plutôt que d’incarner un personnage qui mène l’enquête.

Que cela soit l’image, le son ou l’écrit, il faudra faire attention à tous les détails pour espérer résoudre ce Cluedo géant, sachant que les profils se valideront de trois en trois. C’est malin, ingénieux et c’est une narration parfaitement maîtrisée. Foncez !

Crim

Mechanika

Toujours la console des ressorties, c’est au tour du studio espagnol Mango Procotol de porter son premier jeu, sorti en 2015 sur la console de Nintendo. Si la “suite” (qui se passe avant MechaNika) Agatha Knife est déjà disponible sur la console, dont Chezmoa en est ressorti grandi, c’est l’histoire de Nika Allen, 7ans, qui nous intéresse.

Nika s’ennuie à l’école, elle n’y apprend que des choses inutiles et sa maîtresse ne décolle pas son nez de son smartphone. Nika aime la bricole, ainsi que le cognac-cacao, qui lui donne beaucoup d’inspiration. Son frère passe son temps à perdre sur des FPS multi, sa mère passe son temps devant la télé et son père répare des motos et ne veut pas former Nika. Cette dernière, ne supportant plus la situation décide de mettre en route son plan : construire un énorme Mecha pour détruire toute les choses pas cools et ainsi se débarrasser de toute nuisance et n’apprendre que des choses cools.

Vous l’aurez compris, le scénario est complètement barré, vous rirez, mais vous serez aussi quelque peut dérangé par certaines situations (tout comme dans Agatha Knife). Si les puzzles ne sont pas particulièrement compliqués (malgré certains qui manquent de clarté, notamment sur l’identification des composants qui permettent de construire le Mecha), le jeu reste agréable… tant qu’on n’y joue pas sur console. A la place de la simplicité des contrôles du point and clic sur PC (la souris pour bouger le curseur, un bouton pour agir et un pour des actions contextuelles), vous aurez ici un stick pour déplacer Nika et le second stick servira à bouger le curseur, accompagné des divers boutons pour les actions. Heureusement, le tactile en mode nomade est géré, rendant l’expérience un peu plus agréable, sans toutefois remplacer la souris.

Mignon bien qu’un peu trash (à l’opposé de ce que peut laisser penser la direction artistique du jeu), on vous conseille le jeu mais évitez de le faire sur console, les contrôles viendront à bout de votre patience.

Crim

Huge Enemy Worldbreakers

Huge Enemy Wolrdbreakers est un shoot’em up horizontal au gameplay plutôt déroutant. Vous pouvez tirer tout autour de vous mais surtout ce tir est automatique. Vous avez juste à déplacer un curseur à l’écran, le titre se manie donc un peu comme un twin stick shooter.

Quatre armes sont à débloquer (missiles, laser…) puis à améliorer via les crédits récupérés en jeu. D’après les vidéos je m’attendais à devoir changer d’arme en permanence pour m’adapter à la situation mais au final la première et la quatrième suffisent à boucler l’ensemble du jeu sans trop de problème (d’autant plus que la barre de vie du vaisseau est assez importante et que vous aurez la possibilité d’absorber la vie des ennemis pour recharger votre bouclier en cours de niveau).

Le jeu mise beaucoup sur l’esquive. D’une simple touche votre vaisseau fera un “barrel roll” permettant d’éviter tous les obstacles et tirs pendant un court instant. Plutôt amusante, cette mécanique est surtout utile lors des combats de boss et leurs lasers balayant tout l’écran. Autant je me suis ennuyé durant les niveaux, sûrement à cause du tir automatique qui donne l’impression de ne pas jouer, autant les affrontements de boss sont très réussis et assez impressionnants.

Graphiquement le titre est plutôt joli et affiche pas mal d’ennemis simultanément à l’écran, par contre la lisibilité est catastrophique par moments (curseur rouge sur fond rouge, tirs blancs auréolés de bleu ciel sur fond blanc, nuages qui passent au premier plan masquant l’action…). J’ai également rencontré pas mal de bugs plus ou moins gênants (vaisseau qui se déplace tout seul dans une direction, achat impossible dans la boutique alors que j’ai l’argent…).

J’ai terminé le jeu mais j’en ressors avec un sentiment plus que mitigé. Je sens bien que les développeurs ont créé Huge Enemy avec amour, mais ça ne prend pas, je n’aime vraiment pas l’idée du tir automatique, j’ai l’impression de ne rien contrôler et ça me frustre. Le jeu n’est pas mauvais, mais je ne peux pas le conseiller.

Bestio

Wandersong

Petit barde chantant tout l’été se trouva fort dépourvu quand les fantômes furent venus. Envahissant son village et maudissant ses habitants, les spectres ne semblaient pas pouvoir communiquer avant que notre héros ne claque ses cordes et émette un son de pure compréhension. Ce sera la première étape d’une aventure merveilleuse, pleine de PNJ adorables et de situations cocasses, rythmées par un gameplay sans grande envergure.

Visuellement intéressant même si ses arrière-plans ne sont pas toujours évident à saisir, Wandersong est un gigantesque jeu de copie de notes à toutes les sauces. L’ennemi va vous dire Jaune, Vert et Rouge, vous devrez faire les notes adéquates dans votre roue de chant à activer au stick droit. La prise en main est tout à fait efficace mais passé les effets de changement de décors que votre chant entraîne, vous vous rendez vite compte de la futilité de cette feature. Jamais le jeu ne parvient à transporter à la hauteur de ses ambitions premières.

Reste un très chouette jeu d’aventure, un gameplay de chant rigolo à défaut d’être réellement inoubliable, mais surtout une petite déception de ce qu’aurait pu être Wandersong avec un peu plus de folie. En l’état on a surtout le droit à une belle mais lente et prévisible aventure qui nous sortira du grisâtre des gros jeux de fin d’année, sans pour autant être incontournable.

Skywilly

Damsel

Sorti un peu avant Halloween, Damsel s’inscrit parfaitement dans le thème en vous plaçant aux commandes d’un agent spécial parti enquêter dans une fabrique de boisson énergisante suspectée d’être infestée de vampires. Sur place les doutes sont confirmés, il va falloir faire le ménage pour les empêcher d’ajouter leur ingrédient mystère et conquérir le monde !

Niveau gameplay le jeu est un platformer composé de niveaux très courts avec des objectifs variés : éliminer tous les vampires, collecter tous les crânes, désactiver les terminaux de sécurité, sauver les otages, etc. Le personnage est assez agréable à contrôler avec un dash, un double-saut et un fusil à pompe histoire de faire le ménage chez les monstres (le saut est par contre un peu flottant à mon goût).

Chaque action octroie un certain nombre de points et le jeu deviendra réellement intéressant dès que vous essaierez de faire le meilleur score possible. Vous devrez pour cela aller très vite, ne pas vous faire toucher, réaliser un maximum d’objectifs secondaires, tout ça sans jamais casser votre combo. Chaque niveau deviendra alors une sorte de casse-tête où vous devrez déterminer la route optimale.

Graphiquement l’ensemble est propre et coloré et j’ai beaucoup aimé que l’histoire soit contée via des pages de comics, c’est vraiment réussi (ne vous attendez par contre pas à des rebondissements incroyables). Le jeu reste par contre très classique et même si les adversaires sont de plus en plus coriaces et les niveaux plus dangereux (pics, caméras de surveillance…) un sentiment de lassitude s’installera au bout de quelques heures. Il y a bien deux autres modes de jeu (arcade et mission quotidienne) mais réutilisant les stages de la campagne sans rien apporter de plus.

Dans la vidéo j’ai l’air assez blasé, c’était d’ailleurs le cas, mais pour y avoir rejoué hors stream depuis j’y ai pris bien plus de plaisir au fur et à mesure que j’ai appris à enchaîner les dash et sauts sans temps mort. Je ne comprends par contre vraiment pas que dans un jeu clairement orienté scoring il n’y ait pas une note à la fin ou au moins quelque chose pour nous donner une idée de notre résultat pour savoir si nous sommes proches de la perfection ou s’il y a au contraire moyen de faire bien mieux (il y a un leaderboard, mais j’aurais aimé un repère de base). Autre petite chose un peu dommage, les crânes qui apparaissent à la destruction des cercueils flottent juste au-dessus de la hitbox du personnage. Ca n’a l’air de rien comme ça sauf que ça oblige à sauter et que ça casse le rythme.

Au final Damsel est un jeu d’arcade sympa mais je reste persuadé qu’il aurait pu être bien meilleur avec quelques ajustements car l’enrobage est vraiment bon.

Bestio