Voici nos critiques les plus rapides, qui sont dédiées à tous types de jeux. Bons ou moins bons, ils sont ici juste parce qu’ils n’engagent pas à écrire un long pavé, s’expliquent très vite ou qu’il n’est pas nécessaire d’y passer des heures pour vous donner envie (ou non) de vous y plonger. L’occasion d’en rater encore moins, malgré un nombre de sorties toujours plus énorme alors qu’il n’y a toujours que 24 heures dans une seule journée… Vous pouvez retrouver les Critiques Rapides de l’ancien format (d’avant Mai 2018) via ce lien et ici pour vous rendre au Glossaire de toutes les Critiques Rapides de la nouvelle formule.

Kirby Star Allies

On ne l’attendait pas forcément avec impatience, mais sa petite boule ronde était la bienvenue sur Switch. La nouvelle console de Nintendo accueille donc Kirby et avec lui, quelques héros et méchants qui deviendront des alliés dans une aventure toute mignonne… Et d’une simplicité incroyable.

On n’a jamais demandé à Kirby d’être un jeu difficile d’accès, loin de là. Aucun jeu de la saga n’est vraiment difficile à terminer, mais ce dernier jeu est surtout criant d’un manque d’originalité. Proposant un jeu de plateforme basique avec quelques secrets mal cachés (difficile de terminer un niveau sans tout y compléter du premier coup), Kirby Star Allies se repose exclusivement sur deux choses : son visuel, net, fin, mignon tout plein, mais aussi et surtout sa mécanique de copains.

En envoyant des cœurs à vos ennemis, vous les transformerez en alliés. Jusqu’à trois alliés peuvent vous suivre, trois potentiels intelligences artificielles et/ou joueurs réels posés près de vous sur le canapé. Les enfants s’en donneront à cœur joie. L’aventure est assez courte est faite de bien beaux sentiments : Kirby est mignon, l’univers l’est tout autant et véritablement, le jeu est d’une certaine beauté. Il lui manque juste un tout petit peu de difficulté et un éclair d’originalité, totalement absente de ce Kirby supplémentaire qui ne sort jamais du lot et se permet même d’être en manque d’inspiration. Si vous deviez choisir un Kirby, sautez surtout sur notre Sélection GSS qu’est l’excellent et brillant Kirby Planet Robobot sur Nintendo 3DS.

Skywilly

Neonwall

Voilà un jeu Switch qui n’est pas beau : il propose des fonds noirs, une boule de couleur et des plateformes carrées. Il n’est pas bien original dans son principe : vous allez devoir changer la couleur de la boule en fonction de la plateforme ou elle se situe pour qu’elle accélère, mais aussi pour ouvrir ou fermer des portes et des ponts qui vous gênent le passage. Il ne se renouvelle pas énormément non plus. 

Neonwall, c’est un des premiers jeux à sortis en indépendant sur Switch qui n’oublie pas de tirer partie de la console. Par conséquent, il va vous proposer de sortir les Joycon, un dans chaque main, et de les voir détectés dans le jeu comme si vous y étiez. Chaque Joycon a une couleur et il vous faut cliquer sur le stick analogique du Joycon pour donner cette même couleur à la boule qui évolue à l’écran. Les mouvements sont plutôt bien détectés même si quelques bugs subsistent.

Neonwall est un petit jeu, de ceux qu’on lance très rapidement pour s’amuser avec les spécificités de la console. Il n’y a rien de vraiment marquant à proposer, mais fait office de belle démo technologique de ce qu’il est aussi possible de faire sur Nintendo Switch et ce, aussi et surtout en mode portable avec l’écran posé tranquillement sur la petite table du salon. Entre les chips et la bière.

Skywilly

Bullet Witch

Développé par un Cavia qui n’est plus l’ombre que lui-même depuis Drakengard et NIER (Yoko Taro n’est plus là et l’inspiration non plus), Bullet Witch est un des tout premiers jeux sortis sur Xbox 360 et PlayStation 3. Il nous raconte l’épopée incroyable (faux) de cette sorcière moderne qui tente de sauver la Terre de son déclin. Envahie par des hordes de démons, notre planète ne ressemble plus à rien et des humains tentent encore de survivre contre les envahisseurs.

Mal fagoté du début à la fin, Bullet Witch est un Bayonetta raté au centième degrés, une petite perle de mauvais jeu avec tout ce qu’il faut pour tenir en haleine celui qui est venu pour rigoler des situations proposées : des bugs partout, un jeu trop simple sauf quand il s’agit de prendre une balle de sniper qui vous tue en un coup, une Intelligence Artificielle aux fraises, des commandes pas franchement pratiques (surtout pour utiliser les magies), du corps à corps extrêmement rigide et une visée approximative accompagnent un scénario bas du front qui ne raconte rien de palpitant et balance son Twist d’un coup sans crier gare ni même tenter de tenir en haleine le joueur.

Bullet Witch est un gros ratage et on se demande bien ce que le jeu vient faire sur Steam : cette ressortie est tout sauf justifiée, avec un visuel pas du tout mis à jour et un portage globalement crado. Si vous voulez vraiment savoir ce que ça vaut, la vidéo ci-dessous vous montre le jeu en entier, terminé en 4 laborieuses mais rigolotes heures de Stream. On s’amuse comme on peut.

Skywilly

Pizza Titan Ultra

Voyez ce jeu un peu fou comme un Crazy Taxi en vue « de haut » : vous êtes un énorme Mecha qui doit livrer des pizzas en pleine ville et ce, en un temps imparti. Sur son chemin il peut récolter de l’argent mais aussi du temps supplémentaire, ainsi que des boosts pour se remettre de la vie. Car évidemment, le trajet ne serait pas vraiment amusant si une horde d’ennemis n’étaient pas là pour vous ennuyer fortement avec leurs tirs variés qui vous bousillent la tôle. A vous de les frapper, marteler, éclater avec vos gros poings et pieds.

Le jeu est davantage amusant en mode « libre » pour chaque niveau à débloquer. Les modes Missions ne valent que pour leurs références Pop amusantes, les objectifs étant souvent ennuyants. Allant jusqu’au bout de sa bêtise mais pas de ses idées, Pizza Titan Ultra est un petit jeu très amusant et bien conçu mais qui manque de beaucoup de peps et malgré tout de folie pour vraiment convaincre. Reste une idée bête et géniale qui peut vous permettre de vivre une petite heure de fun très peu conventionnelle, à défaut de tenir sur la durée.

Skywilly

Spellspire

Avec ce jeu, l’adage « la plume est plus forte que l’épée » prend tout sens ! Dans Spellspire du studio 10Tons (les heureux créateurs de Tesla vs Lovecraft, King Oddball et Tennis in the face) nous incarnons un petit magicien essayant d’atteindre le sommet d’une haute tour. Pour y parvenir il faudra s’armer d’une bonne baguette, de potions et d’un bon vocabulaire anglais. Vous ne parlez pas anglais ? Dans ce cas armez-vous d’un ami maîtrisant la langue de Shakespeare (dans mon cas un Chezmoa), des bières (ou de soda…tout dépendra de votre âge) et d’un grand nombre de tags…de sites.

Là vous partez pour une grande aventure où tous les mots sont permis pour occire des zombie-centaure-licorne (non vous ne rêvez pas, c’est bien un seul et unique monstre), gobelins, et autres yeux géants. Le jeu est semblable à un Boggle : vous devez écrire le plus de mots avec des lettres imposées (une seule utilisation par mot, mais les pluriels passent). Plus vos mots sont longs plus ils feront de dégâts. Au cours des niveaux vous pourrez récupérer des bonus qui vous permettront de gagner de la vie, de générer automatiquement le mot le plus long, des parchemins de boules de feu…

Les niveaux augmentant en difficulté, il vous faudra naturellement faire évoluer votre baguette, votre tenue et jouer avec les avantages que celle-ci apporte. Pour cela il vous faudra soit rejouer les niveaux ou les refaire une deuxième fois en avec des conditions particulières pour gagner des Bonus. Il vous faudra tout de même vous accrocher à partir du niveau trente car pour avancer il vous faudra acquérir de l’argent, beaucoup d’argent, ce qui rend le jeu sur ce point un poil répétitif.

Faeldalwen

Dragon Drop

Strickland ! Le royaume paisible où vivent les bonhommes bâtons, est subitement attaqué par un vilain dragon qui mange tout le monde sur son passage. Ahgrouh Ahgrouh ! Nous incarnons dans ce jeu un homme fort, courageux et séducteur… qui n’est pas du matin. Pour séduire notre douce et belle princesse à la ligne parfaitement dessinée, il nous faudra donc partir à l’aventure occire divers boss et monstres et sauver Strickland.

Comme dans tout bon jeu de plateforme qui se respecte vous allez devoir enchaîner les niveaux et les mondes en récoltant des parchemins et des boules violettes qui vous permettront de débloquer d’autres niveaux. Cette tache (visant à augmenter la durée de vie du jeu) pourra être perçu par certain comme un calvaire (aussi agréable qu’un jouet C3PO hurlant en pleine nuit « revenez tout de suite vous n’avez pas terminé ! »… oui il existe)

Vous découvrirez rapidement que vos principales armes pour battre les monstres se dressant entre vous et votre aventure sont une épée qui vous sera donnée en fonction des niveaux, des plateformes, des trampolines…et votre cerveau. L’idée principale du jeu est fort sympathique et enfantine. L’inconvénient est qu’il n’y a pas de commande pour annuler l’action donc en cas de missed click… il vous faudra recommencer le niveau. Pour ce qui est du design des personnages, le coté bonhomme bâton est assez rigolo et enfantin. L’animation malheureusement laisse à désirer. Elle donne un aspect plutôt non fini au jeu.

Dragon Drop reste tout de même un petit jeu passe-temps intéressant, qui ne se prend pas trop au sérieux et qu’il peut être intéressant de voir.

Faeldalwen

Q.U.B.E 2

J’avais beaucoup aimé le premier Q.U.B.E. qui, tout en s’inspirant très fortement de Portal, proposait des défis originaux à base de manipulation de décor grâce à des gants colorés. Le second opus en reprend le principe. Nous jouons une archéologue se réveillant dans une structure inconnue dont elle va devoir atteindre le sommet. Pour cela, elle trouve au bout de quelques pas une paire de gants et peut commencer les premières interactions avec l’environnement. Trois couleurs sont disponibles : le bleu pour créer un “trampoline”, le rouge pour faire apparaitre une plate-forme que l’on peut déplacer et enfin le vert pour faire apparaître un cube.

Les premières heures sont vraiment intéressantes. Chaque salle comporte une énigme différente à résoudre avec les outils dont vous disposez. Peu à peu d’autres éléments s’ajoutent à l’équation bleu / rouge / vert avec des souffleries, des surfaces magnétiques, etc. Mais un rapide coup d’oeil dans les salles permet bien souvent de comprendre l’idée générale pour atteindre la porte de sortie. Accompagné pour une personne au talkie-walkie, vous remettez en route des générateurs, vous gravissez peu à peu la pyramide où vous êtes emprisonné et vers le 6ème ou le 7ème chapitre c’est la douche froide, plus rien d’autre n’est ajouté. Vous serez condamné à traverser des salles avec un gros sentiment de déjà vu en vous demandant en permanence pourquoi les développeurs ont souhaité à tout prix rallonger le jeu alors qu’ils n’avaient vraisemblablement plus d’idées. Côté scénario ça ne décollera jamais non plus avec une histoire poussive.

Sympa les deux premières heures, ennuyeux les quatre suivantes, Q.U.B.E. 2 a été pour moi une grosse déception. Je me suis longtemps tâté à en faire un gros test et non une critique rapide, mais mis à part broder sur tous les points négatifs ça n’aurait pas apporté grand chose. A moins d’être vraiment en manque de puzzle, vous pouvez passer votre chemin.

Bestio

WorldNeverland – Elnea Kingdom

Quand on regarde les premières images et vidéos de WorldNeverland – Elnea Kingdom, il en ressort deux choses : la laideur du titre avec un manque certain de personnalité et une atmosphère apaisante qui intrigue grandement. Surtout que le jeu nous propose une vie médiévale banale saupoudrée de donjons où l’on peut maraver du gros méchant. Une fois un personnage créé, on apprend que nous somme un·e voyageur·se fraîchement arrivé·e en ville et que nous n’avons qu’un permis d’un an pour rester en ville sans devenir un·e citoyen·ne de celle-ci. N’y voyez aucun contexte politique dans ceci, ce n’est qu’un prétexte pour vous faire faire des quêtes, afin d’amasser suffisamment d’argent pour pouvoir acheter des papiers de résident·e.

Ainsi une tavernière vous donnera des quêtes vous permettant de maîtriser les divers aspects du jeu, allant de la socialisation avec les habitants de la ville, à des activités diverses comme la pêche, la cueillette, la cuisine et le nettoyage de donjon. En gros il faut s’attendre à un Stardew Valley / Harvest Moon penchant plus vers le social que les activités professionnelles. Si nous n’effleurons que les principales features du jeu, on pourrait croire que nous sommes face à un jeu sympathique, sauf que non, nous sommes face à un jeu vide fleurant l’amateurisme. Les relations sociales avec la centaine de PNJ présents en ville est la même pour tous : parler littéralement de la météo. Faite le cinq fois, et la personne deviendra votre amie. Faite le dix fois, vous obtiendrez un rendez-vous galant.

C’est tellement navrant, étant donné qu’il n’est en gros pas possible d’avoir un autre sujet de conversation, que je n’ai même pas osé aller à ce rendez-vous. Pour retrouver facilement vos amis (oui, tout les fans de météo), on vous donne un objet, à utiliser pour les trouver. Il m’a fallu plus de trente minutes pour comprendre qu’il est impossible d’utiliser un objet depuis l’inventaire mais qu’il faut aller dans la bonne section dans un menu (complètement affreux au passage) pour réaliser l’action voulue (ici aller dans le menu “ami” et choisir “rejoindre cette ami). Ceci vous donne un bon aperçu aussi bien de la qualité du tutoriel que des menus.

Autre fonction stupide : le voyage rapide. L’aire de jeu étant plutôt grande, cette option aurait été donc la bienvenue si elle avait été intégrée de manière intelligente. La ville et ses alentours étant la somme de beaucoup trop de petits écrans très vides, lorsque l’on réalise un voyage rapide vers une zone, votre avatar va juste se déplacer automatiquement, écran par écran, jusqu’à la destination voulue, qu’il faille traverser trois écran ou vingt huit (soit plus d’une minute où l’on fait rien à par regarder notre personnage avancer). Pour finir rapidement sur les autres facettes du jeu, les activités annexes se résument à appuyer sur un unique bouton et les donjons sont une honte incroyable. Votre personnage y avance automatiquement en ligne droite, et de temps en temps, des monstres, pièges ou trésors apparaissent. Les combats sont bien trop basique pour y trouver un quelconque intérêt. Bref, le nombre de fois qu’il faut jouer à ce jeu est dans le titre de celui-ci: never.

Crim

Time Carnage VR

Jeux à vagues d’ennemis apparaissant à trois ou quatre axes différents, devant vous et sur les côtés, Time Carnage VR fait dans l’absolu quelconque. Néanmoins, il propose une recette efficace qui offre à la VR de bons moments de panique lorsque vos ennemis sont trop proches, même si perdre est assez difficile en mode « Normal ». En effet, en plus de votre vie personnelle de tourelle humaine, vous aurez un bouclier que vous devez empêcher de tomber à zéro. Pour se faire, il faut vraiment le faire exprès et rater tous les ennemis alentours, qui viendront croquer dans ce bouclier pour en faire perdre l’énergie. Énergie qui remonte après chaque vague, sur la dizaine proposée par niveaux.

Le mode de progression est un peu ennuyant : plusieurs périodes temporelles sont proposées avec une demi-dizaine de lieux pour chacun, mais il faudra tout débloquer en mode Histoire pour accéder à celles que l’on désire. On commence avec des Zombies en futur apocalyptique, puis passés les six niveaux on se téléporte chez nos amis les dinosaures. Il faut alors encore finir six niveaux pour aller à la période suivante, etc. On aurait quand même aimé avoir un niveau de chaque période de débloqué au lancement du jeu, afin de casser la répétitivité évidente du titre.

Time Carnage VR, sans VR, serait un quelconque jeu de vagues sans sensations. La VR lui apporte un réel plus, de quoi s’y croire et s’amuser davantage que sur un simple écran. Néanmoins, l’ennui nous rattrape vite et ce ne sont pas les quelques défis annexes, amusants mais très courts, qui viendront relever le niveau.

Skywilly

Island Time VR

L’idée est assez géniale : vous êtes sur une ile déserte, un crabe converse avec vous et la radio met en avant une musique bien motivante pour vous empêcher de sombrer dans la solitude. Vous devez éviter de bruler et mourir en faisant du feu à l’aide des deux silex à claquer et des rondins de bois alentours, chopper des noix de coco pour vous nourrir après les avoir cassées, tailler au silex des branches de bambous pour faire une lance, attraper et faire cuire des poissons à l’aide de ces mêmes branches taillées pour vous nourrir davantage, éviter qu’un oiseau vienne vous voler vos objets, etc. Le nombre d’actions disponibles dans Island Time VR est très limité, mais amusant.

Sauf que voilà : sur PSVR, c’est pour l’instant complètement raté. Le jeu n’est pas du tout optimisé pour ce support et cela se voit puisqu’il ne prend pas bien en compte le placement du joueur et la caméra PlayStation. Résultat : on galère toujours à attraper certains objets, à se repérer dans l’espace et à atteindre tout ce qui est censé pouvoir être touché. Du coup, c’est injouable. Vraiment dommage.

Skywilly

Brink of Extinction

Tower Defense de son état, ce titre de Correcture Games AB ne vous expliquera absolument rien de ses unités, du gameplay. Se reposant comme si c’était normal sur l’évidente connaissance du joueur en matière de Tower Defense. Alors certes, quand on connaît le genre on est peu dépaysé : les tourelles sont un arsenal de base aux qualités et défauts évidents, ces mêmes tourelles peuvent être améliorées en plusieurs points (vie, dommages, etc) et il va falloir enchaîner les vagues d’ennemis pour obtenir de l’argent et acheter tout cela.

Tout au long de la très petite quinzaine de niveaux proposés (des niveaux annexes au mode principal sont toutefois disponibles), Brink of Extinction fait mine de savoir ou il va et ce qu’il fait. Il n’en sera rien et globalement, on a là un Tower Defense de plus, des bas-fonds de Steam, de ceux qu’on ne fouille pas sauf en cas de jeu disponible dans un Bundle à 1€. Et le pire dans tout cela ? C’est que graphiquement et musicalement, Brink of Extinction n’est pas degeu. Mais pourquoi s’être autant précipité à le sortir ?

Skywilly