Voici nos critiques les plus rapides, qui sont dédiées à tous types de jeux. L’occasion d’en rater encore moins, malgré un nombre de sorties toujours plus énorme alors qu’il n’y a toujours que 24 heures dans une seule journée… Vous pouvez retrouver les Critiques Rapides de l’ancien format (d’avant Mai 2018) via ce lien et ici pour vous rendre au Glossaire de toutes les Critiques Rapides de la nouvelle formule.

Cinco Paus

Michael Brough nous a toujours habitué à des jeux de niche, presque toujours des Rogue-like au sens le plus traditionnel du terme, avec une esthétique bizarre, pleine de glitch et de mystères à découvrir (presque tout ses jeux contiennent un niveau caché).

Cinco Paus n’est pas une exception à la règle. Il aussi moche-bizarre que les autres, aussi inaccessible que les autres au point d’être disponible uniquement en Portugais et aussi génial que les autres, basé sur une simple idée qui servira de fondement à toute la mécanique du jeu.

Si dans Zaga-33, nous étions face à un Rogue-like minimaliste utilisant le principe des potions à usage unique pour en faire un gameplay, Cinco Paus pousse le concept encore plus loin en vous armant dès le début de la partie de cinq bâton pouvant tirer dans une direction mais dont les effets sont inconnus et donc à déduire au fur et à mesure de la partie. Comme les potions de Zaga-33 sauf qu’ici chaque bâton possède cinq capacités différentes et toutes situationnelles ! A vous de tester au fur et à mesure des niveaux pour essayer de déduire les pouvoirs de chaque bâton.

Un concept tellement innovant, tellement malin, l’aléatoire du Rogue-like le rendant en plus très addictif, difficile de s’ennuyer face à ce jeu pour peu que vous aimiez vous creuser la tête. L’esthétique peut sûrement être rebutante mais quand on est habitué au bonhomme, il faut avouer qu’il a un style qui lui est propre et qui a son charme. D’autant plus que, comme d’habitude Brough joue beaucoup avec la numérologie, ce jeu tournait comme son nom l’indique autour du chiffre cinq. Et bien évidemment, comme je l’ai expliqué plus haut, le jeu ne manque pas de secrets à découvrir…

Ne vous arrêtez pas à la barrière de la langue (le jeu est même mieux si vous ne comprenez pas les textes, le côté déduction et l’ergonomie du jeu est pensée pour) et ruez vous sur ce titre désormais disponible sur itch.io.

Le Pionfesseur

Just in Time VR

Dans des missions entièrement au ralenti, ne dépassant généralement pas les cinq minutes de jeu, l’agence Just in Time vous a engagé pour régler des soucis à travers le temps et ce, avec votre casque VR sur le nez. Vous vous plongerez alors dans la rescousse d’un couple de personnes âgées sur le chemin d’un camion à pleine vitesse, rejouerez la scène de shoot de Matrix, sauverez un aventurier d’une horde de soldats lui tirant dessus à la mitraillette, tenterez de trouver qui est le poseur de bombe au milieu de plusieurs civils… Bref, Just in Time oscille entre le n’importe quoi et le très fun pour de petites sessions vraiment adorables.

Avec son parti pris de jouer des missions entièrement au ralenti, Just in Time crédibilise le mode de déplacement en « téléportation ». Cela rend le tout très fluide et sans dommage pour les plus fragiles face au Motion Sickness et donne vraiment l’impression de contrôler le temps. Blindé de références, il nécessitera du coup de s’y connaître un peu en pop-culture pour l’apprécier à sa juste valeur. Au final, son seul défaut, c’est peut-être sa durée de vie : on termine toutes les missions en à peu près trois ou quatre heures. Néanmoins, on a vraiment l’impression d’avoir fait le tour du concept, tant les développeurs vont au fond de leurs idées et redouble de folie pour les toutes dernières missives. Honnêtement, si les expériences VR doivent avant tout être rapides et amusantes, tout en étant très faciles d’accès, Just in Time est pour vous !

Skywilly

Pit People

Behemot Studios, déjà responsables des sympathiques Alien Hominid, Castle Crashers et Battleblock Theater nous reviennent avec un tout nouveau jeu au style assez original pour le studio : un tactical qui a d’ailleurs pour principale originalité de ne pas vous laisser faire ce que vous voulez de vos personnages. Ce sont eux qui font ce qu’ils veulent en fonction de leurs placements, sur une carte hexagonale du plus bel acabit.

Drôlissime à tous les niveaux, de sa voix-off diabolique à tous ses gags visuels et textuels, Pit People est ultra répétitif et ne trouve pas de quoi couper court à cette malédiction du genre tactical, mais il se lance par petites sessions avec beaucoup de délice. En suivant un scénario hilarant, le joueur aura l’occasion de traverser en long, en larges et en hexagonal une grande carte du monde peuplé d’ennemis à affronter et de quêtes à valider. Toutes les victoires amèneront leur lot de loot qui permettra aux personnages de s’équiper de bien meilleures armes et armures. Evidemment, Behemoth oblige, on se bat avec un sabre laser ou un canard en plastique tout en arborant des costumes plus fous les uns que les autres.

Adorable tout du long, Pit People est uniquement gâché par une répétitivité de tous les instants que le bon public lui excusera bien vite. Si cela fait longtemps que vous ne vous êtes pas longé dans un jeu tactique et que vous voulez rire avant tout, Pit People fait parfaitement le job !

Skywilly

Shift Quantum

Jeu Flash repris sur une multitude de plateformes, passé de mains en mains, entre éditeurs et développeurs différents, la franchise Shift revient chez l’indépendant Fishing Cactus qui nous a déjà proposé les excellents Epistory et AlgoBot. A première vue, c’est un jeu de réflexion assez simple… Mais c’était sans compter le talent artistique du studio qui vous fait passer un énième jeu de mondes parallèles monochrome en trois/quatre heures pour un jeu de réflexion hautement recommandable.

Loin d’être totalement original (il ne l’est jamais vraiment), Shift Quantum propose un gameplay de passage d’un monde noir à un monde blanc et vice-versa, qu’il me sera bien plus simple de vous expliquer via la vidéo ci-dessous. Sachez juste que c’est ainsi que vous passerez d’un point à l’autre de votre petite, moyenne ou grande aire de jeu (c’est selon les niveaux et le bon vouloir des level designer) dans le but principal d’atteindre la sortie et optionnel de collecter le petit Glitch qui s’y cache.

Cela fonctionne très bien pour de simples raisons : la courbe de difficulté est excellente et on se surprend à réaliser des manœuvres assez complexes sans pour autant avoir eu l’impression de galérer plus que nécessaire pour les deviner et/ou les comprendre. On apprend au fil des niveaux de façon naturelle et c’est sans aucun doute sa plus belle qualité. Aussi, il propose un tout petit scénario sans texte mettant en place un petit mystère qui accroche à défaut d’être inoubliable. C’est la petite récompense après certains niveaux : un passage « guidé » qui joue avec les mécaniques du jeu tout en essayant de nous raconter quelque chose.

Shift Quantum, c’est au final un jeu qui n’a absolument rien d’original mais qui parvient à consolider les bases du genre et les distiller intelligemment tout au long d’une expérience de réflexion réellement captivante. Ajoutez-lui un éditeur de niveau très simple d’accès et du partage de niveaux en ligne histoire de faire grossir une durée de vie qui, dans le mode principal, à l’atout de ne jamais tirer sur la corde. L’expérience est plutôt bonne à défaut d’être inoubliable.

Skywilly

Pokémon Quest

Qui a eu cette idée folle un jour d’inventer le voxel et de le poser sur des Pokémons tout rondouillards de première génération ? Nintendo nous propose un petit jeu gratuit sur Switch (et bientôt sur portable) qui a toutes les facilités pour se rendre assez chronophage et pourtant, il est assez creux. Reprenant le concept des jeux mobiles qui vous demandent d’assister passivement (ou non, mais ça ne change pas grand-chose) à un enchaînement de bastons, Pokémon Quest est aussi et surtout un max d’esbroufe. Chaque Pokémon a ses points de défense et d’attaque : il faut alors l’équiper de gemmes du même type aux capacités et aux bonus différents en fonction de leur rareté, pour augmenter la valeur de ce Pokémon. Ensuite, on crée une équipe de trois Pokémons qui iront se battre dans des niveaux à valeur fixe, qu’il faudra généralement dépasser pour avoir un espoir de la franchir.

Combats automatiques est lents, sans accélération, s’enchaînent et font augmenter le niveau de vos bestioles tout seul, sans autre chose que de simples clics sur votre écran. Ensuite vous devrez utiliser les ressources glanées au fil des parties pour créer des recettes dans une grosse marmite qui vous amènera, une fois un nombre de combats définis réalisés, à rencontrer un nouveau Pokémon qui vous rejoindra. Tous les jours, en bonus, un Pokémon nouveau s’ajoutera aussi à la fête à votre première connexion.

S’en suit alors le coté mercantile : vous pouvez acheter des tickets pour obtenir plus rapidement davantage de ressources et de décoration venant améliorer la puissance et l’évolution de vos Pokémons. Rassurez-vous : j’y ai passé plus d’une quinzaine d’heures sans jamais rien dépenser et je n’en ai jamais trouvé l’utilité. Par contre, on en voit vite le bout : le jeu n’est pas long, il est extrêmement répétitif et creux et ne sert que d’amuse-bouche un peu rance avec un Pokémon Let’s Go Pickachu & Evoli que l’on attend (presque) tous ! C’est gratuit donc difficile d’en dire du mal, mais ne vous précipitez pas dessus non plus.

Skywilly

MachiaVillain

 
Je me rappelle avec nostalgie de la boîte de Dungeon Keeper et des très nombreuses heures de jeu qui ont suivi son ouverture. Mais MachiaVillain n’en est pas un bête copier / coller. Vous devrez ici recruter des serviteurs (squelettes, vampires…), bâtir un manoir, y attirer des victimes, les découper en morceaux, nourrir vos minions avec, en recruter d’autres, agrandir votre édifice et ainsi de suite. Chaque créature possède des affinités avec les différentes tâches du jeu (couper du bois, cuisiner, nettoyer les traces de sang au sol, etc.) ainsi qu’un régime alimentaire strict.
 
J’aime beaucoup la DA du jeu qui est à la fois drôle et très lisible. Le tutoriel est par contre vraiment mal conçu et la première fois que j’y ai joué (vous pouvez retrouver ce moment d’horreur dans la vidéo ci-dessous) je n’ai presque rien compris, heureusement qu’une bonne âme est passée sur le stream pour m’aiguiller ! Depuis ça va beaucoup mieux, j’ai appris les mécaniques du jeu et je m’éclate à installer les pièges les plus retors possibles pour séparer le groupe d’humains venant récupérer son “assiette Louis XIV plaquée or 24 carats” ou “participer à une croisière de luxe” et les éliminer les uns après les autres sans toucher au chien et en tuant la vierge en dernier.
 
C’est vraiment dommage qu’il n’y ait qu’un mode bac à sable et pas au moins une petite campagne pour guider le joueur plutôt que de lui lâcher les rênes très tôt et l’obliger à parcourir le wiki ou à expérimenter encore et encore jusqu’à comprendre les mécaniques les plus basiques. Une relecture complète aurait également été appréciable car les fautes d’orthographe / grammaire sont très nombreuses, c’est triste pour un jeu français.
 
Malgré ces deux points noirs MachiaVillain est un solide jeu de gestion et une fois les bases acquises, vous vous éclaterez à agrandir peu à peu votre manoir pour que vos créatures s’y sentent bien et que la nourriture y soit toujours abondante !
 
Bestio

FAR : Lone Sails

 
A bord d’une étrange machine, voyagez à travers d’immenses paysages enneigés vides de toute présence humaine. Comme dans Limbo ou Inside, vous ne savez pas vraiment ce que vous faites là ni ce que vous cherchez, la seule chose dont vous êtes sûr est que votre salut est au bout du chemin.
 
Vous devez donc trouver du carburant pour alimenter votre véhicule, le réparer en cas de coups durs et résoudre de petites énigmes pour débloquer le passage et continuer inlassablement votre progression.
 
Comptez environ 3h pour boucler l’aventure, 3h tantôt intrigantes, tantôt reposantes, 3h que j’ai appréciées du début à la fin. FAR : Lone Sails est une excellente surprise.
 
Bestio

Unforeseen Incidents

Première réalisation du studio allemand Backwoods Entertainment, Unforeseen Incidents rentre dans la case des point & click dans la veine des Broken Swords (Les Chevaliers de Baphomet et ses suites dans nos régions), c’est à dire un jeu très travaillé dans son univers graphique, avec des puzzles cohérents et un héros complètement nonchalant.

Ici on incarne Harper, l’idiot/feignant du village qui va se trouver dans un complot bien au-dessus de lui, tout cela à cause d’une lettre dans un sac. Une étrange maladie frappe la ville d’Harper et très rapidement, nous nous rendrons compte qu’un groupe médical est derrière tout cela. Evidemment, d’autres mystères viendront s’ajouter au titre à l’histoire qui se demande une douzaine d’heures pour éclaircir et comprendre les tenants et aboutissants tout au long des quatre chapitres proposés.

Le studio arrive à apporter quelques mécaniques intéressantes (des appels téléphoniques, de la recherche de signaux radios via la fameuse méthode de triangulation chère au séries TV) hélas trop peu exploitées au cours de l’aventure. Si la direction artistique est fabuleuse, avec un côté bande dessiné franco-belge modernisée, la partie technique est quant à elle bien en deçà. Les Animations sont complètement ratées, des glitches visuels apparaissent heureusement de manière très ponctuelle : il est possible de ramasser des objets invisibles (comprendre par là des objets que nous avons déjà ramassés).

Si tous ces petits éléments ne gâchent pas le plaisir de jeu (surtout que la plupart peuvent être corrigés), ils rendent certaines phases pénibles, notamment en cas de blocage dans une progression où la lenteur du déclenchement des dialogues peut taper sur les nerfs. Quoi qu’il en soit, Unforeseen Incidents reste un titre plaisant à parcourir, mettant le doigt sur un sujet non anodin même s’il est traité de manière un peu légère. Espérons maintenant qu’au fil des patchs, le studio arrivera à corriger les quelques problèmes techniques.

Crim

Bunker Punks

Mélangeant les vieux FPS, un peu de Rogue-Like et une gestion de base à la Fallout Shelter (mais en beaucoup plus simplifié), Bunker Punks se repose essentiellement sur un principe de Game Over récompensant le joueur avec de nouvelles updates pour une nouvelle partie plus intéressante et pleine de nouveautés.

Le but est donc d’enchaîner les étages de lieux à nettoyer pour y collecter de l’argent (pour les updates de votre partie) et de la Tech (une autre monnaie qui s’échange contre des améliorations de futures parties après un Game Over). Le souci, c’est l’expérience de jeu globale. Rien que ça.

Les niveaux sont générés aléatoirement en placement d’ennemis, d’objets et de salles à visiter, mais chaque partie se ressemble beaucoup. On passe son temps à nettoyer (ou tracer) des niveaux en teintes de gris assez tristes et répétitifs. Les ennemis n’ont pas vraiment d’intelligence et eux aussi sont en nombre très limité. Le bestiaire se développer au fur et à mesure des parties et de l’augmentation de la difficulté, mais il faudra bine des heures de bourrinage intensif et à répétition pour voir quelques-unes de ces rares nouveautés.

Coté base, c’est aussi le strict minimum. Ça à l’allure d’un Fallout Shelter mais sans aucune profondeur. On doit là aussi enchaîner les Game Over pour débloquer de nouvelles salles à construire, venant améliorer nos personnages, nos armes et autres statistiques du jeu. C’est laborieux et avant tout, vraiment pas amusant au bout d’une heure de jeu. Et en ce laps de temps, on n’a même pas vu 20% de ce que peut proposer le titre en termes de bestiaire, d’armement et de salles à construire. Mais qui aura le courage de tout dévoiler, tant le gameplay ne change jamais ? Le pire étant clairement le seul environnement de jeu disponible, triste et décevant, qui ne relance pas du tout l’intérêt. Pire : le jeu est trop simple et du coup, le Game Over ne montre pas assez vite sa fatalité et l’offre de rejouabilité intéressant qu’il propose.

Skywilly

Hyper Sentinel

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé les shmups. J’ai eu la chance (?) de connaître ceux des années 80 / 90 dont Hyper Sentinel s’inspire. Gros pixels, bruitages stridents, tout y est ! Pour les plus vieux, le jeu propose même un affichage tube cathodique, ZX Spectrum et Commodore 64 !

Le but est très simple, vous pilotez un vaisseau pouvant se déplacer vers la gauche ou la droite de votre écran et vous devez éliminer toutes les cibles au sol pour faire apparaître le boss du niveau. Un système de scoring est présent, il faudra donc essayer si possible de laisser les défenses en vie, faire monter la jauge de combos, ramasser les bonus qui apparaissent, etc.

Le gros problème est que, vieux jeu oblige, l’action est vraiment zoomée et on ne voit quasiment rien. C’est simple, il est presque impossible d’esquiver un ennemi qui vous fonce dessus. Entre le moment où il apparait à l’écran et le moment où il est sur vous, vous avez à peine le temps de vous déplacer. Du coup on finit par tirer sans trop regarder ce qu’on fait, bouger de haut en bas en espérant ne pas prendre de tirs et évidemment tout plaisir de jeu disparaît en même temps. Un radar n’aurait pas été de trop.

On sent bien l’amour que les développeurs portent à leur titre mais pour ma part ça n’a pas fonctionné, je l’ai plus trouvé frustrant qu’autre chose. Au bout d’une heure ça allait un peu mieux mais à aucun moment je n’ai eu vraiment l’impression de pouvoir scorer dans de bonnes conditions.

Bestio

Juicy Realm

Juicy Realm fait partie des jeux qui séduisent au premier regard. Très coloré, fourmillant d’animations, c’est avec une joie non dissimulée qu’on décime les fruits et légumes se mettant en travers de notre chemin. Comment ne pas fondre devant cet avocat qui laisse tomber son noyau explosif une fois éliminé ?

Malheureusement l’aspect graphique ne suffit pas et ou bout de quelques minutes, on se rend bien compte que contrairement à Nuclear Throne dont il s’inspire très fortement (vous ne pouvez par exemple porter que deux armes à la fois) le rythme est mou… très mou. On passe ainsi notre temps à fouiller les niveaux pour éliminer les derniers ennemis restants qui restent tranquillement dans leur coin en attendant la mort. Les armes, bien qu’assez originales pour certaines (lanceur de feux d’artifice, clavier qui envoie des GG…) sont peu nombreuses. Il en va de même pour les personnages (trois différents) et les passifs à débloquer très vite redondants.

C’est vraiment triste mais le sentiment qui s’est dégagé de mes différentes sessions a été l’ennui. Dommage, avec une telle direction artistique le jeu aurait mérité beaucoup mieux.

Bestio

Cast Of The Seven Godsends

Il y a les gens bien qui font des hommages à Ghost and Goblins, comme Locomalito avec Maldita Castilla, proposant un bel hommage au titre en restant rétro et moderne, et il y a Raven Travel Studios qui nous propose un Cast of the Seven Godsends, titre complètement raté malgré de bonnes idées.

Pour commencer, on peut rendre hommage à un jeu sans pour autant suivre les standards de (in)maniabilité de l’époque. du coup on se trouve ici avec un titre encore plus raide que ne l’était son aîné. Si la direction artistique est cohérente, elle est tellement chargée que la lisibilité du level design en prend un coup, accentué encore plus par l’apparition infinie des ennemis, à intervalles bien trop courtes, pouvant jusqu’à apparaître en plein milieu d’un saut entre deux falaises, provoquant une mort obligatoire. Toute cette frustration fera jeter l’éponge à bien trop de joueurs, malgré un nombre important de continues. Et c’est bien dommage, car derrière tout cet amas de défaut on trouve de bonnes idées.

Les différentes armes sont suffisamment marquées pour apporter une belle diversité dans l’approche des combats. Divers objets, tel que des familiers, viendront renforcer les meilleurs joueurs. Mais le point le plus intéressant du jeu est la transformation en une divinité (à choisir parmi sept) qui vous transformeront en arme de guerre, que cela soit grâce à leur attaque de base ou une attaque chargée qui permet de venir rapidement à bout de n’importe quelle boss, à condition de ne jamais se faire toucher sous peine de se retrouver en caleçon. 

Crim

FoxyLand

Dire que ce titre m’a déçu est un euphémisme : se vendant très bien visuellement grâce à un univers charmeur, un petit renard mignon et un principe de plateforme intéressant, FoxyLand se révèle très rapidement n’être qu’un énième plateformer transfuge du smartphone dans ses idées, avec des étoiles à récupérer, une progression à la difficulté complètement abusive et surtout des bugs par paquets. Les collisions, les sauts, tout n’est pas bien réglé et entraîne des morts à la chaîne qui font rager, énervent, mais pas pour les bonnes raisons. En plus de tout cela, FoxyLand c’est surtout une durée de vie très minime. Ne vous faites pas avoir par ses jolis screenshots, FoxyLand n’est pas le jeu de renard que vous recherchez.

Skywilly

Hyperbolic Ignition

Bullet-Hell très rapide et difficile, ce titre est on ne peut plus basé sur des idées de gameplay quelconque. Pourtant, il a une petite sensation de plaisir à procurer, surement grâce aux vagues d’ennemis frénétiques et à un style visuel assez sympathique. Proposant du jeu sans fin, des boss, plusieurs types d’ennemis et tout un tas de jolies choses à débloquer au fil de la progression d’un bon run, Hyperbolic Ignition a pour principal défaut de sortir dans un monde ou les Bullet Hell Shooter de ce type sont légion… Et il a même le malheur de sortir directement à 10 €.

Le milieu du jeu vidéo est impitoyable, surtout dans un style de jeu très tendance et aux ténors du genre trop bien installés, du coup il est difficile de vous le conseiller malgré toutes ces qualités. Si la curiosité est votre principale qualité, alors faites-vous plaisir. Mais n’attendez pas d’Hyperbolic Ignition d’être une tuerie.

Skywilly

Shiver

Il suffira d’une quarantaine de minutes à Shiver pour proposer l’entièreté de son aventure, consensuelle et déjà vue mille fois. Après un accident de voiture en pleine cambrousse enneigée, vous voilà parti à la recherche d’objets et de clics pour vous sortir de ce souci. Mais c’est évidemment sans compter d’effrayantes situations (sur le papier) qui vous feront sursauter (si comme moi vous le faites pour un rien) de façon pourtant évidente et téléphonée dans ce Shiver franchement décevant.

Quelques petites énigmes, deux ou trois combinaisons d’objets et c’est tout : il n’y a pas vraiment de scénario, c’est très mal écrit, les situations sont rocambolesques et on cherche encore à récupérer cette « presque heure » de jeu de notre temps de vie tant ce fut inutile de s’y lancer. La direction artistique est chouette, à défaut de sortir du lot, c’est déjà ça.

Skywilly

Gambol

C’est un mystère pour moi. Je ne comprendrais jamais pourquoi quelqu’un qui veut montrer ce qu’il sait faire en jeu vidéo de façon commerciale (là est la nuance) se lance dans un titre aussi quelconque que Gambol. On y joue un orbe orange qui peut effectuer toutes les actions typique d’un plateformer en die & retry. Le level-design n’est pas forcément nouveau et la difficulté est totalement aléatoire entre chaque niveau. Le pire étant ces moments où l’on fera la connaissance d’ennemis au look sympathique, qui prouve que le créateur pouvait clairement donner un peu plus d’univers et de « gueule » à son jeu.

Au final, il n’en reste rien qui n’ai pas déjà été joué ailleurs auparavant et en bien mieux. Plutôt dommage ! Surtout qu’en gratuit, le jeu aurait clairement pu servir de joli CV en attendant la suite. Malheureusement, ce genre de titre n’est plus très utile à proposer à l’achat, tant l’offre est énorme de nos jours. Encore un candidat pour l’oubli le plus total… Espérons juste que son auteur ne se démotivera pas.

Skywilly

I Hate Running Backwards

C’est un Runner donc d’office, ce n’est pas le jeu du siècle mais néanmoins, voilà un titre qui a le mérite de reprendre joliment une blague du jeu original pour en faire une expérience vraiment défoulant. Classique de partout, original que trop rarement, I Hate Running Backwards est surtout réservé aux fans de Serious Sam qui y retrouveront le bestiaire unique et beaucoup de références. Aussi, arriver au bout du jeu est un vrai défi et devrait permettre à certains d’y trouver une durée de vie honorable.

Surtout transfuge du smartphone et des tablettes pour son gameplay, ce titre vient surtout faire patienter les fans en attendant un Serious Sam 4 d’ores et déjà teasé. Pas sûr que sur le long terme, tous les joueurs y trouvent de l’intérêt mais au moins, les premières parties sont funs et explosives. Reste une difficulté globale assez relevée et pas franchement accueillante, ainsi qu’un mode Twitch qui prouve que le jeu a beaucoup été pensé pour lui. Ce qui là aussi, dessert le jeu de base.

I Hate Running Backwards est amusant, c’est déjà un bon point. Est-ce qu’il le fera sur le long terme ? Ça, c’est une question de feeling et personne ne risque d’être d’accord sur le temps de jeu qu’il est prêt à lui accorder. Au moins, il y a six boss et mondes différents ainsi que des personnages, des armes et des perks à débloquer au fil des réussites.

Skywilly

Trials of the Gauntlet 

 

Trials of the Gauntlet veut bien faire, c’est indéniable ! Petite expérience promise dès le synopsis du jeu à l’achat, ce titre promet un petit castlevania-like créé par une équipe d’étudiants de la Full Sail University. Trois mois de développement seulement, qui ce ressentent terriblement dans le produit final.

Bugué, mal maitrisé, le gameplay au grappin a pourtant tout pour plaire. Même chose pour certaines idées de progression qui jouent intelligemment avec les plateformes. Malheureusement, le jeu manque évidemment de finition, d’un temps de développement décent. En toute honnêteté, Trials of the Gauntlet est à éviter mais on ne peut s’empêcher de penser qu’il est un bon exemple de « pourquoi je ne dois jamais diffuser mon projet étudiant pas terminé sur une plateforme de téléchargement de jeux allant du petit indé sympa au AAA ». C’est le meilleur moyen de passer pour un imbécile, à tort.

Skywilly

Bing Bong XL

Il n’y a pas besoin de beaucoup de caractères pour dire ce que l’on pense de ce Bing Bong XL : c’est un jeu très rapide d’accès qui demande de contrôler la vitesse d’un orbe à gauche de l’écran pour éviter de se prendre des formes géométriques dans la face le plus longtemps possible. Le but est clairement d’obtenir le score le plus élevé et de le comparer entre amis, d’enchaîner les parties et de toujours essayer de s’améliorer. Bref, on a déjà vu cela un millier de fois et ce titre à au moins la qualité d’être visuellement propre, bien que très quelconque.

Skywilly

Trailblazers

 
Sur le papier Trailblazers partait d’une excellente idée : mixer jeu de course et bataille de peinture “à la Splatoon”. Le principe est simple, chaque véhicule dispose d’une réserve de peinture qu’il peut déverser pour colorer la piste et obtenir un boost de vitesse lorsqu’il roule sur sa propre couleur. La jauge remonte petit à petit et il est même possible de la vider d’un seul coup pour tirer sur un adversaire et l’immobiliser temporairement.
 
C’est donc tout joyeux que j’ai lancé le jeu, pensant passer une excellente soirée sur un jeu de course mettant pour une fois l’accent sur la coopération. J’ai malheureusement très vite déchanté. Pour les points positifs ça va aller vite, je n’en vois que deux : la direction artistique colorée est agréable à l’oeil et il y a pas mal de modes de jeu différents. Tout le reste ou presque est raté. Les bruitages aigus sont insupportables, la bande-son donne en permanence l’impression d’écouter du sous Jet Set Radio, les collisions sont immondes, les véhicules se trainent même à vitesse maximale… c’est l’ennui total.
 
En ligne il n’y a personne et même en local à quatre joueurs le jeu ne prend pas tellement il est lent. Pire, puisqu’il n’y a pas de pouvoirs spéciaux ou d’objets et que rouler dans la peinture adverse n’inflige aucun malus, on finit par jouer sans profiter du concept de base qui parait totalement sous-exploité. Dommage, je m’attendais à beaucoup mieux.
 
Bestio