Rapide Critique

TASOMACHI : Behind the Twilight

Skywilly
Publié le 22 avril 2021

Développeur

Orbital Express

Éditeur

PLAYISM

Date de Sortie

14 avril 2021

Prix de lancement

16,79 €

Testé sur

PC

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Développé par une seule personne, aidée par un musicien de talent, TASOMACHI est un jeu à la troisième personne qui vous raconte l’épopée de Yukumo, obligée de traverser une demi-dizaine de mondes avec son vaisseau pour en purifier les lieux, pervertis par une étrange brume noire. Chaque monde est l’occasion de récolter deux types de ressources : de l’argent, mais aussi et surtout des lanternes faisant office de monnaie de progression vers de nouveaux mondes. 

Chaque endroit à visiter est constitué d’une large zone libre à déverrouiller en terminant une dizaine d’épreuves. Celles-ci proposent de la plateforme et une utilisation de quelques pouvoirs à débloquer, comme une frappe au sol, un double saut et une poussée vers l’avant. La prise en main est hyper fluide, mais aussi loin d’être parfaite : tout est très flottant ce qui demande un certain temps d’adaptation. C’est dans ces moments que l’on se rend vraiment compte qu’une seule personne est au développement, mais on peut s’accrocher et y trouver un certain plaisir d’exploration. L’argent vous servira de monnaie d’échange pour passer les épreuves trop difficiles ce qui n’est pas une mauvaise idée pour ceux et celles qui n’y trouveront qu’un joli voyage. Il servira aussi à débloquer de jolis costumes annexes pour votre personnage.

Dans les villes, l’exploration est partout : il faut grimper, sauter, fouiller, pour déceler les nombreuses lanternes camouflées. Quelques petites missions un peu quelconques seront proposées par des PNJ qui vous demanderont de casser des poteries, déchirer des affiches ou éclater des ballons : oui, dans ce jeu tout mignon, on passe notre temps à abimer les possessions des habitants. Sans doute un trait d’humour un peu raté de la part du créateur.

Chaque ville se ressemble férocement, même en level-design. C’est le gros point faible du jeu sur ses quatre heures proposées avant d’en voir le bout : tout se suit et se ressemble, rendant compte des difficultés de créer tout un univers, seul à la barre, quand il s’agit d’utiliser un moteur 3D. Néanmoins, il serait vraiment malhonnête d’oublier de dire qu’on passe un réel bon moment avec TASOMACHI du moment qu’on aime collecter une centaine de bidules et de trucs dans une grande carte libre et très colorée.

Ajoutez à cela le fait de pouvoir jouer avec le vaisseau-montgolfière au bout de deux heures de jeu et vous aurez tout de même la vision d’un titre qui a tout pour plaire aux plus curieux et ceux qui accrocheront à ce visuel particulier, emporté par des musiques étranges, mais qui posent parfaitement l’ambiance. Néanmoins, ce n’est qu’un beau voyage : Tasomachi ne vous racontera pas grand-chose, ni ne fera dans l’originalité.

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