Away : Journey to the Unexpected

Il y a deux choses qui me faisaient attendre avec impatience la sortie d’Away : Journey to the Unexpected : le fait que ce soit le nouveau jeu d’Aurélien Regard, une personne que j’admire depuis son travail chez Arkedo (Big Bang Mini, Nervous Brickdown…) il y a “quelques” années et la direction artistique ultra colorée respirant la joie de vivre.

Alors que vous dormez paisiblement, vous êtes réveillé par un énorme bruit. Vous comprenez très vite que le vacarme provient du sous-sol de votre maison où des ouvriers transformés en monstres ont creusé une galerie ! Le temps d’attraper un bâton pour vous défendre et vous voilà parti à l’aventure pour découvrir ce qu’il se passe.

La première zone permet de se familiariser avec les commandes de base. En vue à la première personne vous pouvez courir, sauter, frapper avec votre “arme” et interagir avec quelques PNJs. Ceux indiqués par une étoile sur la carte peuvent être recrutés dans votre équipe si vous possédez un “cube de l’amitié” et que vous choisissez les bonnes répliques durant la discussion avec eux. A ce moment-là, vous pouvez utiliser leur pouvoir spécial et chacun est unique (soin, boule de feu, mines…) mais attention à ne pas en abuser car leur barre d’énergie se vide rapidement.

Pour continuer d’avancer dans le jeu, vous devez débloquer l’accès au premier donjon en activant trois interrupteurs dissimulés dans trois mini cavernes, l’occasion de prendre part à vos premiers combats et de vous rendre compte que votre bâton a une portée ridicule. Manque de chance, c’est également la seule arme du jeu…

Une fois la porte ouverte, il est temps de pénétrer dans le donjon pour y chercher la clé du boss, savater le boss, passer à la zone suivante, trouver trois interrupteurs, parcourir un second donjon, éliminer un deuxième boss et terminer le jeu… non je plaisante… enfin à moitié… Une fois la partie terminée, l’expérience accumulée sert à débloquer quelques passifs (plus de points de vie, raccourci vers telle ou telle zone…) et vous pouvez en lancer une nouvelle car le but ultime d’Away est de réussir à réunir huit compagnons. Sachant qu’ils sont répartis dans quatre zones différentes, vous devrez faire plusieurs fois le tour du jeu pour recruter tout ce petit monde.

J’ai mis environ 3h pour être ami avec les huit, 3h qui m’ont amplement suffit à connaître toutes les salles possibles des deux donjons. Ils ont beau être générés procéduralement, le manque de variété fait que c’est globalement toujours la même chose et ce ne sont pas les combats vraiment poussifs qui peuvent tenir en haleine le joueur, même les affrontements de boss ne sont malheureusement pas fous.

Au final j’en ressors avec un sentiment de gâchis terrible. On sent l’envie de bien faire, le jeu est magnifique, l’univers a l’air sympa mais pourquoi ces choix de game design ? Ça n’a aucun sens, comme si en chemin les développeurs s’étaient perdus pour je ne sais quelle(s) raison(s). Manque de moyens ? de temps ? autre ? On ne le saura probablement jamais à moins qu’un post mortem ne soit publié mais je ne peux pas croire qu’Away : Journey to the Unexpected reflète leur intention première, tout est trop décousu,  inachevé…

Away


Aurélien Regard, créateur vidéo-ludique de talent, qui depuis The Next Penelope sorti en 2015, n’avait plus trop fait parler de lui, revient avec Away, un ovni à la croisée des chemins entre le jeu d’action à la première personne, de l’aventure et les animés japonais qui ont bercé notre enfance. C’est littéralement dans un monde ultra-coloré et décidément positif mettant en avant le pouvoir de l’amitié comme chez bon nombre de nos héros de shonen, qu’il nous embarque pour une aventure à la Akira Toriyama.

Sa plastique est belle et mélange une 3D très colorée avec des individus représentés en 2D joliment animés. C’est hyper soigné sur le plan de l’esthétique. C’est d’ailleurs inévitablement son plus bel argument de vente. Ennemis comme amis ont tous de bonnes bouilles, tellement qu’il sera parfois difficile de taper sur un monstre à cause de ça.

Sur le principe, c’est un jeu d’action et d’aventure dans lequel votre mort impliquera de perdre argent, items et vos compagnons vous obligeant à repartir bredouille au début d’une nouvelle vie, en gardant tout de même l’accès aux mondes que vous auriez débloqué. On dirige notre petit d’homme qui n’aura pour se défendre qu’un petit bâton. On est loin d’une épée légendaire par exemple, et cela s’explique sans aucun doute par l’approche loufoque de Away, un jeu qui ne se prend pas trop au sérieux.

Reposant sur le pouvoir de l’amitié, notre héros devra trouver de l’aide auprès d’une série d’individus, que cela soit carrément un arbre ou un vieux bonhomme aux allures de Tortue Géniale. Away a également le souci du détail allant jusqu’à représenter dans sa vue à la première personne, les lunettes fissurées du vieil homme.

La prise en main est rapide et simple. Il n’y a pas spécialement de combinaisons de touches compliquées à faire. Il s’adresse à un public large, il est ouvert à tous. J’ai personnellement eu du mal avec l’appréciation des distances entre le fait que l’environnement soit entièrement en 3D et les personnages en 2D. Un indicateur rouge est cependant présent pour nous dire quand il est possible de taper l’ennemi. C’est donc une habitude à prendre.

Il m’aura fallu accomplir quelques objectifs en explorant de petits niveaux qui servent avant tout à s’acclimenter au style du jeu. Le donjon principal du premier niveau était par contre en comparaison beaucoup plus complexe avec plein de pièges et autant d’ennemis. C’est dans ces moments-là qu’on est content d’avoir des amis pour combattre tous ces monstres. Sauf que l’utilisation de nos amis est limitée. Ils ont tous une barre de pouvoir qui une fois à zéro, les rendra inutilisables. Il faut donc faire appel à leurs capacités de manière parcimonieuse et réfléchie.

Away est par conséquent une sorte de dungeon-crawler d’action impliquant une bonne gestion au bon moment de nos pouvoirs de l’amitié. Il proposera plusieurs niveaux différents et variés, ces derniers devenant plus tard accessibles dans la maison des grands-parents du héros, sous la forme de portes ayant toutes une étoile dessus, référence évidente à Mario 64. Le jeu bouge bien, est coloré et donne envie d’y jouer. Ce gros bonbon acidulé aura à nous convaincre complètement une fois terminé, c’est certain. En attendant, il part bien pour devenir le genre de petit jeu relax à jouer sans se prendre la tête en profitant d’un voyage plein de bonne humeur.

Interview – AWAY expliqué par Jim Gennisson

Ils étaient débordés: normal, Aurelien Regard et Jim Gennisson sont à la conception d’un de nos jeux favoris de cette Gamescom 2017 et nous étions nombreux à vouloir les rencontrer. Nous nous sommes donc permis d’aller les embêter, très rapidement, pour qu’ils nous expliquent ce qu’est réellement AWAY et qu’elle est leur vision de créateurs.

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AWAY : Journey to the Unexpected

Gamescom, second jour, au petit déjeuner de l’hôtel je discute avec Skywilly… “J’ai rendez-vous avec Aurélien à 10h00 ce matin”, lançais-je, “Ah ouais ?” me répondit mon très drôle rédacteur en chef… Très drôle car Away, c’est le nom du nouveau jeu d’Aurélien Regard (célèbre créateur français de The Next Penelope). Bon c’est vrai, cette blague n’était pas drôle, n’hésitez donc pas à envoyer vos insultes à la rédaction, à destination de Skywilly.

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