Fowl Space

Quel est le point commun entre une poule surarmée et des Vikings adorateurs de sous-vêtement coquins ? Ce sont les protagonistes de la terriblement dingue aventure de Pixelante Game Studios.

Poulet Vs. Vikings

Ce n’est pas le premier jeu de Pixelante, mais c’est en tous les cas le plus long et important. Fowl Space met en scène un poulet qui doit affronter une horde de Vikings dans le but de détruire le soleil. Le synopsis est incroyable de bêtise et est la première chose que l’on remarque dans le jeu, via des cinématiques façon “cases de bande dessinée” qui ne viennent pas gâcher la fête. Au contraire, cette grande folie narrative enchaîne les blagues sur la culture Internet (les “memes” pour ceux qui connaissent) et les références à d’autres jeux vidéo indépendants ou non. Déjà, on aime l’ambiance.

Fowl Space propose un univers visuel intéressant. En noir et “couleur”, le jeu laisse les personnages dans l’ombre et seul l’arrière-plan change de couleur lorsqu’on passe d’un endroit à l’autre ou lorsque la mise en scène le demande. Sinon, on a surtout le droit à un pur jeu de plateforme/action très classique ou il faut donc tirer (à la souris) sur les Vikings qui viennent en masse et sauter (au clavier) sur les bonnes plateformes au bon moment. Plusieurs pièges seront de la partie : plateformes électrisées, mouvantes, des piques sur certaines, etc.

Côté arsenal, trois armes sont au rendez-vous : un lance-lait (et pas autre chose !) que vous pouvez concentrer pour tirer plus fort, mais aussi un lance-flamme qui sert de jetpack si vous tirez vers le bas et enfin, l’incontournable lance-minous aux chats explosifs à l’impact. Ces trois armes ont des propriétés uniques (le lait active les interrupteurs, les chats rebondissent sur certains murs…) et vous devrez donc vous en servir intelligemment tout au long de la partie durant environ une heure en mode Facile.

Qu’est-ce que ça rame !

Développé sous Adobe Air, Fowl Space patine pas mal même sur les bons ordinateurs dès qu’il y a trop de mouvement à l’écran. Ajoutez à cela le fait que le personnage principal dérape vite et qu’il ne sait pas se poser tranquillement sur une plateforme sans faire un pas ou deux supplémentaires à ce qu’on lui demande, et vous aurez un joli paquet de fausse difficulté ajoutée au menu. Comme si le jeu ne se suffisait pas sur ce point-là ! Entre les pièges fourbes et les hordes d’ennemis meurtrières, on en a clairement pour son Rage Quit (chose que le jeu vous proposera d’ailleurs de faire face à un boss, hilarant).

Mais encore une fois, malgré sa difficulté et ses gros défauts, Fowl Space sort vraiment du lot grâce à son humour génial et de tous les instants. La cinématique de fin est tellement dingue qu’elle sera un incontournable “YouTube” pour tous les amoureux de références Internet et autres WTF?! Comment disent les gens branchés. Aussi, point de vue durée de vie, on a le droit à quelques challenges supplémentaires une fois le jeu terminé. Ceux-ci font hommage à des jeux indépendants existants, tels que VVVVVV ou Super Meat Boy, de la plus belle des façons : en en copiant leur atmosphère et leur gameplay. Bref, Fowl Space, à petit prix, c’est on ne peut plus recommandable pour les pauses cafés.

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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