Jones on Fire

C’est lors de la BlazeJam que les développeurs de Glass Bottom Games ont créé ce titre en 48 heures avec succès. Forts de la popularité qui a suivi, ils se sont donné du mal pour finaliser le projet et sortir cela sur tous les smartphones et tablettes du moment. Une bonne chose ?

“Au feu, les pompiers !”
L’idée est bête comme chou. Vous êtes un pompier qui doit sauver un maximum de chats lors d’un énorme incendie. Cela se joue en run & jump avec un tapotage à gauche de l’écran pour sauter et un à droite pour le “dash” vous permettant de foncer droit devant vous avec force pendant quelques secondes. Il vous faut alors éviter tous les arbres tombés et en feu, les grands incendies, dans le seul but d’atteindre la caserne en vie et avec un maximum de chats sauvés des flammes.
Vous avez trois vies pour un seul “run”, comportant autant de niveaux que vous pouvez en faire sans épuiser votre stock de chances. Chaque chat sauvé vous amène de l’argent que vous pouvez convertir en bonus sur le terrain ou en capacités nouvelles (la possibilité de dasher en plein saut, par exemple). Enfin, des chats dorés vous débloquent un autre type d’argent, doré lui aussi, permettant d’acheter des compétences beaucoup plus efficaces, mais aussi des “continues” lorsque vous avez épuisé vos trois vies.
Le style du jeu est on ne peut plus à la mode : il met en scène des cubes tellement grossiers que cela ressemble à des pixels gigantesques en 3D, il place des petits chats à sauver et se permet d’enrober le tout de musiques chiptunes adorables. Comment ne pas craquer, franchement ? Peut-être en se rendant vite compte de la platitude du tout.
“Y’a les petits chats qui brulent !”
À l’époque de Canabalt, on pouvait forcément crier au génie en voyant un Jump&Run mais aujourd’hui, le genre est clairement bouffé jusqu’à la moelle. Heureusement pour Jones on Fire, il est visuellement original et très humble dans le fond (puisque auparavant créé en 48 heures dans un Jam dédié à une association caritative) ce qui l’empêche d’attirer les foudres des détracteurs du genre. Néanmoins, il n’en a pas moins les habituels défauts.
Après une dizaine de runs qui se suivent et malheureusement, se ressemblent inévitablement, comment réellement accrocher à Jones on Fire sans se forcer à ne pas désinstaller l’application comme on le fait avec tous les Jump&Run qui sortent, qu’on teste quelques minutes puis qu’on oublie immédiatement ? Seul le potentiel “mignon” du style visuel, des musiques vraiment sympathiques, sauve Jones on Fire des flammes du quelconque. C’est déjà ça.

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