Rapides Critiques #Janvier 2017

Rapides Critiques #Janvier 2017

Nouvelle année mais aucun changement pour nos critiques les plus rapides, qui sont dédiés à tous types de jeux. Bons ou moins bons, ils sont ici juste parce qu’il n’engagent pas à écrire un long pavé, s’expliquent très vite ou qu’il n’est pas nécessaire d’y passer des heures pour vous donner envie (ou non) de vous y plonger. L’occasion d’en rater encore moins, malgré un nombre de sorties toujours plus énorme alors qu’il n’y a toujours que 24 heures dans une seule journée…


Bethesda Pinball

Zen Studios continue d’adapter toutes les franchises et licences possibles en jeu de flipper et cette fois, c’est le catalogue Bethesda qui est à l’honneur. Dans ce pack nommé sobrement « Bethesda Pinball », vous accéderez à trois tables. La première, liée à Skyrim, est très intéressante : elle bénéficie d’une réalisation de haut niveau et propose un gameplay amusant où il faut prendre en compte son inventaire de héros et le gérer avec les gâchettes qui servent habituellement à frapper la balle. Coté Fallout 4, là aussi on en a pour son argent : l’univers est très respecté. La table dédiée au dernier Doom, sorti en 2016, est par contre beaucoup plus critiquable tant elle est fouillie et paradoxalement peu amusante et convaincante en termes d’idées originales.

Les tables de Zen Studios se suivent et ne se ressemblent pas fondamentalement, mais le concept commence sincèrement à s’essouffler. Après tout, quiconque aura déjà sa petite dizaine de tables saura comment tirer parti de toute au mieux et il est difficile pour Zen Studios d’être réellement surprenant sur bien des points. Ce pack est surtout dédié à ceux que le Flipper intéresse et qui n’auraient pas encore (trop) craqué… A côté de cela, les flippers de Zen sont sans aucun doute les meilleurs du marché vidéoludique, malgré leurs énormes différences avec des jeux de flippers « classiques » et plus respectueux de la mécanique réaliste des véritables passe-temps de bars.

Skywilly


Drift Into Eternity

Après 6 mois en Early Access, le studio français “We are bots” a jugé bon de sortir leur première production en plein mois de décembre. Vous êtes réveillé par une intelligence artificielle, dont le but est de vous aider à survivre dans une base totalement vide de vie. Votre unique objectif sera donc de tenir le plus longtemps possible en faisant attention à toutes vos jauges de vie (faim, soif, moral, etc…) et en trouvant du matériel pour réparer votre station, séparée en plusieurs étages, pour éviter… de mourir.  Le jeu ne se résume qu’à ça. Une totale absence de vie et d’ambiance, où chacun des étages se ressemble affreusement, dont il ne ressort que du vide (surement voulu par les développeurs) au point de n’avoir à aucun moment la pression de la survie.

Il y a des ressources par dizaines tous les 5 mètres, un inventaire ingérable (impossibilité de le trier, aucun gestion de la souris dans celui-ci !) et c’est sans compter une interface qui ne s’adapte absolument pas à la reconfiguration des touches. Malgré les six mois d’early access, on se demande quelle est son utilité tellement il reste d’énormes bugs (la gestion du poids des objets complètement faussée). A fuir au plus vite.

Crim


Picross E7

Septième opus d’une série connue pour être sans doute la meilleure du genre, entièrement tactile sur Nintendo 3DS, ce volet E7 ajoute quelques grosses originalités de Picross. Pour commencer, il propose de « fusionner » certaines lignes pour compliquer la recherche de cases à noircir (puisque les chiffres peuvent indiquer une suite de cases qui se suivent sur plusieurs lignes différentes). Il ajoute aussi la possibilité de marquer temporairement des cases pour tenter des stratégies sans prendre de pénalités. Enfin, en plus de puzzles en 20 lignes sur 15 (ce qui est assez énorme), Picross E7 permet désormais aux courageux de jouer avec le stick analogique de la console.

La série des Picross E continue de satisfaire même si, évidemment, on tourne un peu en rond. Il n’empêche qu’en plus de nombreux puzzles principaux, on retrouve le Micross vous permettant de révéler des peintures célèbres composées de plusieurs puzzles chacune. C’est sans doute le mode le plus chronophage et gratifiant et Picross E7 en ressort toujours aussi passionnant à terminer.

Skywilly


Pictopix

Sorti tout récemment sur Steam, ce jeu de Picross est assez sobre, autant visuellement que dans ses idées. A la souris, vous allez donc devoir vous creuser les méninges pour résoudre les différents puzzles à base de cases/pixels à remplir (ou non) en fonction des chiffres indiqués en début de chaque ligne horizontale et verticale. Si vous trouvez la solution, vous aurez alors le droit à une petite image se révélant en couleur pour vous féliciter de votre exploit. Premier point : les images débloquées ne sont pas grandioses et sont souvent décevantes.

Les puzzles, eux, sont par contre assez malins. Comme tout Picross qui se respecte, vous allez pouvoir remplir des cases, en cocher certaines pour signaler un « vide » ou placer une petite encoche de repérage pour vous situer et tenter des stratégies. Trois défis par Picross sont à résoudre : terminer le puzzle, sans aucune aide et sans vous tromper une seule fois. Trois petites couronnes pour chaque énigme qui vous débloqueront la suite des puzzles à compléter.

Pictopix est très simple, il « fait le job » comme on disait il y a dix ans dans les quartiers chics. Néanmoins, il est sorti avec quelques bugs et la maniabilité à la souris nous fait immédiatement préférer les Picross de cette chère 3DS tactile. Mais alors, pourquoi ce jeu devrait vous intéresser ? Tout simplement parce qu’il est déjà possible de créer sa propre image (le jeu calcule lui-même le puzzle qu’il en sortira) et plus tard, de le partager sur le Workshop. La durée de vie s’annonce, dans quelques semaines si tout va bien, comme assez illimité. Voilà qui fait de Pictopix un jeu à laisser installé sur sa bécane pour les dimanches pluvieux, les moments de détente ou d’écoute de podcasts.

Skywilly


Sims 4 : Kit d’objet Vintage

Il n’y a pas si longtemps, je vous parlais de la nouvelle extension des Sims 4 : Vie Citadine, qui apportait beaucoup de nouvelles choses au jeu d’origine. Dans la foulée, j’ai voulu essayer les kits d’objets. Parmi les 9 kits disponibles, tous aussi différent les uns des autres, c’est le plus récent kit d’objet Vintage qui y est passé. Ces kits promettent donc de nouveaux objets, vêtements et accessoires et dans le cas de Vintage, la possibilité d’engager un Majordome. Sur le papier, pour une petite dizaine d’euros, ça peut être sympa. Mais en réalité, c’est autre chose.

Si ce texte se trouve dans la section « rapide critique » c’est parce que le contenu du pack est à l’extension Vie Citadine ce que ces critiques rapides sont à un texte de Vasquaal. Le kit Vintage est vraiment pauvre en contenu et propose, en tout, à peine une vingtaine de vêtements / coiffures / accessoires tout âges et sexes confondus. De même pour les objets, on trouvera quelques éléments de décoration et nouveaux meubles, mais vraiment pas de quoi refaire sa maison dans le style vintage. Parmi ces meubles, la super-exclusivité se trouve dans la coiffeuse qui permettra à votre Sim de se maquiller sans passer par la case création / modification du Sim.

Parmi les meubles toujours, le majordome : pour ceux ayant joué au troisième volet des Sims, c’est exactement le même. C’est un Sim à tout faire qui squatte votre maison. Tout ce qui lui faut est un lit attitré pour dormir. Il passera son temps à faire le ménage et à attendre vos ordres tels que faire à manger (sans pouvoir choisir la recette), s’occuper d’un enfant, faire entrer un invité, dégager les invités… et vous aurez parfois la surprise de voir votre majordome changer du jour au lendemain, comme si le précédent avait démissionné le temps que vous alliez boire un verre au bar d’à côté. Ce kit est assez décevant. Même si certains objets sont assez jolis, ce Kit d’objet Vintage est bien trop avare en contenu pour qu’on ait au moins l’impression d’en avoir pour son argent.

Leenuyth


Tales of Cosmos

En regardant le trailer de Tales of Cosmos, vous n’avez d’autre que le choix de tomber amoureux, pour la simple raison que l’on y incarne un CORGY COSMONAUTE (et un singe, mais ne nous mentons pas, on s’en moque complètement de lui). Alors qu’ils se baladaient tranquillement quelque part dans le cosmos, ils tombent dans le triangle des Bermudes des étoiles. Pif paf pouf, votre navette s’écrase sur une planète et votre aventure pleine de « point » et de « click » interstellaire débute.

Si la première planète sert de tutorial, afin de présenter les capacités propres de notre duo animal (le singe s’occupe de récupérer/manier les objets, alors que le chien peut parler aux autres habitants de la galaxie et peux aussi aboyer), une fois votre nouvelle navette spatiale disponible le jeu fera place à un monde ouvert pour une demi-douzaine de planètes à explorer comme bon nous semble. Sans difficulté particulière, plein de bon sentiment et avec un gameplay qui utilise parfaitement les capacités des deux protagonistes, on en vient même à lui pardonner sa traduction française hasardeuse. Un jeu parfait pour les petits (et aussi, un peu, les grands). 

Crim


The Turing Test

Après un Pneuma que je qualifiais à l’époque de trop narratif, au point de tuer cette narration pourtant intéressante, The Turing Test des mêmes développeurs se révèle absolument le contraire. Le jeu nous raconte l’épopée d’une jeune spationaute qui découvre que ses collègues ont totalement disparus de la station où se déroulait leur mission. Une intelligence artificielle, façon Glados de Portal, se met alors à la manipuler et à diriger le joueur en tant que narrateur principal d’une histoire faussement complexe.

Vient alors le temps des puzzles qui se suivent et se ressemblent, là aussi très ressemblant à ce que l’on pouvait trouver dans Portal. Il s’agit, avec son « pistolet », de capturer des boules d’énergie qui peuvent aussi être relâchées sur des interrupteurs pour alimenter des objets spécifiques. Vous pourrez alors vous servir de robots, tourelles, plateformes, aimants ou même principalement ouvrir des portes avec cette idée de gameplay. Les boules d’énergies peuvent être de différents couleurs, pour différents effets.

Malheureusement, en plus d’être court et répétitif, The Turing Test est surtout excessivement ennuyant et le scénario ne décolle jamais. La fin est en plus complètement ratée, au point de finir de gâcher l’expérience. Dommage.

Skywilly


Unworded

Un homme est à l’hôpital après un accident. Ecrivain de son état, il se remémore ses écrits passés, entrecoupés de moments bien réels et présents. Cette fable cynique et tire-larmes réussit à captiver le joueur par un principe de jeu loin d’être banal : à l’aide de lettres éparpillées à l’écran, les histoires de notre écrivain s’animeront et vous devrez y participer. Créer une clé, pousser un chariot, construire un bateau à l’aide des seules lettres de l’alphabet sera le gameplay principal d’un jeu qui raconte et amuse tout autant.

Assez court mais bien malin, Unworded est clairement à conseiller aux amateurs de puzzle-game simples mais qui ne perdent pas de temps et ne traînent jamais en longueur. Même si on lui reprocher un twist évident dès les premières phrases (pour quiconque est habitué au mélodrame habituel des jeux « sérieux »), Unworded est assez imaginatif pour satisfaire bien des publics !

Skywilly


Woodle Tree 2 : Worlds

Suite d’un premier opus mignon que nous avions déjà testé dans nos colonnes, Woodle Tree 2 : Worlds propose un jeu de plateforme 3D tout mignon tout rond… et en monde libre. Vous devrez trouver des gouttes magiques permettant à des arbres de réapparaitre dans votre petit village de début de jeu, à travers plusieurs niveaux greffés à un hub central immense.

Le petit personnage que l’on contrôle peut sauter, double-sauter, planer avec sa petite feuille mais aussi frapper les ennemis ou récolter une gouttelette d’eau via son « arme » qui sort de l’ordinaire. Absolument tout le jeu est ravissant en termes de design et les musiques sont enchanteresses mais malheureusement… Il n’a que ça pour lui.

En effet, ce deuxième Woodle Tree c’est aussi et surtout une caméra ivre, des sons bruités à la bouche très désagréables, des collisions ratées et tout un tas de bugs et de chargements intempestifs qui viennent gâcher l’aventure. C’est une grosse et très triste déception.

Skywilly

 

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