The Banner Saga 3
Windows mac PlayStation 4 Xbox One Nintendo Switch

Voici un jeu qu’on attendait avec impatience. Débuté il y a quatre ans, en apportant un grand bol d’air frais dans les jeux de rôle tactiques, la série de Stoic Studio va enfin nous révéler la fin du voyage de nos vikings préférés, dans ce comte de fuite et de trahison, saupoudré d’un peu de baston parce que ce sont quand même des vikings. A consommer de préférence en ayant fait les deux précédents titres, évidemment.



La fin d’un voyage

Si vous n’avez pas encore fait les deux premiers titres (je ne sais pas ce que vous attendez, le premier et le second sont à faire), ce chapitre risque de vous spoiler un peu… Mais pas trop. Banner Saga 3 débute pique poil là où Banner Saga 2 c’était stoppé, avec d’un côté le clan sous la bannière de Rook / Alette arrivant à Arberrang, dernier bastion de l’humanité, devant offrir refuge contre l’obscurité qui règne. De l’autre, le Varl manchot Iver accompagné des deux Valkas (des mages) Juno et Eyvind ainsi que des Corbeaux, un groupe de mercenaire qui les accompagne, ayant trouvé la cause de cette obscurité. Deux groupes, deux combats, l’un pour la survie de l’humanité, l’autre pour la celle du monde. Deux enjeux, deux pressions différentes dans deux situations différentes. L’une derrière des remparts fortifiés, où le danger viendra de la cupidité humaine, incapable de s’épauler même lorsque la situation est dramatique.

Parfaitement retranscrite, la tension est papable entre d’un côté les complots politiques concernant la couronne de la capitale, d’un autre le manque de vivre pour l’ensemble des réfugiés fuyants l’obscurité et les dredges (le peuple de pierre contre qui l’on se bat depuis le premier épisode) et enfin le racisme ambiant envers les centaures qui accompagnent votre bannière, très mal vus par les humains. Quant au groupe d’Iver, ce dernier sera constamment au danger, étant toujours de plus en plus prêt du cœur de l’obscurité, confronté à des ennemis encore plus redoutables, faisant au passage leur apparition dans cette épisode (et dont nous n’évoquerons rien pour ne pas vous gâcher la surprise). La série aura permis de donner une autre image des vikings, rafraîchissante, où plutôt que de les montrer comme des envahisseurs à la brutalité sans limite, on y voit un peuple craintif, bien que valeureux au combat, fuyant un adversaire bien au-dessus d’eux, pour sauver leur vie, leur peuple, là où les Varls (les géants à corne) sont prêt à mourir au combat, quitte à voir leur race disparaître.



Chant aux héros

La formule ne change pas trop vis-à-vis des précédents titres, étant tout à fait logique pour une suite directe. La moitié du jeu sera textuel, avec des choix qui guideront la narration du titre, permettant ainsi de recruter certain PNJ mais aussi allant jusqu’à faire mourir des membres de vos escouades. Les choix seront particulièrement difficiles à prendre dût au fait de la réussite de l’écriture d’un grand nombre de personnage (mention spéciale pour Falka, guerrière des corbeaux qui remettra constamment en doute la confiance qu’elle vous accorde, au prince Ludin, héritier du trône et très loin des stéréotype fils à papa qu’il aurait pu être (en plus d’être une machine à tuer) et Tryggvi, au rêveur fou poétique et complètement énigmatique).

Côté gameplay, nous sommes toujours face à une des tactical RPG les plus intelligents et logiques qui soit, où votre barre de vie correspond aussi à la force avec laquelle votre combattant frappera. La magie est ici représentée par la volonté, servant tout autant à activer les compétences de vos guerriers, où plus vous dépenserai de point dans une attaque plus elle sera dévastatrice, qu’à réaliser un effort dans vos déplacements pour ainsi couvrir une plus large distance sur le champ de bataille. Comme toujours, la défaite ne signifie pas game over, mais trame narrative différente pour la suite des événements, donnant tout son sens à la narration et plus particulièrement à la fin de cet ultime épisode, où une série de victoire / défaite nous a servi un final mémorable.

Côté nouveauté, on en notera trois : une nouvelle race ennemie (dont on n’évoquera toujours rien à ce sujet), une nouvelle race jouable, les Dredges (qui étaient plus ou moins annoncés au vu des révélations du second volet), et enfin, la plus importante : un nouveau trait de caractère pour vos guerriers. Une fois atteint le niveau 12, vous pourrez choisir de transformer votre combattant en Héros, avec un “H” majuscule, comme ce que l’on trouve dans les récits et les chants. Mais attention pas n’importe lequel : il faudra choisir parmi une douzaine de traits, sachant qu’une fois sélectionné, il disparaîtra de la liste, rendant ainsi chaque héros unique. Une fois l’aptitude héroïque choisie, il faudra dépenser les points de prestiges (qui servent aussi bien à augmenter de niveau vos héros, à acheter des provisions ainsi que des reliques à équiper) pour augmenter les bonus procurer par les traits. Cette aptitude permet de complètement changer la manière de jouer un héros (d’un point de vu tactique, ses capacités actives ne changent pas).

Pour finir sur un petit point technique, là où les deux premiers volets ont été testés par nos soins sur PC, nous avons opté pour la version switch (on sait que vous attendiez ce passage avec grande impatience): c’est jouable mais l’affichage est parfois buggé en mode portable lors des phases de caravane. De plus, le jeu n’est pas très agréable au pad, sachant que cette dernière remarque est aussi valable pour les deux autres consoles de salon. Heureusement pour la petite dernière de Nintendo, l’écran tactile vient quelque peut sauver la donne étant donné qu’il est pris en compte, ce qui est utile pour la gestion d’inventaire. Bref, si vous avez la possibilité, jouez y sur PC, le combo clavier souris est bien plus confortable.


Banner Saga se conclut d’une bien belle manière. Que cela soit son écriture, hautement portée par un grand nombre de personnages attachants, au personnalités fortes devant sans cesse se battre et se débattre pour espérer trouver l’espoir au bout du voyage qui nous est proposé, que par les thèmes abordés, aussi politiques que sociaux, mais aussi par un système de combat malin, riche et ayant réussi à se perfectionner au fil des épisodes. Une trilogie à faire sans la moindre hésitation.

Crim

Intégriste gaucher depuis 1983. Les cailloux: GOTY des armes depuis 2013.

Crim

Crim

Intégriste gaucher depuis 1983. Les cailloux: GOTY des armes depuis 2013.

Une pensée sur “The Banner Saga 3

  • Mwarf
    06/09/2018 à 19:33
    Permalink

    J’ai hâte de faire ce dernière épisode ; la série fait vraiment parti des meilleurs Tacticals auxquels j’ai pu jouer.
    J’avais fait l’épisode 2 sur console, et le gameplay manette ne m’avait pas trop gêné. C’était moins pratique que la souris dans l’absolu, mais pas rédhibitoire ;)

    Répondre

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.