Mutant Year Zero : Seed of Evil

Rapide Critique

Mutant Year Zero : Seed of Evil

Développeur : The Bearded Ladies – Éditeur : Funcom

Date de Sortie : 30 Juillet 2019 – Prix : 14,99 €

Un peu moins d’un an après la découverte de l’Eden et du grand secret que referme ce lieu, nos traqueurs mutants sont de retour, le temps d’un DLC, pour continuer la visite guidée de la zone. Se déroulant juste après Road to Eden (qu’on avait trouvé plutôt chouette), il sera question dans cette extension de vengeance, de monstro-plante (pas comme ceux qu’affronte Jayce mais l’esprit est là) et d’une toute nouvelle région enneigée. 

Si on sort les gros chiffres, Bearded Ladies nous propose six nouvelles maps, autant de nouvelles armes, une refonte du bestiaire, et surtout, un nouveau traqueur : Big Khan. Légende parmi les traqueurs, cette Elan aura la capacité de cracher du feu et de provoquer un tremblement de terre local pour déstabiliser vos adversaires. De plus, vous serez aussi amené à revisiter des régions du titre de base, afin de réaliser des missions optionnelles pour trouver du meilleur matériel. 

Si dans l’ensemble l’expérience de jeu n’est pas transcendée, le level design ici est bien mieux équilibré, avec notamment des escouades ennemies plus resserrées, qui demandent une meilleure préparation tactique du joueur pour nettoyer au maximum la carte silencieusement avant de s’attaquer au gros groupe et ainsi ne pas être submergé d’ennemis. 

Fort d’une douzaine d’heures de jeu en plus, on ne peut que vous conseiller ce DLC généreux, pour vous procurer cette petite dose si agréable d’insulte des mutants envers notre civilisation ayant tué notre planète.

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Crim

Crim

Intégriste gaucher depuis 1983. Les cailloux: GOTY des armes depuis 2013.

D'autres Critiques

Furwind

Rapide Critique

Furwind

Développeur : Boomfire Game – Éditeur : Boomfire Game

Date de Sortie : 27 juin 2019 – Prix : 8,99 €

Les fratries, dès qu’elles commencent à être nombreuses se compliquent toujours. Alors si en plus vous leur donnez des pouvoirs pour qu’elles se transforment en divinités, c’est encore pire. C’est un peu ce qui s’est passé dans monde présenté dans Furwind, des Espagnols de Boomfire Game.

Darhun, le vilain petit canard de la fratrie a été fait prisonnier par ses trois frères parce qu’il n’était pas cool comme Fonzy (comme le déclamerait haut et fort notre Bestio en plein stream). Sauf que ce dernier a réussi à s’échapper et à répandre le mal sur la forêt où habite Furwind, notre héros renard du titre. Ce dernier va partir au combat, en récupérant tour à tour l’aide des pouvoirs des trois divinités, pour botter Darhun une bonne fois pour toute. En jeu, cela est représenté par trois niveaux, où de manière parfaitement symétrique on devra réaliser deux niveaux classiques avec miniboss, ne donnant aucun contexte à l’histoire, venir à bout d’une tour, récupérer le pouvoir d’une des trois divinités dans un niveau de type runner et enfin taper un boss.

En trouvant des parchemins, on débloque des minis niveaux bonus où il faudra soit détruire un cristal et trouver la sortie dans un niveau labyrinthique, soit venir à bout des ennemis présents dans une petite arène. Furwind est parfaitement exécuté avec un pixel art de toute beauté et quelques bonnes idées de game design, comme les niveaux se passant dans des grottes où il faut correctement gérer les lucioles qui illuminent notre environnement sous peine de nous laisser dans le noir signant une mort assurée. C’est super plaisant à jouer, mais il faut accepter d’avoir un enchainement identique sur les trois chapitres que présente le jeu, rendant l’ensemble un peu longuet par son manque de variété.

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Crim

Crim

Intégriste gaucher depuis 1983. Les cailloux: GOTY des armes depuis 2013.

D'autres Critiques

Night Call

Rapide Critique

Night Call

Développeur : Monkey Moon, Black Muffin – Éditeur : Raw Fury

Date de Sortie : 17 juillet 2019 – Prix : 19,99€

Les hivers parisiens sont parfois durs. Le froid, la pluie et les transports en commun compliqués rendent les taxis relativement sexy. Sauf quand on est un gros connard, qu’on se fait tuer par le serial killer du moment et que les dommages collatéraux sont pour le chauffeur de taxi. Heureusement, celui-ci s’en sort vivant, après deux petites semaines de coma dans un hôpital quatre étoiles. Pas de chance, la police est tellement en stress, qu’elle ne vous donne même pas cinq minutes pour vous remettre de vos émotions avant de vous bombarder de question.

Il vous faudra un petit mois supplémentaire pour retrouver le confort de votre taxi, de ce Paris nocturne et glacial et surtout, revoir vos clients aux multiples facettes. Évidemment, chanceux comme vous êtes, l’enquêtrice sur l’affaire du Juge, votre bourreau, est du genre pas cool. Vous allez devoir travailler pour elle, récolter des infos pour trouver le tueur, sous peine que votre identité et votre passé soient révélés. C’est à ce moment-là que Night Call commence, ou devrais-je plutôt dire se termine. Sur le papier, votre objectif sera de discuter avec les clients, pour récupérer plein d’infos (allant de simple rumeur à la vraie preuve) pour remplir votre joli tableau de liège et recouper vos informations avec celles que vous a données l’enquêtrice. Mais il ne faudra pas non plus négliger votre travail, réaliser les courses commandées par vos clients afin de gagner suffisamment d’argent pour vous payer de l’essence ainsi que tous les frais d’entretien de votre véhicule et ceux que vous impose votre licence de taxi.

Dans la réalité, le jeu oublie complètement son enquête, où les discussions sur le tueur avec vos clients permettant d’avoir des indices se limiteront à un message contextuel du type « vous avez parlé du tueur et avez retenu une information ». Et là vous vous dites : mais qu’est-ce qu’il reste ? Je vous répondrai : Grâce, qui veut devenir danseuse et non avocate, Kader, qui derrière son langage très stéréotypé de banlieusard d’origine maghrébine est un chic garçon qui découvre le plaisir de la lecture, en lisant du Alexandre DUMAS, imposé par sa petite amie. On pourrait parler de Shinji, Christophe le prête en plein doute. Où du Père Noël, Hervé, ce sans abri que vous trimbalerez partout dans Paris. Si je vous donne cette petite liste de personnages qui partageront le temps de quelques minutes votre taxi c’est pour vous montrer que l’écriture est tellement incroyable qu’on se souvient de leur prénom et de leur histoire.

Pour tous les découvrir, vous devrez mener à bien trois enquêtes. Mais le jeu oublie toujours d’être un polar, et une fois la première enquête terminée, arrive le doute de lancer une seconde, qui sera encore (?) un simple moyen de pression temporelle n’apportant aucune satisfaction au joueur. Alors qu’on ne souhaite qu’une chose, passer du temps avec ces extraordinaires gens afin qu’ils se confessent comme le souligne très justement le père Christophe, lors d’une des ballades avec lui.

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Crim

Crim

Intégriste gaucher depuis 1983. Les cailloux: GOTY des armes depuis 2013.

D'autres Critiques

Etherborn

Rapide Critique

Etherborn

Développeur / Éditeur : Altered Matter

Date de Sortie : 18 Juillet 2019 – Prix : 16,99 €

En voilà un jeu qu’on attendait beaucoup à la rédaction. Même si le grand manitou Skywilly en est sorti moyennement convaincu il y a quelques mois, mais bon. On est en droit de critiquer ses goûts, parce qu’on le sait tous, les grands chefs ont toujours tort.

Le studio espagnol Altered Matter nous propose un voyage dans notre propre subconscient où les lois de la gravité sont complétements déjouées. Il sera ici question d’une balade où toutes les surfaces seront praticables dès lors qu’une rampe fera la liaison entre le sol et le mur. Il en ressort un level design complétement dingue, parfaitement lisible malgré les changements de perspective.

Tout ceci est dû entre autres à une caméra qui n’est jamais prise en défaut (chose rare dans ce type de jeu) et à une direction artistique au poil qui sait placer ses variations pour donner de bon repères au joueur. Votre but sera dans chacun des niveaux de trouver de petites sphères permettant d’activer des mécanismes afin de trouver la sortie des cinq petits niveaux que comporte le jeu. Oui c’est peu, oui ça se fait rapidement, mais on imagine mal le studio pouvoir fournir davantage de stages tellement le travail fourni pour ceux présents dans jeu a surement demandé un temps monstrueux.

Malgré la grande réussite des niveaux présents, plaisants à jouer, on en ressort avec un petit gout amer, comme s’il manquait quelque chose à Etherborn. S’il est sublimé par une narration incroyable, à la même douceur que sa palette de couleur, il reste très compliqué de rentrer dedans. Le jeu, très artistique (comme un certain Bound de Plastic Studios) peut laisser complétement de marbre le jeu quant à ce qu’il propose et raconte. Pour ma part je ne suis pas certain de comprendre si le jeu parle de renaissance ou d’acceptation de la mort, ce qui est quand même problématique étant donné que les deux sujets sont de parfaits opposés.

Si vous cherchez un jeu très arti, calme et que vous voulez être sublimé par un level design d’une ingéniosité rare, jetez-vous sur Etherborn. Si ce n’est pas le cas, vous risquez d’en sortir quelque peu déçu.

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Crim

Crim

Intégriste gaucher depuis 1983. Les cailloux: GOTY des armes depuis 2013.

D'autres Critiques

ICEY

Super Neptunia RPG

Rapide Critique

Super Neptunia RPG

Développeur : Artisan Studios– Éditeur : Idea Factory 

Date de Sortie : 28 juin 2019 – Prix : 49 €

On ne peut pas dire que le premier contact avec Super Neptunia RPG soit évident, surtout lorsque l’on ne connait pas la série. D’entrée de jeu, l’héroïne, Neptune, parle au joueur, sait très bien qu’elle est dans un jeu vidéo, et se moque de l’originalité du script parce qu’on lui a collé une amnésie. Bref, c’est un peu la Deadpool du jeu vidéo, en beaucoup moins violente.

On avance légèrement dans le jeu et on se retrouve avec des noms de ville tels que Lastation, Lowee, Leanbox et tout ça dans le monde de Gamindustri. Là c’est est trop, un tour sur les internet pour comprendre le background du jeu, qui effectivement utilise tout le panorama de l’industrie du jeu vidéo pour créer un monde inspiré.

Il sera question ici d’un combat contre l’oppression d’un groupe radical qui interdit les jeux en 3D au profit des jeux en 2D, où nos quatre héroïnes amnésiques (qui sont en vrai des déesses) rejoindront la révolution menée par Artisan, leur leader, pour rétablir l’égalité entre les jeux 2D et 3D. Au fil de l’aventure, portée par une écriture très moyenne, on n’arrive pas à comprendre où le jeu veut nous mener, tellement tout est décousu et ne se tient pas, sans compter l’égocentrisme ultime qui pousse les studios de développement à avoir des personnages dans le jeu. Ici Artisan le studio franco-québécois, proclame (sur leur site internet) : « Nous sommes spécialisés dans la création de RPG en 2D avec l’ambition d’en devenir une référence mondiale », alors qu’Artisan, la meneuse de la révolution se bat pour les jeux 3D.

Mais le gros souci de la narration du jeu vient de l’aspect un peu coquin, qui en soit pourrait passer si l’écriture était au niveau (la quête de l’aubergine atteint un degré de malaise préoccupant) mais surtout si l’ensemble des personnages n’était pas des fillettes pour la plupart bien trop sexualisées. Si on arrive à faire abstraction des quelques passages malaisants, la première moitié du jeu se joue plutôt agréablement, avec un système de combat aux mécaniques riches mais complétement inutiles.

Pour déclencher une attaque, vous devez attendre qu’une jauge de PA (Point d’Action) se remplisse pour lancer l’unique aptitude possible d’une de vos héroïnes, en appuyant sur le bouton qui correspond à son placement à l’écran. Vous aurez la possibilité de modifier le placement de vos fillettes, permettant ainsi d’avoir accès jusqu’à 16 types de compétences différentes. Le problème est que la jauge de PA est commune à vos quatre déesses. De ce fait, vous pourrez rarement en faire attaquer plus d’une à la fois, rendant les combats très longs, notamment en fin de jeu, où même les formes de déesses (sensées modifier les caractéristiques de nos héroïnes pour les rendre plus fortes) ne changent strictement rien au dynamisme.

Enfin, si le jeu est superbe, l’optimisation n’est vraiment pas au rendez-vous (sur switch, aussi bien en docké qu’en portable) et se verra fortement ralenti, notamment pendant les combats au moindre effet visuel, soit dès qu’un sort est lancé. Super Neptunia RPG aurait pu être un jeu à la positivité folle dans ses propos s’il ne se perdait pas dans des propos bien trop tendancieux, qui finissent par sortir le joueur d’un petit RPG qui tente pourtant des choses, même s’il ne réussit pas tout le temps.

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Crim

Crim

Intégriste gaucher depuis 1983. Les cailloux: GOTY des armes depuis 2013.

D'autres Critiques

Warhammer : Chaosbane

Critique

Warhammer : chaosbane

Développeur : eko Software – Éditeur : BigBen– Date de Sortie : 31 mai 2019 – Prix : 50 €

BigBen veut entrer dans la cour des grands du côté des éditeurs et pour y arriver, en plus de son activité de vente d’accessoires, il a commencé à éditer, puis à racheter certains studios dont Cyanide et Eko Software. C’est ce dernier qui nous intéresse aujourd’hui. Jusqu’à maintenant le studio était connu pour des simulations de rugby, handball et surtout pour la série How to Survive. Fini la déconnade, pour rentrer chez les grands, le duo éditeur/studio a décidé de faire plus massif, plus gros, en se payant les droits d’exploitation de la licence Warhammer, pour venir faire du Hack & Slash sur le terrain de Diablo 3, rien que ça. Le problème est que jusqu’à aujourd’hui, ces jeux du genre en France ont tous été plus ou moins des catastrophes. Est-ce que Warhammer : Chaosbane va mieux s’en sortir ? Spoiler : oui, avec un petit astérisque.

Partager sur facebook
Partager sur twitter

Quand la narration se fait désirer

Comme tout jeu, Chaosbane démarre sur une vidéo qui te dit que le monde c’était de la merde, qu’un grand gentil est venu mettre de l’ordre dans tout ça, sauf qu’un nouveau grand méchant est venu méchanter en plongeant le grand gentil dans un sommeil infini. Comme le monde de Warhammer est un monde civilisé, plutôt que de faire venir une princesse charmante pour réveiller le grand gentil avec un baiser, ils ont décidé d’embaucher un nain berserk / une archère elfe / un magicien elfe / un humain chevalier (veuillez rayer la ou les mentions inutiles) pour aller défoncer des crânes dans la légion du chaos (les grands méchants). Chaosbane ne se démarque pas par sa narration, qui n’est ni étonnante (on voit les twists à des kilomètres) ni intéressante étant donné que le lore n’y est pas très développé (par exemple, il est impossible de parler aux PNJ en ville en dehors de l’unique donneur de quête, qui se contente de la quête principale du jeu). Heureusement pour palier à ceci, les villes que l’on visite ont été traitées avec soin, donnant des scènes superbes qu’il est agréable de parcourir et surtout, qui donnent de la personnalité à cet univers que l’on ne veut pas nous raconter. Mais il faut dire qu’on s’en moque un peu, puisque nous sommes là pour taper, encore, encore et encore.

Et tu tapes, tapes, tapes, c'est ta façon d'aimer

De façon générale, Chaosbane reprend un grand nombre d’éléments de Diablo 3 : des kilos de monstres à découper en même temps, des gros chiffres qui popent au-dessus de la tête de chaque ennemi dès qu’on les frappe, des jarres à casser, des bonus de butin lorsqu’on enchaine les kills sans temps mort, une histoire pour ouvrir l’appétit du joueur puis du endgame pour la chasse au loot et à l’optimisation de son build. Évidemment, Eko Software n’a pas les même moyen qu’un Blizzard et on se retrouve avec un contenu bien moindre : des cartes très étriquées et peu variées au sein d’un même chapitre que vous devrez parcourir bien trop de fois, un bestiaire très léger, où on retrouve les mêmes ennemis d’un chapitre à l’autre, apportant pour chacun d’entre eux un ou deux vilains différents, donnant des situations très peu variées. 

Évidemment, quand on voit la politique tarifaire de Chaosbane, que l’on doit à BigBen, éditeur et propriétaire du studio EkoSoftware, il y a de quoi grincer des dents. Pourtant, Chaosbane mérite que l’on s’attarde sur son cas. Car s’il n’arrive pas à la cheville de Diablo 3 (et on ne lui demande pas d’arriver à ce niveau), il a beaucoup d’arguments pour lui. Premièrement, la réalisation du titre est à la hauteur (sauf sur le multi qui souffre de problème de synchro, les derniers patchs ont commencé à fortement corriger les problèmes), et surtout de quelques bonnes idées de game design. Le premier concerne la constitution de votre build de compétences.

Au fil des niveaux, votre personnage gagnera des points de compétences, qui indiqueront votre capacité à attribuer un skill. Vous pourrez placer sur votre avatar jusqu’à quatre compétences actives, qui demanderont de la mana / rage pour être utilisées, ainsi que 6 compétences passives (gain d’expérience, effet de saignement / étourdissement, etc. ajoutés à vos coups, et bien d’autres choses du genre), sachant que chacune des compétences sélectionnables aura un coût, qui sera plus ou moins élevé en fonction du niveau de ladite compétence (3 niveaux disponibles par compétence). Ainsi il est tout à fait possible de sélectionner moins de compétences afin d’en porter un maximum à leur niveau max, ou au contraire remplir tous ses slots en acceptant de perdre certains effets destructeurs.

En plus des compétences, une fois arrivé au niveau 25 (sur 50), vous débloquerez votre arbre de dieu (un autre arbre de compétences) permettant de booster vos caractéristiques (force, arme, critique, vie, etc.) mais aussi de débloquer des compétences aux effets ravageurs (connu comme le skill du bouton 4). Second bon point, les combats contre les boss de fin de chapitre, directement inspirés des beat’them all, où chaque Boss aura trois barres de vie, avec autant de phases et patterns différents parfaitement mis en scène.

Si on oublie l’échelle tarifaire, Eko Software s’en tire plutôt bien avec Chaosbane, en ayant parfaitement appliqué les éléments indispensables à un bon hack and slash, et en se permettant même d’apporter quelques bonnes idées, aussi bien du côté de la gestion de son personnage que dans les mécaniques du jeu avec notamment les boss et leurs différentes phases. Il reste néanmoins quelques problèmes de contenu (trop peu de cartes différentes, amplifié par le côté très étriqué de celles-ci). Le jeu vaut-il sont plein tarif ? Sur la longueur, avec les plans prévus par le studio (un nouveau chapitre, en plus de celui présent dans le DLC, ainsi qu’un nouveau personnage, arriveront gratuitement dans les mois à venir) cela devrait permettre au jeu de se placer en bon outsider derrière les pointures qui écrasent le marché.

Crim

Crim

Intégriste gaucher depuis 1983. Les cailloux: GOTY des armes depuis 2013.

D'autres Critiques

Moss

Astrologaster

Rapide Critique

Astrologaster

Développeur / Éditeur : Nyamyam

Date de Sortie : 09 Mai 2019 – Prix : 9,99 €

Londres, 1580, la peste fait rage dans toute la capitale avec aucun médecin pour soigner les malades. Pourtant, un homme décide de s’opposer à ce fléau. Son nom est Simon Forman et ceci est son histoire.

Simon n’est pas n’importe quel médecin, car pour commencer, Simon n’est pas officiellement médecin. Sur son CV, il est plutôt herboriste et astrologue. Le problème, au début du jeu, est que notre cher Simon est infecté par la peste lui aussi et il n’arrive pas à trouver de remède pour se guérir et guérir les londoniens. Dans un désespoir complet, Simon décide de lire dans les astres pour trouver un remède… Et le trouve.

C’est sur ce scénario complétement absurde (et pourtant inspiré de faits réels) qu’Astrologaster débute. Vous aurez tour à tour divers patients qui viendront pour être consultés et dont vous devrez délivrer un diagnostic en lisant dans les étoiles. Reprenant l’idée de base de Tengami, leur première production, NyamNyam Studio rempile avec les livres pop-up comme toile artistique pour présenter son jeu.

Là où Tengami était un puzzle-game qui n’utilisait quasiment pas ce gimmick, Astrologaster corrige le tir en supprimant tout l’aspect puzzle pour n’utiliser le livre que comme scène de théâtre pour un jeu purement narratif à choix. Et c’est surement la meilleure décision que pouvait prendre le studio, nous proposant ainsi un opéra burlesque aussi loufoque que la méthode de diagnostic de notre cher docteur. Évidemment, la douzaine de patients qui défileront dans le cabinet du docteur Forman apporteront tout le sel au jeu, ayant chacun des problèmes très disparates les uns des autres, tous accompagnés par un doublage convainquant et une écriture délicieuse (mention spéciale au jeune acteur de théâtre qui se plaint d’être moins payé que ses homologues masculins parce qu’il incarne uniquement des personnages féminins).

Parfait pour se détendre et rigoler un bon moment (à condition d’avoir un bon niveau d’anglais), Astrologaster est autant une réussite artistique que narrative, qui occupera deux ou trois de vos longues soirées d’habitudes ennuyantes.

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Crim

Crim

Intégriste gaucher depuis 1983. Les cailloux: GOTY des armes depuis 2013.

D'autres Critiques

Heroine Anthem Zero – Sacrifice

Rapide Critique

Heroine Anthem Zero - Sacrifice

Développeur : Winthunder Studio – Éditeur : Skywalker HK

Date de Sortie : 23 Mai 2019 – Prix : 12,99 €

Quand on lance Heroine Anthem pour la première fois, on a ce petit gout amer / rigolo de jeu de rôle japonais, mais tout droit sorti des marchés, avec leur contrefaçon plutôt convaincante et dont la qualité n’a pas forcement à rougir au vu du prix proposé.

Prenons par exemple Wanin, le héros que nous contrôlons, qui aurait très bien pu être le fils de Tidus (Final Fantasy 10) qui aurait eu une nuit d’amour (sincère et véritable) avec Sora (je ne me risquerai pas à dire dans quels épisodes de Kingdom Hearts il apparait). Quand on regarde le jeu, de loin, il est super joli, de (pas trop) prêt, il le reste. Par contre, dès qu’on zoom sur les personnages (ce que le jeu n’hésite pas à faire lors des phases de dialogue), ces derniers montrent des sprites en ultra basse résolution, faisant une bouillie de pixel infâme dénotant complétement avec le background pétillant de détails et de couleur.

Et il en va de même pour tous les autres aspects du jeu : Heroine Anthem est un mélange, d’action, plateforme, RPG, où pour chaque catégorie il fait le minimum syndical. Pour la narration, en plus d’être extrêmement bavard pour ne rien dire, il se permet le luxe d’avoir un humour lourd-dingue qui se trouve toujours sous la ceinture des messieurs. On apprécie toutefois la vulgarité de la petite fée qui nous accompagne, démarrant au quart de tour et alcoolique de confession, permettant de venir casser tous les codes habituels, et ça fait plaisir.

Si le jeu en soi n’est pas mauvais, bien qu’un peu trop simpliste, il en reste un portage un peu feignant, avec tout un tas de ralentissements, notamment dans les menus, qui viennent gâcher l’expérience globale et qui ne donne pas spécialement envie d’aller tester l’Early Access du second épisode, prévu sur PC pour ce mois de juin.

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Crim

Crim

Intégriste gaucher depuis 1983. Les cailloux: GOTY des armes depuis 2013.

D'autres Critiques

Swag and Sorcery

Rapide Critique

Swag and Sorcery

Développeur : Lazy bear Games – Éditeur : Tiny Build

Date de Sortie : 09 Mai 2019 – Prix : 9,99 €

Après la bagarre des temps modernes, la gestion de cimetière moyenâgeuse, Lazy Bear Games décide d’aller à la rencontre de la haute couture fantaisiste. Après des années de tranquillité et de fiesta, le royaume court un grand danger et seul les atours royaux magiques pourront le sauver. Pas de bol, ils ont été perdus. Du coup, le roi embauche des aventuriers pour les retrouver. Pour cela, vous devrez gérer la guilde d’aventurier du coin, en recrutant des héros, construire l’industrie locale (forge, atelier d’alchimie, magasin de vêtement, etc.) et en fabriquant divers objets.

Pour chacune des taches disponibles, il faudra associer un héros, dont les caractéristiques influenceront sur la qualité des objets construits. Enfin, vous enverrez vos héros taper du monstre pour réaliser des quêtes et récupérer des matériaux pour le craft.

Quand on regarde de loin le jeu, il ressemble drôlement à un idle game (cookie clicker, adventure capitalist, etc.), étant donné que le joueur donnera quelques ordres d’action et le jeu s’occupera de tout le reste (les héros avancent et tapent seuls lors des raids). Contrairement aux idle games, ici rien ne sera automatique dans l’activation des taches, rendant le tout très pénible puisque l’on doit déplacer les héros vers les bâtiments que l’on veut utiliser et appuyer sur les boutons qu’il faut pour lancer le craft (d’armure, arme, potion), les raids de donjon, etc.

Évidemment le farming a une place prépondérante, demandant au joueur d’être sans cesse en train de faire des micros tachent ennuyantes, qui apportent forcement l’ennui après quelques heures de jeu étant donné qu’en plus de ne rien faire, la courbe de progression est ridiculement lente. Et ce n’est pas le côté décalé avec les défilés de mode qui viendra pousser les joueurs à arriver au bout de l’aventure.

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Un petit butin pour travailler en ville.
Concours de swag
Un raid de donjon
Crim

Crim

Intégriste gaucher depuis 1983. Les cailloux: GOTY des armes depuis 2013.

D'autres Critiques

Pathway

Rapide Critique

Pathway

Développeur : Robotality – Éditeur : Chucklefish

Date de Sortie : 11 avril 2019 – Prix : 13,99 €

Après un premier tactical-RPG répondant au doux nom de Halfway, plutôt sympathique au passage, les allemands de Robotality épaulés par Chucklefish arrivent avec… un tactical RPG. Sauf que cette fois-ci, adios l’espace et les aliens et bonjour aux déserts, aux zombies et surtout aux nazis.

Le joueur prendra la direction d’un groupe de deux aventuriers (qu’il sera possible d’augmenter jusqu’à quatre) à choisir parmi une petite vingtaine pour revivre Indiana Jones et la dernière croisade, ou tout du moins une aventure très fortement inspiré par les films de Spielberg. Une fois une des cinq aventures choisie ainsi que nos deux aventuriers sélectionnés, une carte est générée procéduralement. Se passant dans le désert, votre escouade se déplacera en jeep de point en point.

Pour chacun des points de la map, un mini événement interviendra. Ce dernier, choisi parmi plus de quatre cents événements, variera d’un évènement anodin qui n’apportera rien à votre groupe, jusqu’à de la bagarre et autre événement contextuel mettant à profit les capacités de vos aventuriers. Évidemment, pour se déplacer d’un point à un autre, il vous faudra de l’essence. Cette dernière pourra être obtenue en récompense en fin de combat, suite à la réussite d’un événement contextuel ou en l’achetant au près des rares marchands présents sur la carte. En cas de panne d’essence, le jeu vous permet de vous déplacer à pied au prix de gros dégâts sur votre groupe, vous permettant de vous déplacer au maximum de deux ou trois points pour espérer réapprovisionner votre jeep (parfois le jeu est sale et vous snobe en essence).

Évidemment, la partie la plus inintéressante de Pathway sont ses combats, avec notamment comme argument principal le dézinguage de nazis. Qu’ils soient soldats, grosses brutes, infirmiers ou même canins (car oui, il y a des chiens nazis), vous en tuerez par dizaine. Nous sommes ici face à un jeu très classique, avec de la précision dans les tirs, l’utilisation de murs (avec 3 hauteurs différentes) pour se couvrir et l’utilisation d’objets comme compétences, qui varieront en fonction de nos aventuriers. Côté équipement, en plus de l’arme et de l’objet qui sert de compétence (allant de la trousse de soin à la grenade en passant par le couteau), vos personnages auront aussi une armure, qui prendra les dégâts avant d’entamer la barre de vie. Tout comme pour l’essence, les munitions (dont un seul type et partagé par l’ensemble de votre groupe) devront être générées avec précaution sous peine de se retrouver uniquement avec ses petits bras pour frapper les ennemis.

Dans l’ensemble, le jeu fonctionne plutôt bien, mais l’aspect procédural ne permet pas autant de variété que souhaité pour une même aventure. Mais bon, buter du nazi, ça reste toujours top.

Crim

Crim

Intégriste gaucher depuis 1983. Les cailloux: GOTY des armes depuis 2013.
Partager sur facebook
Partager sur twitter

D'autres Critiques