Rapide Critique

Persona 3 Portable

Crim
Publié le 14 février 2023

Développeur

Atlus

Éditeur

Sega

Date de Sortie

19 janvier 2023

Prix de lancement

20 €

Testé sur

PlayStation 5

En 2006 sortait Persona 3 (série spin off de Shin Megami Tensei, dont on vous a déjà parlé du quatrième opus ainsi que de Persona 4 et d’un autre spin off, Soul Hackers 2) qui allait complétement changer la donne, en instaurant les mécaniques de jeu permettant à la série de surpasser en popularité la principale. En 2007 sortait la version plus-ultra intitulée FES, puis l’année suivante, la version Portable sur PSP. Et c’est cette version qui est l’heureuse élue pour être adaptée sur nos machines actuelles de 2023.

Si la résolution est évidemment adaptée pour convenir à nos écrans de télé/PC/Switch, il ne faut pas s’attendre à des miracles : pas de gestion incroyable de la lumière, pas de particules, ni même de micro détails pour donner de l’ampleur aux environnements et aux personnages. Heureusement, la direction artistique permet de rattraper le tout, avec déjà un grand sens de l’esthétique dans l’interface (dont le cinquième opus avait ébloui tout le monde).

De même, côté gameplay, il ne faut pas s’attendre à de grandes nouveautés, et c’est dommage, notamment parce que la version choisie pour ce portage est la version portable, à qui il manque de gros morceaux de jeu : au revoir les cinématiques animées ainsi que les déplacements en 3D en ville et dans les divers bâtiments du monde réel. Tout se fait sur une carte fixe, où l’on bouge un curseur pour interagir avec les lieux, qui ne sont pas signalés pour certain. Jouer de cette manière en 2023, c’est un peu rude. Heureusement, la navigation dans les donjons est elle bien présente en temps réel et en 3D, cette partie n’ayant pas été coupée dans la version PSP.

La grosse nouveauté du titre par contre est qu’il est pour la première fois traduit en français, et ça, c’est extrêmement agréable étant donné que nous parlons d’un jeu très bavard et extrêmement long (comptez un petit moins de 100h pour en voir le bout), sans compter que cela permet de le rendre accessible au plus grand nombre. Évidemment, on retrouve le système impitoyable de la série Shin Megami Tensei, où l’exploitation des points faibles de vos ennemis est primordiale pour espérer vaincre vos adversaires.

Les questions qui se posent sont : « à qui est adressé ce jeu ? » et, « pourquoi le faire ? » La réponse à la première question est très simple : aux personnes qui ont adoré Persona 5 et qui ont envie de découvrir les origines de la série, personnes qui seront capables d’accepter le système de jeu un peu archaïque du titre. Bien sûr, le titre s’adresse aussi aux personnes ayant fait le jeu à l’époque et qui ont l’envie d’y rejouer dans de bonnes conditions pour se remémorer une grande épopée.

Quant à la réponse à la seconde question, c’est l’envie de découvrir les origines de la série avec son format actuel. N’ayant pas fait Persona 2, j’ai toutefois fait le premier opus, ainsi que le quatrième et le cinquième. Il en ressort un jeu assez fou pour une production de 2006, avec la base du Persona moderne (attention, si l’envie vous prend de faire Persona premier du nom, c’est très très rude) : la vie complète jour par jour de l’année scolaire, avec les relations à monter, basées sur le tarot. Ce monde annexe avec des ombres, où les mystères deviennent de plus en plus épais, avec de gros retournements de situation, et enfin, les thèmes de la société, déjà bien présents, même si certaines mises en scène sont un peu (très) malaisantes, (vous allez sortir (en toute amitié) avec une petite fille… (mais qui a un thème super chouette)) alors que d’autres relations sont vraiment exquises, comme le couple de petit vieux qui tiennent une bibliothèque. Et surtout, on voit le progrès qui a été fait sur les donjons, pour leur donner plus d’âme et surtout pour qu’ils soient moins rébarbatifs que le Tartare, une énorme tour dont chaque étage est généré procéduralement à chaque entrée, qui est clairement le point faible de ce Persona 3. 

Dicefolk

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