Nairi: Tower of Shirin
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Nairi: Tower of Shirin est l’histoire d’une petite fille des beaux quartiers se sentant bien seule, qui se verra kidnappée par des bandits du désert voisin alors qu’elle tentait d’échapper aux gardes royaux, venus l’arrêter au même titre que sa famille victime d’un complot. Son monde est fait aussi bien d’êtres humains que d’animaux anthropomorphiques. C’est de la pure fantaisie que voilà dans une ville aux accents d’orient du nom de Shirin, construite sur les restes d’une civilisation depuis longtemps perdue à cause d’une tempête de sable aux proportions cataclysmiques.

Nairi est le personnage principal de cette histoire mais la partagera avec une bande d’inadaptés de la société comme Rex, un rat qui deviendra son ami et aussi passionné par l’archéologie, le hasard faisant bien les choses. Tandis que Nairi aura fort à faire en tant que gamine pourrie gâtée perdue dans les bas quartiers, elle devra se dépasser pour laver le nom de son père injustement accusé. En même temps, son aventure lui fera croiser le chemin de la tour sacrée de Shirin et du mystère entourant son passé assez trouble quant aux circonstances fantastiques ayant amené ses anciens propriétaires à disparaître.

Bien qu’il ait le look d’une visual novel en ayant beaucoup de dialogues, vraiment beaucoup, Nairi est un point and click avant tout. On évolue ainsi dans la cité de Shirin au travers de décors statiques dans une sorte de vue à la première personne, bref sans voir votre personnage et en cliquant sur les points d’intérêts à l’écran. Les musiques sont vraiment entraînantes et la direction artistique solide avec un design de personnages très mignon et enfantin. Il n’y a pas de doublage de voix, mais le texte est au moins entièrement disponible en français. Son accessibilité est aussi un plus étant donné qu’il pourrait plaire aux plus jeunes de par son aspect, même si son histoire a quelques moments plus sombres que d’autres.

Pour sa majeure partie, c’est du dialogue après encore plus de dialogue coupés par endroit par la résolution de quelques puzzles. Ils sont pour la plupart logiques et faciles à résoudre excepté dans la toute dernière partie du jeu. A ce moment-là, vous aurez alors droit à des énigmes biscornues qui m’auront fait arraché le peu de cheveux qui me reste. Elles auront même été parmi les plus ardues avec lesquelles j’ai eu à faire depuis longtemps. Plutôt cools comme casse-tête, elles le furent beaucoup moins arrivé à la fin d’un jeu jusque-là assez simple. Ce pic de difficulté soudain fut étrange et difficile à avaler.

Il y a eu aussi d’autres soucis, comme le déplacement un peu lourd d’un endroit à l’autre de Shirin. La façon dont chaque tableau est connecté aux suivants n’est pas construit dans la logique d’un mouvement tridimensionnel, ce qui fait que parfois, on croit devoir cliquer à droite pour continuer d’aller à droite, alors qu’en fait on revient sur nos pas. Pour résumer, c’est comme si le jeu n’avait aucun sens de l’orientation favorisant l’esthétique de ses décors au détriment du sens de direction qu’il est censé apporter. Chaque tableau ne donne ainsi pas vraiment l’impression d’être relié concrètement au suivant et au final ne nous permet pas toujours de nous construire un plan mental des environs.

Parmi mes autres suppliques, j’ai eu la désagréable impression de bugs n’enregistrant pas toujours correctement mes clics menant à l’échec de certains puzzles, pourtant réussis la fois suivante en suivant la même méthode mais en étant plus lent cette fois-ci. Certains puzzles sont aussi difficiles à manipuler à la souris – peut-être moins sur Nintendo Switch – à cause de soucis de collisions bloquant certaines pièces contre d’autres quand on les déplace. C’est un détail plus qu’un véritable problème cependant.

Cela dit, une fois la fin de Nairi atteinte, le plus problématique reste que nous soyons laissés choir avec un cliffhanger n’apportant aucune conclusion à l’intrigue ; et ce sans aucune explication sur cette raison, ni mention d’une suite quelconque même si cette dernière option semble évidente. Si cette suite hypothétique est liée au succès commercial du jeu, rien ne dit que le mot de la fin nous sera un jour donné. Nairi reste pour autant un jeu agréable à l’histoire bien équilibrée malgré toutes ces questions restées en suspens.

Vasquaal

Vasquaal

On dit de lui qu'il jouerait sur un clavier sans pavé numérique. De l'Apple IIe au pc survitaminé en gigahertz, il subtiliserait tel un ninja numérique le loot de ses potes dans les jeux en ligne pour mieux s'enorgueillir d'un "Muhahahaha". Certains disent même qu'il va se tatouer un jour "Aladin Snes is the best" sur la fesse gauche. D'autres disent simplement qu'il est fou.

Vasquaal

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On dit de lui qu'il jouerait sur un clavier sans pavé numérique. De l'Apple IIe au pc survitaminé en gigahertz, il subtiliserait tel un ninja numérique le loot de ses potes dans les jeux en ligne pour mieux s'enorgueillir d'un "Muhahahaha". Certains disent même qu'il va se tatouer un jour "Aladin Snes is the best" sur la fesse gauche. D'autres disent simplement qu'il est fou.

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