Interview – Evelend Games (Pixelry)

Deux frangins à la tête d’un jeu indépendant plein de pixels et de combats de chevalier, voilà qui nous force évidemment à la discussion passionnée. Découvrez comment Pixelry a vu le jour à travers les réponses des deux cerveaux derrière Evelend Games, un petit studio qui deviendra grand…

Bonjour André et Emilio ! Bienvenue sur Game Side Story et pour commencer, posons une question parfaite pour vous introduire : comment êtes-vous devenu développeur de jeu vidéo ?

Bonjour et merci de nous donner cette opportunité d’interview ! Notre principale motivation est essentiellement de nous amuser tout en créant des jeux vidéos, parce qu’ils représentent pour nous, depuis peu, une forme d’expression et de divertissement aussi vaste et complexe que n’importe quel autre format artistique peut proposer. Et plus riche encore !
Le mot Evelend est le nom que l’on a donné à cette équipe de deux frangins à la base de toutes ces créations depuis l’enfance. A une époque où notre jeu était fait de dessins Photoshop que nous pouvions sélectionner et déplacer avec les touches fléchées, pour raconter une histoire.
Evelend Games a évolué depuis nos premières expériences dans ce domaine, jusqu’a atteindre le rang de Jeu. Tout comme le nom Evelend, cet esprit dont nous parlons est toujours présent dans nos créations actuelles. Nous ne faisons que faire des jeux auxquels nous aimerions jouer !

Pixelry est disponible en version Beta pour l’instant. D’où vous est venue l’idée du jeu ?

Le concept initial de Pixelry est basé sur un jeu peu connu de notre enfance, auquel nous jouions sur notre vieux Macintosh, nommé “Sir Richard The Lion Hearted” (Richard Coeur de Lion), une sorte de simulateur de combats de chevaliers. Avec Pixelry, nous avons tenté de donner un nouveau sens à cette expérience en proposant notre propre touche et interprétation du jeu, s’étendant alors dans bien d’autres formes de gameplay.

Pourquoi des pixels ?

D’abord parce que nous aimons les pixels. 🙂 Qui n’aime pas ? Mais ce n’est pas la principale raison. Fondamentalement pour les entreprises indépendantes, il est difficile de concilier le développement du jeu et sa propre vie en même temps. Le pixel est la solution idéale, car elle ne necessite pas une quantité excessive de ressources et offre même une énorme quantité de possibilités.

L’accueil est-il bon pour votre jeu auprès de la presse, mais aussi des joueurs ?

Il semblerait que ce soit le cas ! Le nombre de joueurs a augmenté avec le temps et ils nous supportent de façon incroyable avec leurs commentaires sur la façon d’améliorer le jeu. Nous en sommes vraiment très honorés !

Quelles sont les bonnes choses à venir pour Pixelry ? Les premiers ajouts ?

Nous venons de publier la version 1.4 qui, par exemple, propose une nouvelle salle nommée “The Guard” ou vous pouvez gérer les différents challengers-surprises… Avec des invités spéciaux ! Quelques fonctionnalités supplémentaires sont aussi au rendez-vous, mais nous avons encore beaucoup de travail devant nous.
Beaucoup d’idées et une grosse (et par grosse je veux dire GROSSE) mise à jour générale avec beaucoup de nouveautés et quelques concepts révolutionnaires sont aussi à venir. Nous prenons également très au sérieux le développement d’une mise à jour multijoueur. A terme, nous avons l’intention de développer un monde autour de l’univers de Pixelry avec d’autres titres “liés”.

La version finale sera disponible cette année ?

Nous l’espérons ! À l’heure actuelle, nous faisons quelques préparatifs pour le public et nous espérons pouvoir nous dévouer à temps plein au projet par la suite.

Pouvez-vous nous parler d’Indievania ? Pourquoi avez-vous choisi ce mode de distribution plutôt qu’un autre pour Pixelry ?

Indievania est une façon humble pour nous de commencer à vivre de nos jeux. Ils mettent en place un site internet avec une grande politique et fondamentalement, ils vous permettent de disposer d’un grand contrôle de vos créations et de la manière que vous les partagez. C’est la meilleure des options pour toute nouvelle entreprise de jeu indépendant.

Une version française arrive bientôt ?

Mais elle est déjà là ! La première version de Pixelry possédait du Français, de l’Allemand et de l’Italien, mais nous avons constaté que nous n’avions pas le temps de faire suivre les améliorations techniques à toute la linguistique du projet. Le jeu, initialement, devait être terminé en un mois. Alors maintenant, avec davantage de temps à consacrer aux aspects non techniques, nous ajoutons toutes les langues disponibles.

En dehors de tout cela, pour se détendre, dites-nous quel est votre genre de jeu préféré et quel titre vous a réellement impressionné cette année ?

Il est difficile de sélectionner un seul genre de jeu parce que nous pensons que tous les genres peuvent vous proposer une expérience merveilleuse (en fonction du jeu lui-même). Mais nous jouons davantage à des simulations et à des aventures visuelles.
Il y a tout de même un jeu, qui n’est pas de cette année, mais qui se doit d’être nommé : The Neverhood. Il est sans aucun doute notre jeu préféré de tous les temps et nous recommandons à tout le monde de s’y essayer. C’est tout simplement un jeu incroyable. Mais en ce qui concerne nos toutes dernières expériences, nous dirions : Cave Story. Une création merveilleuse réalisée par un seul développeur en 5 ans de travail. Tout notre respect pour Daisuke Amaya.

Merci énormément pour votre gentillesse, votre accessibilité et bonne continuation à vous. Un petit mot pour les joueurs français ?

Merci de votre soutien. La communauté française a prouvé qu’elle avait beaucoup à offrir quand il s’agit de développer des jeux. Nous espérons que Pixelry est assez digne de cette communauté !

0 réflexion au sujet de « Interview – Evelend Games (Pixelry) »

  1. C’est marrant, jme souviens qu’un de mes tout premier jeux, et qui à eu une grande influence sur moi était “Defender of the Crown” premier du nom (1987), qui ressemble pas mal dans le concept à pixelry… Par contre pas moyen de retrouver “Sir Richard The Lion Hearted”, je vois pas à quoi il ressemble… Jme demande s’il ne s’agit d’un seul et même jeu…

    Répondre

Laisser un commentaire