Tasty Blue

A Vancouver vit un petit couple du nom de Sayer. Ce charmant duo forme à eux seuls le studio Dingo Games. C’est donc pour essayer leur dernière création que j’ai enfilé mon plus beau costume de poisson rouge et que je me suis plongé dans l’univers de ce petit arpenteur de bocal à la fringale galopante. Tasty Blue est un ” Eat Them All”, (pas exactement le genre de jeu dont j’ai l’habitude) mais il fut une pause rafraîchissante entre mes autres tests, sa légèreté et son humour étant fort agréables.

Comme un poisson dans l’eau ?

Je commence donc mon aventure en incarnant un tout petit poisson rouge dans son bocal. Soudain, il se mit à pleuvoir un déluge de granulés fort appétissant que je ne pu m’empêcher de gober un à un en m’efforçant de n’en oublier aucun.

Trop occupé que j’étais à tenter de ne pas rater une seule de ces petites boules de nourriture, je ne me rendis pas compte immédiatement que mon bocal rétrécissait très rapidement.
C’est alors qu’à mesure que les parois de verre se rapprochaient dangereusement de moi, je vis non loin de ma prison sphéroforme une issue potentielle. Je m’élançais alors hors de mon bocal pour atteindre l’évier de la cuisine et j’atteignis du premier coup le siphon, descendant à grande vitesse la canalisation qui me mena directement dans l’océan.

Mes premiers coups de nageoires dans l’eau salée fûrent périlleux, mon gabarit ridicule faisait de moi une proie facile, je compris alors que si je voulais survivre il me faudrait dévorer tout ce qui était à ma portée afin de pouvoir devenir “le prédateur” et remonter ainsi la chaîne alimentaire. J’esquivais donc tous ceux qui m’étaient alors supérieurs en taille et me jetais goulûment sur tous ceux qui étaient plus petits que moi.

Je trouvais toujours plus gros que moi !

Après les espadons vinrent les requins puis les épaulards, les cachalots et ainsi de suite. J’étais donc persécuté par toutes ces créatures qui avaient comme idée fixe de m’inclure dans leur menu. C’est alors qu’un déclic se fit dans mon petit cerveau … J’allais me repaître sauvagement de toutes créatures dont je croiserais la route.

Vous l’aurez compris, rien de compliqué dans ce jeu à l’esthétisme appliqué et au game play précis et efficace, il m’a fallu trois heures pour terminer Tasty Blue, découvrant ainsi trois petites histoires distinctes : celle du poisson rouge, celle du dauphin que j’incarnais après et enfin celle du requin qui concluait le jeu. Une fois la trame principale terminée, des niveaux de défis sont disponibles augmentant un petit peu la durée de vie comme par exemple un Pacman sous- marin où l’on est poursuivit par des requins incarnant les fantômes et leur empruntant même leur couleur.

Les musiques ne sont pas nombreuses mais elles sont agréables, c’est sur un thème celtique bretonnant que vous évoluerez le long des quelques 82 niveaux durant lesquels vous serez noté de une à trois étoiles en fonction de votre rapidité et du nombre de fois où vous aurez été touché par des prédateurs. Seul ou à deux, le support de la manette est bien fait et efficace. Un petit jeu donc sans prétentions mais bien réalisé qui a le mérite d’être jouable à deux et dont le petit prix de 6 euros est correct.

MarcheMort

Rock ’n’Rôliste sadique d’alignement loyal mauvais, il aime la littérature anglaise et faire rouler les dés et les têtes. Il déteste les arcs en ciel, les poneys et les escaliers en colimaçon. Joueur de jeux vidéo compulsif depuis le règne de Justinien, il a joué en LAN avec Abdul Al Hazred. Il pratique la nécromancie au quotidien et voue un culte à Cthulhu lorsqu’il est en robe de chambre. Pour lui le jeu de rôle est un style de vie et il parle de lui à la troisième personne pour faire croire à ses lecteurs qu’il n’a pas écrit sa bio’ lui-même à quatre heures du matin. Twitter : @Marchemort.

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