Heaven’s Vault

Les anglais d’Inkle aiment deux choses : nous raconter des histoires et nous faire voyager. Il n’est pas étonnant que leur adaptation du Tour du monde en 80 jours (80 days, de son vrai nom) ait eu un très bon accueil et j’avais plutôt apprécié le jeu. Trois ans après son tour du monde, Inkle revient avec un autre voyage, celui dans l’espace et le temps.

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Grimshade

Dès que je vois un titre qui a un tant soit peu de tactique, je ne peux m’empêcher de vouloir y jouer, et encore plus si ce dernier offre une vue 3D isométrique (même si c’est en vrai 3D), sacro-sainte caméra des joueurs de RPG de plus de trente ans. Et il faut dire que le premier jeu de Talerock a de quoi séduire avec une direction artistique très animée et haute en couleurs malgré le fait que ce ne soit pas la plus inspirée.

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Edge of Eternity

Mars 2015, un petit studio Nîmois venait de lever 161246$ sur Kickstarter pour un projet qui semblait bien trop ambitieux pour une petite équipe (aujourd’hui neuf personnes) : Edge of Eternity. Il faut dire que MidgarStudio a pour ambition de faire un gros J-RPG, fortement inspiré des Final Fantasy, avec de gros environnement extérieur, en 3D jolie, et avec un système de combat plutôt complexe. Après une première approche du jeu en 2016, est-ce que cette Early Access va tenir les promesses entrevues il y a de ça 3 ans.

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The Occupation

Après s’être attaqué à la démence dans le très particulier Ether One, White Paper Games nous revient avec une autre aventure narrative parlant cette fois de politiques très actuelles situées dans l’Angleterre au beau milieu des années 80. La pop rock anglaise s’y mélange dans une atmosphère tendue au parfum amer d’une Big Brotherification d’un pays effrayé par une immigration amalgamée avec un terrorisme naissant suite à une explosion criminelle dont le principal suspect sera un immigrant. The Occupation n’a pris aucun détour pour nous offrir une expérience unique où le temps est réel. Nous disposons en effet de quatre petites heures pour parvenir à boucler notre enquête que l’on ait réussi à réunir toutes les preuves ou non.

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Nova Drift

Dépoussiérer Asteroids, c’est le défi un peu fou que s’est lancé Jeffrey “Chimeric” Nielson il y a maintenant quatre ans en commençant à travailler sur Nova Drift. Après une campagne kickstarter réussie en 2017 (dont je n’en ai à ma grande honte jamais entendu parler), le jeu vient de débarquer en accès anticipé, l’occasion d’en faire un tour rapide pour voir ce qu’il propose.

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Hypnospace Outlaw


Vous étiez où en 1999, quelques mois avant le bug de l’an 2000 ? Dans ce monde parallèle, retour aux grosses images en 256 couleurs : nous sommes sur “le vieux” Internet. Nous sommes choisi pour être un membre de la police de la toile. Il va falloir fouiller le net à la recherche d’infractions : vol de copyright, piratage, virus et autres malhonnêtes habitudes seront à condamner. Avec un petit outil, on peut « gommer » un élément d’un site et, s’il est validé comme interdit, on gagne de l’argent.

Avec la monnaie durement acquise, pas de loot boxes mais des achats de fond d’écran, de musiques d’un vieux player qui rappellera des souvenirs aux trentenaires et autres dépenses obligatoires pour progresser dans ses enquêtes. Hypnospace Outlaw raconte un internet dirigé d’une main de fer et fait évidemment tout ce qu’il peut pour être caustique, malin et réfléchi. Même le DarkNet aura ses moments de gloire dans ce jeu hors du commun qui propose une demi-douzaine d’heures d’enquêtes variées et de recherches amusantes à travers les univers de plusieurs personnages attachants et/ou marquants.

Ecrit avec talent, proposant un univers visuel particulier entre hommage et vraie artistique rétro, Hypnospace Outlaw souffre d’enquêtes finales légèrement moins bonnes que le reste du jeu et surtout, un poil bloquantes pour les moins habitués à l’investigation. Reste un titre hors du commun qui raconte quelque chose d’important avec beaucoup de talent. Un O.V.N.I qu’on conseille fortement, malgré l’absence d’une version française.

Pikuniku

Dans un étrange monde fait de couleurs bien trop unies pour ne pas rendre tout ce qu’elles touchent choupinou, nous incarnons un petit être venant au secours de tout un peuple en proie à un tyran qui cache bien ses intentions. Jeu de plateforme de son état, avec une option pour donner des coups de pied salvateurs, Pikuniku enchaîne les dialogues amusants et les mini-jeux au sein même d’un jeu d’énigmes et de recherche d’objets qui réussi à ne jamais être ennuyant et redondant.

Jouable à deux, il est aussi et surtout assez inventif pour ne pas lâcher prise. On fera des courses de petites voitures entre deux fouilles du grand niveau libre qu’est le monde, dans le but de retrouver un gros rocher qui aime bien se fondre dans le décor. Le jeu de Arnaud De BockRémi ForcadellAlan Zucconi et Calum Bowen a cette audace et ce talent pour ne pas sembler plus ambitieux qu’il n’y parait alors qu’au fond, il vous racontera une histoire terriblement sérieuse si on l’a prend par le bon bout. Bref, Pikuniku c’est du plateformer feel-good étonnamment juste et bien dosé. Une sucrerie d’environ quatre heures qu’il est bien difficile de ne pas recommander à tous.

ToeJam & Earl: Back in the Groove!

En 2013, je testais Sega Vintage Collection: ToeJam & Earl, il est donc assez logique que mon bien aimé rédac’ chef m’ai alors confié le soin de tester ToeJam & Earl: Back in the Groove!

Les 2 extra-terrestres sont de retour des années 90 et vont comme par enchantement s’écraser sur terre. Pour repartir, il va falloir qu’ils retrouvent les pièces de leur vaisseau, éparpillées parmi les différents niveaux du jeu. En vue du dessus le protagoniste de votre choix devra explorer chaque étage à la recherche des morceaux de véhicule, de l’ascenseur pour passer à l’étage supérieure et de paquets cadeaux au contenu toujours aussi inconnu. Allons droit au but, le nouveau Toejam et Earl c’est le premier en plus vilain, en plus fouillis et surtout en 2019, la sauce ne prend plus.

Si les rééditions de 2013 pouvaient avoir un parfum de nostalgie, cette nouvelle mouture à plus un goût de réchauffé. Le jeu est globalement le même, avec des graphismes moins pixélisés mais aussi moins convaincants. Et ce qui pouvait fonctionner dans les années 90 n’ai plus forcément fun aujourd’hui. Aucune explication sur les ennemis, sur les objets, ni même l’univers et un scénario prétexte insipide, qui ne rendent pas la (courte) aventure bien passionnante. À moins d’être véritablement fan du titre originelle (et encore, rebranchez plutôt votre Megadrive), passez votre chemin.

Metro Exodus

Dmitry Gloukhovski est un auteur au parcours atypique qui se sera d’abord fait connaître en proposant gratuitement sa première nouvelle sur son propre site web. Metro 2033 était ainsi né, depuis devenu un succès littéraire ayant accouché d’un jeu éponyme et de sa suite baptisée Metro Last Light. Mais ce qu’il y a d’intéressant avec Gloukhovski est qu’il fut aussi toujours très investi dans la conception des jeux vidéo basés sur son univers. Ces derniers sont par ailleurs considérés comme faisant entièrement partie du canon instauré par ses livres. Un pari audacieux à une époque où littérature et jeux vidéo en sont encore à se regarder dans le blanc des yeux sans réellement se comprendre l’un l’autre.

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