Preview / Aperçu

Cloud Gardens

BassKass
Publié le 29 mars 2021

Développeur

Noio Games

Éditeur

Noio Games

Date de Sortie

9 septembre 2020

Version d'essai

Accès Anticipé

Testé sur

PC

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Les vrais monstres, ce ne sont pas les zombies, mais les humains… Agrou grou, plotch, arrrrgh… Dans le monde d’avant j’étais gentil, mais regarde comme ce nouveau monde m’a transformé en bête sans scrupules… Si ces phrases ne vous sont sans doute pas étrangères tant la science-fiction post-apocalyptique a marqué la culture populaire ces 15 dernières années, le genre a aussi posé sa patte visuelle caractéristique sur les imaginaires. 

Plantes rampantes envahissant des dépôts de bus, bibliothèques croulant sous les fougères ou lichens tapissant les murs des lotissements où il faisait bon vivre : les mondes ravagés offrent la part belle à la rencontre entre les vestiges rouillés de l’activité humaine et le monde végétalo-envahissant.

Les mousses, les lianes et autres pousses sont les héroïnes de cloud Gardens, le jeu qui vous permet de faire reprendre à la nature ses droits sur le patrimoine humain évacué précipitamment dans la panique, les cris et les décisions sanitaires douteuses (enfin, on suppose). De cris et de précipitation, il n’est pas question dans le dernier-né de Noio Games (Kingdom New Lands), mais plutôt de relaxation mélancolique et de jardinage urbain peinard.

Plantez des graines dans le bitume ou au sommet d’un poteau électrique, ajoutez quelques bouteilles vides ou carcasses de voitures pour que le plantes disposent d’un joli espace où s’épanouir, et regardez la magie opérer : oui, ça pousse. Les grimpantes qui ont fini leur croissance offrent de nouvelles graines et fruits à la cueillette pour de futures greffes et une jauge verte néon se remplit afin d’accéder au prochain coin de macadam à végétaliser, non sans avoir poussé avant un petit soupir satisfait face à la beauté sauvage de votre œuvre. Cloud Gardens ne comporte aucune difficulté, mais certains tableaux peuvent se montrer plus retors à compléter et nécessitent d’optimiser le placement des objets afin de ne brider aucune de vos boutures chéries dans leur croissance. Quelques difficultés à faire pousser les dernières plantes ? Vous pouvez invoquer un petit nuage de pluie qui permettra de faire grandir les derniers plants réticents, mêlant le son des gouttes aux feuilles qui bruissent, et l’utile à l’agréable.

Fort pour le moment d’une cinquantaine de niveaux (en traversant des mondes tels que les bords d’autoroute, les décharges ou encore les toits d’immeubles déserts) et d’une dizaine de graines à collectionner, Cloud Gardens n’est toutefois pas encore bâti pour de longues sessions de jeu : sa physique est parfois capricieuse et le concept, tout frais et agréable qu’il soit, se renouvelle peu, malgré la présence d’un mode “bac à sable” et d’un générateur de vidéos de croissance de plantes tout à fait hypnotique. Préférez de courtes sessions Nature et Découverte après une dure journée, ou quelques instants de méditation ludique avant votre partie quotidienne de Doom.

À la limite entre le jeu vidéo et la maquette interactive, Cloud Gardens s’adressera à celles et ceux qui apprécient la beauté d’un grillage oxydé sur lequel court du lierre ou bien le mystère d’un panneau de signalisation étouffé par un monstera luxuriant. La poésie, quoi.

Stonefly

C’est beau, mais c’est vain.

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