Rapide Critique

R-Type Final 2

Bestio
Publié le 10 mai 2021

Développeur

Granzella

Éditeur

NIS America

Date de Sortie

30 avril 2021

Prix de lancement

39,99 €

Testé sur

Switch

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Lancé en 1987, R-Type fait partie des titres iconiques du shoot’em up. Même ceux qui ne s’intéressent pas au genre ont déjà entendu parler de cette pépite (les niveaux étaient intéressants, la musique restait en tête, la mécanique de gestion de la Force apportait une réelle nouveauté et les décors et monstres étaient totalement fous). Une dizaine de titres suivront (avec plus ou moins de réussite) et l’épisode dont nous allons parler aujourd’hui fait suite à celui sorti sur PS2 en 2003. Et je dois bien vous avouer que j’étais chaud bouillant car il est développé par Granzella, le studio du créateur historique de R-Type : Kazuma Kujo !

On va passer très rapidement sur l’histoire et le conflit avec les Bydo, une race créée par l’Homme qui essaie maintenant de s’étendre sur tout l’univers pour entrer dans le vif du sujet, la destruction des ennemis. Reprenant toutes les bases de la série, votre vaisseau possède toujours la capacité de charger son tir pour envoyer une décharge puissante et est surtout accompagné d’un module appelé “force” que vous pourrez placer devant vous pour bloquer les attaques ennemies, derrière vous pour tirer dans votre dos, ou projeter directement sur vos adversaires pour les pulvériser. Absorber les tirs permet d’ailleurs de charger la barre de “dose” qui, une fois pleine, permet de déclencher une énorme explosion à l’écran.

3 vaisseaux différents sont disponibles au départ (d’autres seront à débloquer par la suite), chacun possédant des armes différentes et les amateurs de la série seront ravis de retrouver des vaisseaux apparus dans les précédents épisodes. Vous pourrez au fil de votre avancée remplir votre hangar et customiser vos engins comme bon vous semble (couleur, autocollants, armes…). Il sera même possible de personnaliser votre héros, mais je vous mentirais si je vous disais que ça avait le moindre impact en jeu. 5 niveaux de difficulté allant d’entrainement à r-typer sont disponibles, de quoi contenter tout le monde.

Les préparatifs achevés il est temps de se lancer et… ok R-Type n’a jamais été un modèle de célérité, mais là le vaisseau se traine vraiment. Sur les 4 vitesses de déplacement disponibles seule la plus rapide est réellement jouable et encore, même comme ça vous ressentirez une sensation de lourdeur assez désagréable.

Graphiquement le titre est tout juste honnête, la 3D n’est pas très fine mais les lumières rendent plutôt bien et certains passages sont très réussis. Mais ne vous attendez pas à quelque chose d’incroyable, surtout sur switch la version testée ici, les textures ont même tendance à apparaitre un peu en décalé et certains effets sont pixelisés. C’est vraiment dommage, d’autant plus que les images fixes d’accueil sont magnifiques et laissaient présager d’un rendu bien plus ambitieux.

En parlant de switch les temps de chargement sont relativement longs et puisque chaque collision avec un ennemi ou un projectile est synonyme de mort, il est assez désagréable de devoir patienter à chaque fois une dizaine de secondes, le temps de renvoyer le vaisseau au dernier point de passage. Si on ajoute à ça des hitboxes approximatives, certains passages seront réellement frustrants pour de mauvaises raisons !

Tant qu’à parler des défauts autant terminer, la traduction française automatisée est mauvaise et si le contenu est suffisant (6 niveaux plus une mission finale) je dois bien avouer avoir tiqué en voyant dans la boutique que 3 packs de 2 niveaux seront disponibles au fil des mois pour 20€… j’ai ensuite compris que les backers du jeu (il y a en tout eu 3 financements participatifs pour plus d’1M$) y auraient accès “gratuitement” en plus de pouvoir changer le nom du jeu à l’écran titre, quelques vaisseaux spécifiques et autres bricoles.

Vous l’aurez compris R-Type Final 2 est globalement une déception. Tout n’est pas à jeter, le simple fait de pouvoir y jouer en mode portable est très plaisant, mais heureusement que la gestion de la force et des différentes armes fonctionnent toujours aussi bien car le reste n’est pas à la hauteur. Lent, doté de niveaux peu inspirés et de hitboxes bien trop approximatives, le titre est très loin de ce à quoi je m’attendais après de nombreuses années de développement.

Qomp

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