Rapide Critique

Mayhem in single valley

BassKass
Publié le 28 mai 2021

Développeur

Fluxscopic

Éditeur

TinyBuild

Date de Sortie

20 mai 2021

Prix de lancement

12 €

Testé sur

PC

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Single Valley, une banlieue pavillonnaire d’une tranquillité et d’un ennui mortels : barbecue du voisin, piscine de la voisine, papa qui boit trop de bières, maman qui assume toutes les tâches ménagères. Et puis un jour, un énorme camion rempli d’un produit chimique douteux se déverse dans le système d’égouts du lotissement au vu et au su de tout le monde. Alors que la faune se transforme de manière inquiétante et plutôt agressive, on préfère accuser le jeune voisin à capuche de tous les maux plutôt que de pointer du doigt les vrais coupables – les propriétaires du camion, visiblement. Mais Jack Johnson – notre jeune à capuche, donc – ne va pas se laisser faire et compte bien prouver son innocence et déjouer cette odieuse conspiration de voisinage. Mayhem in Single Valley rend donc hommage aux récits d’adolescents qui luttent contre des forces occultes alors que les adultes – à l’exception de quelques alliés – restent prostrés dans leurs petites certitudes et leur inaction coupable. Un lance-pierre, un sac à dos et des baskets aux lacets mal faits, et le joueur va guider le héros à sweat rouge dans une aventure qui le mènera jusqu’aux secrets les mieux enfouis de Single Valley.

 Dans ce jeu de plate-forme/action à puzzle vu de dessus, il s’agira d’esquiver des dangers trop nombreux pour notre chevalier à l’écu en couvercle de poubelle et de résoudre différentes énigmes à base d’exploration, de vannes à couper ou de matériel à réunir, et ce dans le but de rejoindre le fameux laboratoire du lycée où se trouve l’antidote à l’appétit morbide des écureuils, rats, serpents, poules, humains et autres animaux moins fréquents et plus… volumineux. Sauts, roulades, diversion avec de la nourriture, tout est bon pour que Jack échappe à la mort, qui survient assez régulièrement – les développeurs mettant en avant les 55 différentes manières pour le héros de trépasser de manière plutôt cocasse – créant une impression de panique permanente face à la horde de bébêtes, assez satisfaisante lorsque le succès du courageux teenager est au rendez-vous et qu’il parvient à s’échapper.

Partant d’un gameplay basé sur le lancer de machins que l’on trouve au hasard par terre, Mayhem se dote aussi d’idées très sympathiques basées sur le régime alimentaire de ses ennemis, que l’on peut attirer avec la nourriture adéquate, subtilement assaisonnée à l’antidote afin de les ramener à l’état normal. Le rythme de l’aventure s’en trouve impeccablement maîtrisé, entre phases de panique face à un troupeau de zombies ou un groupe de chèvres – ou l’inverse -, diversion et fuites à petits bonds sur des bennes à ordures ou des toits de voitures, et puzzles plus classiques à base de torches, de clones à manipuler ou d’animaux à attirer.

Tout en voxels, à l’exception des personnages en 2D, Mayhem in Single Valley offre des environnements sans cesse renouvelés, soignés et détaillés dont la découverte se trouve souvent plaisante, bien aidée par les éclairages et les animations très réussis – contrairement aux musiques, globalement peu engageantes et plutôt répétitives malheureusement. Son univers d’aventures zombifico-adolescentes, ses éléments gentiment méta et sa physique juste aléatoire comme il faut sont souvent prétexte à sourire, et en font un jeu au parfum nostalgique relevé d’une touche de modernité graphique absolument chouette à traverser.

Stonefly

C’est beau, mais c’est vain.

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