Rapides Critiques

The Riftbreaker

Howler
Publié le 13 novembre 2021

Développeur

Exor Studio

Éditeur

Exor Studio, Surefire Games

Date de Sortie

14 octobre 2021

Prix de lancement

29,99€

Testé sur

PC

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S’il y a bien un genre qui s’est popularisé ces dernières années sur PC, c’est le RTS/Tower Defense/Survival. Depuis le grand succès de They are Billions, il y en a plein, tout le temps, partout, qui pullulent sur Steam. Forcément, pour se démarquer ça devient de plus en plus compliqué. Changement de DA, d’univers, de contexte, de règles, de difficulté, etc. Ici, pour le jeu qui nous intéresse, le studio polonais Exor s’est dit que ce serait bien d’ajouter une couche sur cette pile d’influences et de genres en confectionnant The Riftbreaker *prend sa respiration* un TwinStick Shooter/Tower Defense/Survival/Gestion.

Grorobots et Grozbetes

On l’avait rapidement découvert lors de l’E3 2019 avant d’être assez timide, et soudain il arrive en grande pompe en cette fin d’année sur console et PC (ainsi que sur le Game Pass) ! Il se la pète même avec son joli moteur et l’utilisation du Ray Tracing, ce qui donne un premier contact ultra satisfaisant. Le jeu évite de se priver et dégueule ses particules, sa physique et ses jolis effets pour un maximum de choses à l’écran. Ça bouge bien, ça explose bien et ça tient même la route en matière d’optimisation malgré un PC qui commence à dater. On y ressent même une ambiance un peu StarCraft 2 dans les couleurs, le design de certaines grosses bêtes et le côté très “swarm” des vagues d’attaque.

Mais en terme d’histoire, rien à voir avec le RTS de Blizzard. Ici, on est dans les bottes d’Ashley Nova, aux commandes de ce bon vieux Mr. Higgs, le duo pilote/robot (grandement emprunté à Titanfall) marche plutôt bien, malgré certains dialogues blablatech qui occupent un peu trop l’espace. Vous allez devoir coloniser une nouvelle planète afin de la rendre viable et qu’elle devienne Terre-2. Un magnifique prétexte et terrain de jeu procurant tout le nécessaire pour faire de la construction de grosse base bien rangée, de la défense et de l’étude de terrain. Attention tout de même, si Galatea 37 est une planète prospère et prometteuse, elle n’en reste pas moins habitée par de nombreux dangers naturels ou climatiques qui sauront vous mettre en déroute aux pires moments.

Sur le plan survie/construction, The Riftbreaker garde toutes les bonnes idées de ses grands cousins germains, avec une boucle de production proche de ce que nous a donnée la série Anno : les ressources récoltées nous permettent de nous améliorer pour miner d’autres ressources et augmenter l’avancée technologique de notre base et de notre grorobot. Mais c’est bien concernant ce dernier que The Riftbreaker se démarque, car vous contrôlez Mr. Higgs comme on contrôle un space marine dans Warhammer 40,000 : Kill Team (je suis sûr que vous l’aviez oublié celui-là), on le déplace avec ZQSD (ou un joystick) et on se sert de la souris (ou d’un autre joystick) pour viser et tirer. De ce fait, nous pouvons participer activement à la défense de notre base, mais aussi explorer les coins de la carte et trouver des nids ou un nouveau filon de ressource au travers de différentes zones de la planète, avec chacune ses particularités. Ces zones, où il faudra se téléporter pour y accéder, sont souvent liées à des excursions pour trouver des ressources rares et particulières. Pas de prise de tête quant au rassemblement des ressources entre ces zones, le jeu part du principe que ce que vous minez va directement dans votre stockage général, dont il faudra tout de même augmenter la capacité maximum.

La prise en main est plutôt déroutante au début. L’impossibilité d’avoir une vue d’ensemble nous déboussole, comme si on jouait avec des œillères. Petit à petit, et après une bonne compréhension de la carte, on se sent un peu plus à l’aise, surtout à l’idée de devoir déplacer son personnage pour construire des choses sur plusieurs mètres. Fort heureusement, notre machine de guerre bouge bien, et va même plutôt vite une fois le sol recouvert d’un métal scintillant et on peut configurer des téléporteurs rapides. D’ailleurs, pensez à bien configurer vos touches si vous jouez au clavier /souris, histoire d’éviter de sortir un mur en voulant vous déplacer en mode construction. En revanche, je ne conseille pas trop le jeu à la manette si vous avez le choix, je trouve ça très peu pratique (mais c’est clairement un genre de jeu auquel je n’ai pas l’habitude de jouer sur ce support).

The Riftbreaker se rajoute à la longue liste de Survival/Gestion, avec pour seule particularité de se contrôler comme un TwinStick Shooter et non un RTS. Une variable qui permet d’être acteur sur la majorité du temps et non simplement superviseur, de quoi draguer ceux qui s’ennuient devant une interface Warcraft 3. Mais les plus gâtés, c’est avant tout les passionnés du genre qui se retrouvent avec un très joli jeu, complexe et passionnant.

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