Preview / Aperçu

The Last Spell

BassKass
Publié le 17 mai 2022

Développeur

Ishtar Games

Éditeur

The Arcade Crew

Date de Sortie Prévue

2022

Version Testée

Beta

Testé sur

PC

La magie, c’est un peu comme l’énergie nucléaire. Sur le papier on a l’impression que ça peut résoudre plein de problèmes, que c’est le futur, mais il suffit d’un benêt (ou plusieurs, il peut même il y en avoir beaucoup, par exemple dans l’espèce humaine) pour que ça parte en cacahuète. Et dans les deux cas, on se retrouve à devoir lutter face à des hordes de mutants qui ne sont guère heureux d’avoir vu leur peau fondre, leurs dents pousser et leurs griffes s’allonger. On les comprend.

Ils jettent un sort (ça tourne mal )

Le dernier sort, c’est celui qui doit sceller tout le bazar magique qui s’est déversé dans le monde de The Last Spell alors que des prétendus génies ont fait joujou avec des forces qui les dépassent. Un univers pré-apocalyptique, donc, avec des parties qui se déroulent dans les derniers jour d’espoir pour le camp du bien – celui qui fait n’importe quoi avec des forces qui le dépassent -, avant la longue nuit violette, celle qui recouvre le monde à chaque échec. Et des échecs il y en aura quelques-uns, The Last Spell faisant partie de ces jeux particulièrement exigeants dès les premières parties, instaurant un climat de désespoir qui plaira aux aventuriers qui aiment les plus sombres des donjons et les batailles désespérées. Notons que – s’il se veut difficile dans sa proposition de base – The Last Spell comprend aussi un mode plus accueillant pour les débutants, ou celles et ceux qui n’ont pas le temps de se casser les dents sur son monde impitoyable. Comme quoi on peut faire des jeux méchants, et aussi donner accès à son travail au plus grand nombre, bravo Ishtar Games.

Oeil pour oeil, tour par tour

The Last Spell alterne avec brio les phases de calme et de respiration et les grands moments de tension, lorsque la horde vient pointer son museau pas propre aux portes des villages en ruine. Une journée classique : préparer ses défenses, construire barricades et murs, produire des matériaux, panser les plaies de ses héros condamnés, leur procurer différents bonus et leur redonner la force de défendre les incantateurs du fameux Dernier Sort. Puis vient la banale nuit : faire voler des mâchoires de pestiférés, échapper aux griffes putrides, défendre coûte que coûte les bâtisses et le peu d’habitants qui s’y terrent apeurés, céder chaque nuit un peu plus de terrain aux ténèbres.

Malgré la mécanique au tour par tour, The Last Spell réussit à proposer un danger et une urgence de tous les instants. Les héros sont beaucoup plus mobiles et leurs coups plus fatals que ceux des ennemis, mais ils ne sont que trois : les déplacements doivent être mûrement réfléchis, les attaques optimisées et les points de magie dépensés avec soin pour défendre le village jusqu’à l’aube salvatrice. On pense que tout est perdu face aux vagues qui déferlent, on ressent au plus près le frisson du héros qui tient bon derrière une porte en train de se faire défoncer par des bestioles dégueues. Et l’aurore pointe ses rayons, et le dernier ennemi trépasse. Tension extrême, soulagement, et préparatifs du prochain assaut, la trinité est aussi efficace qu’elle est addictive : The Last Spell propose déjà dans cette version en accès anticipé des moments de bravoure dignes de vos fictions médiéval-fantastiques ténébreuses préférées.

En plus de mécaniques solides et de très bonnes finitions, la version actuelle est déjà riche de nombreuses possibilités de personnalisation  de ses personnages, avec les classiques des compétences et de l’équipement à choisir : tout renforce l’attachement qu’on a pour leur petites bouilles de pixels adorables, et entretient nuit après nuit la peur que l’on a de les voir succomber dans leur ultime mission.

The Last Spell a déjà pour lui une mécanique et un univers implacables, à la tension et aux choix tactiques passionnants. Vous aimez gérer à la case près des hordes de vilains-pas-beaux qui s’apprêtent à submerger votre hameau? Vous souhaitez entretenir la flamme vacillante d’un espoir fugace?  Venez on a besoin de chair à can… de héros comme vous.

Rugby 22

Coincé dans le ventre mou.

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