Polara

Ce n’est pas à vous qu’on va l’apprendre : le jeu indé, c’est un peu la jungle. Et parfois, dans la jungle, il arrive qu’au détour d’un énième danger (plante carnivore, bestiole venimeuse, lapin adulte…), on tombe par hasard sur un truc improbable, le spécimen inconnu qui éveille toute notre curiosité. C’est un peu ce qui s’est passé avec Polara. Le soft n’est pas tout neuf : créé par le studio canadien Hope This Works et sorti fin 2012 sur mobiles, Polara fut relancé, adapté et édité en Europe par Circle Entertainment, via une version 3DS en 2016 puis sur Vita aux US à l’automne dernier. Découvert sur la portable de Nintendo au détour des soldes eShop fin 2017, Polara mérite définitivement qu’on s’y attarde.

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Invector

Fut une époque où je rêvais que la grande vogue des jeux musicaux pousserait des groupes phares à diffuser leur musique sous forme de jeu. J’imaginais facilement des albums entiers de Muse jouables à la manière de Knights of Cydonia dans Guitar Hero III. Au lieu de ça, et à de très rares exceptions près, genre The Beatles: Rock Band ou Guitar Hero: Aerosmith, on s’est tapés des bibliothèques de morceaux pris séparément et qui se vident peu à peu pour des questions de droits. De la révolution un peu naïvement espérée, il ne reste que quelques micro-expériences jetables. Pour jouer avec la discographie d’un artiste, on a finalement jamais fait mieux qu’un bon vieux Vib-Ribbon des familles…

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Holy Potatoes! What the Hell?!

Les Singapouriens de Daylight Studios ont décidément la patate, et même une patate d’enfer ! Leur série Holy Potatoes! et sa direction artistique rapidement reconnaissable (persos en forme de pomme de terre, dessin à gros traits et humour geek) fête son troisième épisode, toujours dans une veine gestion/stratégie. Après une forge médiévale dans A Weapon Shop?! et un vaisseau de conquête spatiale dans We’re in Space?!, c’est What the Hell?! qui débarque, et celui-ci propose rien de moins que de gérer la cantine de l’enfer.

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Ballistic Mini Golf

Les jeux de mini-golf sont l’archétype du soft simple et convivial (on en trouve une peignée sur Wii), mais rares sont ceux ayant laissé leur trace dans l’histoire, à l’image de l’antique Zany Golf sur micros et Megadrive par exemple. À tort ou à raison, ce genre est parfois vu comme une solution de facilité. C’est peut-être un peu vrai techniquement, mais au niveau du contenu, on a au contraire l’impression que tout a été déjà fait et que le genre est plutôt difficile à renouveler. C’est pourtant à ce défi que vient se frotter le studio hongrois Microlith. Disponible en early access, Ballistic Mini Golf tente d’attirer son public avec ses décors futuristes et ses ambitions en matière de multijoueur en ligne.

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Lightfield

Les jeux de courses futuristes représentent un genre à part. Sans doute parce que même bien avant F-Zero pour le Mode 7 de la Super Nintendo, on a su que ce genre pouvait être prétexte à de bonnes démos techniques. Déjà en 1984, un jeu comme Cosmos Circuit tentait de démontrer la supériorité du Laser Disc dans les salles d’arcade. Pod restera dans l’histoire comme un des pionniers des cartes 3d sur PC. Crash’n’Burn fut conçu pour vendre des 3DO. Quant à la série WipEout, outre la claque monumentale qu’a constituée le premier épisode sur PlayStation, elle a figuré dans le line-up de lancement de la PSP, puis de la Vita. Depuis quelques années, plusieurs studios indépendants ont fait le pari de montrer leur savoir-faire sur ce type de jeu requérant à la fois vitesse, fluidité et recherche en identité visuelle et sonore. Avant Lightfield dont on parlera dans cette critique, on a notamment connu la série des Fast de Shin’en sur consoles Nintendo, dont le dernier épisode Fast RMX fut d’ailleurs un jeu de lancement sur Switch, détail très pratique pour boucler la boucle dans cette introduction.

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BAFL – Brakes Are For Losers

J’ai beau ne publier sur GSS qu’une fois toutes les lunes de sang, cela n’empêche pas mon rédac’ chef préféré d’être toujours parfaitement à l’écoute de mes désirs. À peine ai-je évoqué « arcade » dans la liste des types de jeu qu’il me plairait de tester, qu’il m’a demandé direct si j’étais tenté par une distribution de BAFL. Eh oui, que voulez-vous, on est comme ça, entre lui et moi, ce n’est que de la tendresse. Bref, je m’égare : avec BAFL – Brakes Are For Losers, je voulais de l’arcade et je n’ai pas été déçu. Enfin, si, quand même un peu…

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Tennis in the Face

Certains individus font des associations bizarres. Tenez, votre serviteur, par exemple, cherchait un titre indé sympa à tester pour son premier article sur GSS. Et c’est en voyant son nouveau rédac-chef préféré partager sur Facebook la vidéo d’un gars qui fait bouillir du Coca sur un réchaud à gaz (activité aussi respectable que le plumage d’escargot, le dallage de yorkshire ou l’écrémage d’alpaga, je ne juge pas) qu’il a eu l’idée d’évoquer le destin de Pete Pagassi, un tennisman sur le retour – de service – engagé dans une lutte acharnée contre un marchand de boisson énergisante sans scrupule, qui l’a rendu accro et précipité sa chute. C’est Tennis in the Face, connu des joueurs sur mobile depuis janvier 2013, récemment débarqué sur PS4 – bientôt sur PSVita – et c’est signé des Finlandais de 10tons.

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