Novavon

Jouer avec l’espace et proposer un jeu de rapidité dans cet univers est assez difficile. Tout semble avoir déjà été proposé, dans tous les modes de jeu. Pourtant, Leamware fait dans l’originalité…

La création d’une étoile

Sorti en catimini sur IndieVania, le jeu de Leamware fait franchement peur aux premiers abords. Grosse résolution baveuse, interface pixelisée, aucun son lors de l’introduction, une simple musique d’atmosphère comme fond sonore, aucun tutorial… Comment être réellement motivé par ce Novavon à son lancement ? Pourtant, il a beaucoup à proposer.

Novavon met en avant un noyau et deux types de “portails” qui gravitent autour : les bleus et les rouges. Ce qui passe dans un bleu ressort par le rouge et inversement. Le but est de bouger le ou les portails des deux couleurs, de gauche à droite, de façon à réceptionner tous les orbes lumineux qui s’échappent du noyau central. On contrôle par exemple le portail rouge avec Q et D, puis le bleu avec les flèches gauche et droite : attention évidemment à ne pas s’emmêler les pinceaux sous peine de se retrouver rapidement sur la touche.

À travers trente niveaux exactement, Novavon va donc vous proposer de reproduire des Big Bang en renvoyant assez d’orbes lumineux au centre de l’écran pour que tout explose. Des jauges à remplir sont affichées à gauche et à droite de l’écran pour plus d’information.

De quoi éviter l’ennui…

Le concept est si simple qu’il est évidemment accrocheur. On renvoie les orbes, on découvre au fil des niveaux que tout se corse et qu’il va falloir envoyer les orbes bleus dans le portail bleu et les orbes rouges dans le portail rouge sous peine de perdre des points, puis la vingtaine de succès prend tout son sens pour forcer à la rejouabilité. Trente niveaux c’est peu, certes, mais cela donne le temps de proposer quelques originalités malgré tout.

C’est pourquoi il sera rapidement question de niveaux totalement différents, toujours à base de portail et d’orbes à renvoyer, mais qui changent radicalement de gameplay. Nous aurons par exemple de la survie ou il faudra renvoyer l’orbe d’un portail à l’autre, mais sans que celui-ci ne touche la planète qui gravite à l’écran. Tout cela en un temps précisé par les éternelles jauges qui ne se remplissent jamais assez vite. Nous aurons aussi le droit à d’autres surprises que je me fais une joie de ne pas trop vous dévoiler, histoire d’en garder tout le plaisir de découverte.

Reste alors à préciser ce que l’on pense de Novavon. Est-ce un bon jeu ? Assurément. Il est accrocheur, son concept est efficace et si effectivement il n’est ni très beau, ni très documenté, l’humour qu’il laisse apparaitre dans les différentes présentations des niveaux et ses quelques originalités en fait un très bon petit soft à découvrir, un “concept” unique qu’on se ferait une joie de retrouver dans un projet bien plus costaud encore. Avis aux développeurs !

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

Une pensée sur “Novavon

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.