Orbit

Il n’y a plus de sous dans le monde, le programme spatial s’effondre et vous êtes donc le seul à pouvoir prouver aux humains que l’espace est plein de ressources. Mais pour cela, il va falloir collecter des pièces dans l’atmosphère et déceler quelques reliques. N’importe quoi !

Le classique jeu du lancé de personnage…

Mille fois découvert sur Facebook, en flash, puis récemment révolutionné à sa façon par le succès mondial Angry Birds, le concept du “lancé de personnage” est habituel dans le monde du jeu indépendant et grand public. Ici on est davantage sur le terrain des jeux du genre “Paf ! Le chien” sur Facebook, même si cet exemple fait beaucoup de mal à certains. Orbit est plein de qualité, de défauts et il est très utile d’en parler tant la PSP manque cruellement de bons petits jeux à se mettre sur carte mémoire.

Sur PlayStation 3 aussi, Orbit est jouable. Le seul problème c’est qu’il n’y a pas du tout le même “feeling visuel” sur grand écran que sur portables. La faute à des graphismes en 3D nettement plus abordable sur un écran de petite taille où les petits défauts ne sont pas flagrants. Sur un téléviseur, en HDMI, le jeu pleure et parait franchement naze, mais cela est totalement trompeur : sur PlayStation Portable, Orbit est plus que sympathique visuellement et reste de toute façon bien au dessus de la moyenne graphique des jeux de la gamme Minis.

Plusieurs planètes, un seul gameplay

Il est donc question de contrôler un chercheur propulsé dans l’atmosphère d’une planète. Le jeu est toujours le même : il faut faire la meilleure distance en évitant les obstacles qui nous ralentissent, en pressant quelque peu un bouton pour tenter de laisser le plus longtemps possible notre personnage dans les airs (une aide limitée par une jauge de puissance qui s’amenuise à chaque utilisation) et bien entendu, certains objets posés au sol vous permettront peut-être de reprendre un peu d’accélération et gagner quelques mètres plutôt que de vous écraser lamentablement au sol.

À chaque lancer, très court en début de partie, on gagne un peu d’argent. Celui-ci peut être dépensé dans des améliorations de rapidités, de vitesse de propulsion, etc. Cela permet une belle évolution du gameplay et attire le joueur, l’attrape et lui donne l’envie de ne plus sortir de la partie sans en avoir fait le tour. La ou Orbit est intelligent c’est qu’une fois une planète maitrisée (en obtenant la distance désirée par les développeurs, en collectant les quelques artefacts cachés par la même occasion), il nous propose d’autres niveaux.

Plusieurs planètes sont donc de la partie, allant de la Lune à Uranus en passant par Mars, Mercure et les autres. Chacune à une machine de propulsion différente, un décor original et des objets/obstacles au look nouveau. Bref, si le fond du jeu reste toujours le même, l’atmosphère change et donne un véritable but au joueur. Il n’est plus nécessaire que de lancer quelques parties et de comparer ses scores sous Facebook pour ensuite de plus jamais s’y essayer. Ici, il y a un vrai “scénario” (aussi crétin soit-il) qui donne un vrai background et pas mal de durée de vie au jeu.

Il n’y a pas que des qualités…

Évidemment, Orbit n’est pas non plus un grand jeu. Au contraire, il est assez banal dans son genre et n’a absolument rien d’original à proposer. Il reprend le principe très connu du lancé de personnage, de la distance à parcourir, des objets à collecter/éviter, mais ne révolutionne absolument rien. Reste que les développeurs ont tout de même choisi de ne pas se moquer du joueur et c’est avec une bonne durée de vie qu’ils comblent tous les défauts de leur création.

Alors Orbit est classique, vite rébarbatif, visuellement pas spectaculaire, aux animations un peu chiches, mais il détend pendant quelques parties et se trouve être totalement dans son élément dans la gamme des Minis du PlayStation Network. Un simple petit jeu, agréable, sans prise de tête, qui se veut au moins honnête et reprend un concept connu sans exploiter le filon avec du micro paiement et autres bêtises soi-disant “sociales” : difficile dans ces conditions d’être trop critique envers lui. Après, effectivement, il est surtout destiné au grand public et il est plutôt important de le savoir avant achat. Vous voilà prévenus !

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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