Rocketbirds : Hardboiled Chicken

On le suivait depuis quelque temps, pour tout vous dire depuis le lancement du site, mais ils nous est passé entre les doigts au fil de l’actualité ! Il aura fallu qu’il se refasse une popularité sur Steam pour qu’on daigne enfin vous en écrire un test. Je sais, nous sommes de vrais salauds…
[singlepic id=23130 w=320 h=240 float=left]Flashback avec des poulets ?
Voici qui est très réducteur, mais assez vrai dans le fond. Rocketbirds reprend plusieurs idées de gameplay de cet ancien titre phare, comme il reprend un multitude d’idée de la série des Oddworld (ceux en 2D). Sur un plan fixe avec du scrolling horizontal et un découpage en tableaux fixes, Hardboiled nous raconte la quête de rédemption d’un poulet autrefois soldat d’un régime totalitaire. Aujourd’hui, il est le vengeur des opprimés qui tentent de reprendre le pouvoir en mettant en place une révolution. L’occasion de faire une véritable omelette sanglante de tous les ennemis qui nous barrent la route.
On avance de gauche à droite, on saute avec plus ou moins de dextérité et on s’accroche aux plateformes supérieures pour y grimper. Aussi, il est possible de rouler pour passer derrière les ennemis et esquiver quelques coups. Néanmoins, il est surtout nécessaire de tirer sur vos ennemis que ce soit en position debout ou à genoux, pour une meilleure visée/protection. On enchaine ses mouvements avec assez de rapidité pour ne pas trouver le jeu trop mou, même si certaines animations (se lever, activer un interrupteur, se rabaisser) prennent trop de temps pour être parfaites. Néanmoins, on a un bon feeling de proposé et un level-design très inventif.
[singlepic id=23128 w=320 h=240 float=left]Artistiquement votre…
Portée par des chansons du groupe de rock indépendant New World Revolution, l’histoire de Rocketbirds est très bien écrite et fait évidemment référence à la Seconde Guerre mondiale et à ses régimes totalitaires que sont ceux des Soviétiques et des Nazis. Le jeu ne fait pas dans le cours d’histoire ni dans la morale, davantage dans la parodie intelligente et le contexte ravissant. Car il y a un peu de Gorillaz dans les clips qui apparaissent quelquefois après certains actes, comme il y a pas mal de Rodriguez et de vieux films des années 60 dans l’action survitaminée qui nous est proposée dans les cut-scènes.
Le jeu manque de variété dans ses environnements, mais est dépaysant malgré tout. On passe surtout son temps en intérieur, mais dès qu’on sort un peu à l’air frais on en a pour son argent visuellement ! Que ce soit des jungles luxuriantes ou des ciels bleutés en toile de fond d’un festival de balles et de gerbes de sang, l’ambiance est telle qu’on ne s’en lasse pas une seule seconde. Rocketbirds est beau, entièrement réalisé en 2D avec de “fausses” impressions de 3D lors des déplacements de caméra. Plusieurs modes de jeu en relief, avec des lunettes de toutes les couleurs possibles, sont aussi au rendez-vous dans le menu des options, juste pour s’amuser : c’est efficace mais évidemment, ça fait toujours aussi mal aux yeux.
[singlepic id=23108 w=320 h=240 float=left]Coopération au rendez-vous !
En plus d’une histoire principale d’une quinzaine de niveaux, se terminant en deux heures environ, Rocketbirds propose un mode de jeu en coopération en une dizaine de niveau jouable en local mais aussi en ligne. Très sympathique, ce mode raconte quelques petites choses supplémentaires. Surtout, il est loin d’être quelconque et complète bien la trame principale.
En plus de tirer dans tous les sens et de collecter plusieurs armes utilisant plus ou moins de munitions, qu’il faudra trouver sur le cadavre de vos ennemis ou dans des caisses, vous aurez aussi quelques autres possibilités de jeu plus “fines”. Se cacher dans l’ombre par exemple, vous permettra de passer inaperçu et d’éviter les balles qui pointent vers vous. Aussi, vous posséderez rapidement une petite bestiole à lancer sur vos ennemis qui, comme dans les aventures du mudokon Abe, vous permettent de prendre possession de l’ennemi avant de le faire se tirer une balle en pleine tête. Tout cela est très facile d’accès et point de vue difficulté, les nombreux checkpoints ne viennent pas compliquer la tâche. Certains s’en plaindront sans doute avec raison…
On pourra reprocher une durée de vie assez courte : c’est un fait. Néanmoins, il n’y a ainsi pas une seule baisse de régime dans toute l’aventure proposée et jamais l’action ne ralentit de trop au profit d’une énigme : tout est assez bien distillé et il y a réellement du génie dans l’équipe de développement responsable de ce titre. En clair, Rocketbirds est une belle surprise qui mérite toute votre attention et saura vous proposer une aventure plus que sympathique et musicalement très bien mise en scène. À petit prix, difficile de faire la fine bouche !

Laisser un commentaire