Divekick

Un jeu de baston indépendant ? Voila qui est assez original. Car passé la mode du jeu créé sous M.U.G.E.N avec trouze-mille personnages différents et mal animés, on en a pas franchement souvent qui sortent du lot. Le milieu est hardcore, les challengers connus sont tous très bien appréciés et il est difficile d’y faire son trou. Sauf quand on s’appelle Divekick et qu’on propose un jeu à seulement deux boutons ?

Dive & Kick

C’est Iron Galaxy Studios, déjà auteur des portages de Street Fighter III ou Marvel Vs Capcom Origins sur les marchés dématérialisés, qui a stoppé net le kickstarter des développeurs de Divekick, One True Game Studios, pour mieux les aider à financer et fignoler leur bousin. Une belle poignée de main plus tard, voilà ces deux équipes de développement qui nous vendent leur concept tout à fait original et plein de promesses : un jeu de combat ou il n’y a que deux boutons, un pour sauter en l’air (Dive) l’autre pour frapper (Kick). Eh oui, c’est pour ça qu’il se nomme ainsi !

Que ce soit en mode Histoire (avec des récits en estampes particulièrement drôles et clichés), en mode Versus, sur la même console ou en ligne, DiveKick propose toujours le même gameplay. Vous choisissez un personnage parmi les 13 disponible et découvrez le jeu avec étonnement. Il tient ses promesses : impossible de bouger, seules les gâchettes R1 et L1 (sur PlayStation 3) permettent de sauter ou de frapper. Évidemment, vous pouvez changer les touches. Le reste est une totale bataille de distance et de timing et où l’on découvre très rapidement qui en est le perdant. Cinq rounds sont proposés et vous pouvez changer le nombre de victoires nécessaire dans les options.

Une ou deux parties plus tard, on comprend le concept : ce jeu est une blague, une grosse parodie de jeu de combat. Il se moque de tout, du joueur en premier, en proposant ce gameplay effrayant et rend les parties bien courtes et aléatoires si vous ne vous y êtes pas encore bien entrainé. En clair : il est drôle, mais pas forcément fun.

Certains s’y retrouveront…

C’est tout. Je viens de vous expliquer tout le jeu et je ne vois même pas ce que je peux dire de plus à son sujet. Il est tellement dans la vanne qu’il en oublie d’être un jeu à part entière. Les serveurs sont désertés, ce qui prouve bien que les joueurs s’y étant risqués ne l’ont pris que pour une expérience de quelques minutes, une petite découverte amusante de plus. C’est dommage car au final, le gameplay est plutôt intéressant pour des “speed-fights”. Il n’y aurait pas ce commentateur un peu longuet, on serait devant le parfait jeu de soirée ou on se passe la manette frénétiquement après chaque victoire. Clairement, le jeu avait un potentiel multijoueur en local qu’il ne faut pas prendre à la légère.

Mais en l’état, seuls les amateurs de jeu de combat, je veux dire par la les hardcore-gamers, sauront apprécier Divekick a sa juste valeur. Le jeu est pourtant bien habillé avec ses personnages amusants et très différents et ses nombreuses références (les Fraud Detection, les Choke Detection…) mais rien ne vient le sortir de la parodie. Du coup, on le lance une fois pour s’amuser du concept et on l’oublie trop vite.

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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