Burning Cars

Les Russes de chez Polynetix ont pris huit ans (!) pour créer ce jeu de course à la Rock’n Roll Racing et personne n’a eu la volonté d’en publier un test. Nous sommes honteusement, à ce jour, parmi les rares à vous en parler…

Une volonté d’amuser

Clairement, les développeurs voulaient proposer un concept absolument génial, avec des explosions, des buggy, des quads, des courses trépidantes, mais on sent que le développement ne s’est pas vraiment passé comme prévu. Finalement, notre avis est plus que mitigé : Burning Cars propose une vue de haut et des courses dans un seul environnement (de seize circuits « différents », surtout en termes de tracés). À chaque course, vous gagnez de l’argent vous permettant d’acheter des pièces améliorant les caractéristiques de votre véhicules, ou des armes vous permettant de vous défendre sur le terrain.
Cela se joue au combo Clavier et Souris. Le clavier pour se diriger sur le tracé et la souris pour tirer sur les ennemis. Une visée laser vous précise votre axe et le tout est utilisable très simplement. Malheureusement, que ce soit les collisions ou la façon de procéder de l’intelligence artificielle, tout est à côté de la plaque. Le comportement des véhicules en cas de virage trop serré devient insupportable et surtout, les looping et autres plateformes que l’on peut, involontairement, grimper, rendent l’action injouable pendant quelques minutes.

Encore beaucoup de boulot !

Difficile de défendre Burning Cars et pourtant, ce n’est pas l’envie qui nous en manque ! Le moteur de jeu est assez sympathique, visuellement joli à défaut d’être novateur et il fait bien son travail. Mais le manque sérieux de contenu rend le jeu aussi intéressant qu’une démo jouable : un menu très simple et assez moche, mis en avant par une musique, une seule, rend la progression plus que répétitive. Pendant les six premières courses sur les seize proposées, les véhicules sont d’une lenteur assez extrême. Ajoutez à cela les bugs cités précédemment, les collisions, le manque de contenu, la répétitivité des décors, de l’action, du gameplay et forcément, vous tombez de haut.
Burning Cars a, sur le papier, tout pour plaire, mais il n’est pas à la hauteur de ses ambitions. On a bien du mal à croire que le jeu a pris huit ans pour être développé puisqu’il ne propose aucune gestion de manette et surtout, aucun mode multijoueur. Même pas de local, sûrement pas du mode en ligne, juste du solo contre trois bots assez incompétents.
Drôle d’histoire que ce jeu boudé de tous, que ses développeurs défendent becs et ongles sans en vendre. C’est triste dans un sens, car le jeu est mauvais et ne peut pas être défendu. Néanmoins, qu’il sorte dans l’anonymat le plus total et que personne ne daigne en parler, même ceux ayant reçu une copie du jeu gratuitement, cela rend les choses bien plus cruelles. À défaut de vous dire que c’est un bon jeu, on aura au moins eu le mérite de vous en parler.

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