Zombeer

Tout commence dans un bar, alors que vous, grand héros enchaînez les bières « Zombeer » l’une après l’autre, que votre petite amie vous a laissé tomber pour passer la soirée avec Colon Duty, le principal du lycée et que les habitants de la planète se sont fait zombifier pendant que vous cuviez votre boisson. Enfin pas uniquement les habitants, puisque vous-même avez une belle morsure à votre bras !

Boire ou manger son voisin, il faut choisir

Et oui, votre odeur ne vient pas uniquement du fait d’avoir passé votre nuit dans votre propre vomi, mais bien de votre décomposition avancée. Par miracle votre allié de toujours, la Zombeer, semble ralentir ce processus, du moins assez longtemps pour vous permettre de retrouver votre chaire et tendre (ah non chère) et la sauver du terrible Colon.

Au menu de ce Zombeer, un humour des plus gras glorifiant la consommation d’alcool et des références à la culture geek en veux-tu, en voilà (une télé avec le Jigsaw de Saw à l’intérieur, mais aussi des références à Mario, Alien, Bisohock, Stargate ou autre Pac Man) qui feront naître un sourire aux coins de vos lèvres au détour d’un couloir. L’humour permettant ici de masquer un peu le manque de scénario et de faire oublier les défauts que peut avoir le jeu. Car il en a … Même, beaucoup.

Un dernier pour la route

Tout le principe du jeu repose sur le fait de bien gérer sa jauge d’ébriété. En effet, en manque de bière, votre personnage se transformera en zombie, tandis que si son niveau est trop élevé ce dernier finira dans un coma éthylique des plus fatals. Il faudra donc penser à ramasser les bouteilles se trouvant sur votre chemin et à savoir quand boire le breuvage doré et houblonné salvateur. En plus d’une overdose de boisson, il faudra faire attention aux autres zombies qui n’auront qu’une envie, se nourrir du peu de Cher (Do you belieeeeve.. Ah non ! Cette fois c’est bien chaire) fraîche qu’il vous reste.

À vous le maniement du vibromasseur, du pistolet à clous et autre grenade à base de chili (on vous l’a dit un humour très fin) proposant peu ou pas de feedbacks allant jusqu’à se demander si vous avez bien touché le zombie en face de vous. Sous ses aspects de FPS, Zombeer a tendance à rater ce qu’il entreprend en proposant des contrôles lourds et peu intuitifs, peu maniables où abattre les autres zombies devient vite un véritable calvaire entre deux moments à chercher vos précieuses bouteilles, créant un profond sentiment d’ennui.

Hey, c’est normal que le bon goût soit mort aussi ?

Et ce n’est pas visuellement que le titre va tirer son épingle du jeu puisqu’il ne vous faudra que quelques secondes pour vous rendre compte que vous êtes en face d’un jeu d’un autre âge, à la limite du niveau graphique d’un jeu PS2, tant par la qualité des textures qu’au réalisme de certaines animations. Côté sonore, on oscille entre l’absence totale de sons et une ultra saturation de ces derniers et il n’y aura bien que les répliques drôles du héros qui nous pousseront à ne pas couper le son du jeu. Enfin, la durée de vie globale du titre vient lui assener un coup fatal, puisqu’il faudra entre 2 à 3 heures pour terminer le titre vous ayant coûté 15 €. Et ce n’est pas les différents éléments à ramasser qui viendront relancer la durée de vie de ce titre.

Zombeer est l’un de ces jeux ayant tendance à jouer la carte de l’humour afin de masquer la misère vers laquelle il se dirige. De même, l’idée de base de Moonbite peut paraître bien le lendemain d’une soirée bien arrosée, mais celle-ci montre très vite ses limites puisqu’on ne se retrouve jamais vraiment en manque de bouteille. Dans Zombeer, la peur est bien présente, mais davantage par la catastrophe du titre que via ses créatures. Et il n’y a bien que le héros qui semble apprécier cette boisson hors de prix au goût des plus réchauffés. Mais ne lui a-t-on pas dit que l’abus de mauvais jeu est dangereux pour la santé ?

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