Lemma

Mirror’s Edge n’a pas fait tant de petits que cela, quand on s’y intéresse réellement. Le Parkour n’est pas totalement à la mode, mais l’arrivée de casques de réalité virtuelle rend la chose plus interessante que jamais. Lemma, de Evan Todd, s’engouffre dans la breche… Et s’y perd ?

Accro aux SMS

Notre héroine discute par téléphone, via quelques messages rapides, à un protagoniste dont on ne sait rien. D’ailleurs, notre héroine est tout aussi mystérieuse. On devine qu’elle est dans un monde qu’elle ne comprend pas, qu’elle ne sait pas ce qu’elle fait là. Le monde de Lemma, c’est de la première personne réaliste façon Mirror’s Edge. Chaque mouvement tente d’être retranscrit à l’écran avec un maximum de sensations : balancement du personnage, bras qui se mettent en position pour courir, etc.

Le monde est très mystérieux, aérien, composé de plusieurs « ilots » de blocs sur lesquels il va falloir jouer à saute-mouton. Ce n’est pas un runner, c’est davantage un jeu de plateformes en vue interne. Chaque niveau est un puzzle géant dont il faut comprendre l’intrinsèque principe pour parvenir à la porte de fin. Certains niveaux ne sont que des sauts d’obstacles, d’autres vous demandent d’activer des mécanismes et tentent de jouer avec vos nerfs. Lemma n’est pas Mirror’s Edge, il ressemble déjà plus à un jeu comme Portal et consorts.

D’un saut à l’autre

Quatre fins sont proposées pour un scénario non-linéaire aux niveaux pourtant bien identiques d’une partie à l’autre. Seules les discussions et la fin changent d’une expérience à l’autre. Mais le gros du jeu, c’est clairement son Parkour. On saute, on court sur les murs, on tente de faire une roulade en retombant pour éviter de se blesser… Et rapidement, un peu de magie vient rendre les choses bien plus étonnantes. Ainsi, si vous courrez sur un mur jusqu’à atteindre son extrémité, vous créerez un mur « magique » vous permettant de continuer votre progression.

Certains blocs sont à casser, avec la bonne roulade et en leur rentrant efficacement dedans. Vers la fin du jeu, on découvre aussi la possibilité de créer des blocs à partir de rien. Cela permet de constituer des plateformes salvatrices pour la progression, même si la création de ces blocs et leur apparition est très complexe : il faut entamer une progression vers ces blocs pour qu’ils se créent. Autant vous dire que les bugs sont légion et que vous vous planterez souvent faute de blocs qui apparaissent. Heureusement, la mort se traduit par un fondu au blanc et un checkpoint. Souvent situé sur la dernière plateforme ou vous avez posé les pieds. Facile !

Le cul entre deux fossés

Pas assez frénétique pour être un runner, pas non plus ultra-dynamique et intelligent pour être un puzzle-game, on se demande bien comment définir ce Lemma qui est moins bon que prévu mais tout de même très intéressant. Les sensations sont quelquefois bien présentes et la progression est sympathique malgré une durée de vie limitée niveau scénario. La possibilité de créer ses propres niveaux et de les partager sur le Workshop de Steam améliore la durée de vie, ainsi que les différents challenges proposés en dehors de la campagne.

Lemma est à conseiller surtout à ceux qui aiment le genre, trop peu représenté. C’est un bon moyen de vivre quelque chose d’amusant à la première personne mais clairement, ne vous attendez pas au niveau d’un Mirror’s Edge en terme de sensations. Honnête, un peu bancal, Lemma est une curiosité qui vaut surtout pour sa compatibilité Oculus Rift et autres casques de VR.

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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