[GC15] Preview – Kingdom Come Deliverance (PC, PS4, Xbox One)

Si vous aviez toujours rêvé de devenir un chevalier. Si Mount & Blade vous a séduit pour le réalisme de ses combats. Alors il se pourrait que Kingdom Come Deliverance soit fait pour vous. Sorti victorieux d’une campagne de crowdfunding, ce jeu venant tout droit de la République Tchèque s’habille de sérieux atours pour séduire les amateurs de combats à l’épée.

Kingdom Come est un jeu de rôle en temps réel et en vue à la première personne à l’état pur. Il se veut réaliste au possible et compte vous faire vivre une histoire pas comme les autres au sein de la Bohême du XVème siècle en pleine Europe médiévale. Pour Daniel Vavra, que vous connaissez sans aucun doute comme l’auteur des deux premiers Mafia, Kingdom Come est là pour raconter l’histoire d’une nation. De l’une des premières nations d’Europe.

Dans cette région, les Tchèques, me raconte-t-il, ont fait partie des premiers peuples (si ce n’est le premier – si des experts en Histoire voulaient bien s’avancer) a se définir en tant que nation. Leur identité en tant que pays à part entière était forte, ce qu’il est important de comprendre pour saisir au mieux ce que Kingdom Come va tenter de raconter.

On y suivra l’histoire sur deux plans. D’un côté, on aura le contrôle sur la vie du jeune fils d’un forgeron dont le village a été attaqué. Seul survivant, la vengeance et la nécessité de survivre le pousseront à devenir chevalier. Ou autre chose en vérité. Car il n’y aura pas de destin tout tracé. Le terme monde ouvert ne devrait en effet pas seulement se cantonner aux territoires à explorer, mais aussi dans la façon dont vous aborderez votre aventure. Vous pourrez devenir bon autant que basculer du côté obscur, ou peut-être rester gris en étant entre les deux.

Une chose à retenir : vous n’êtes rien. Bien évidemment, si vos décisions influeront sur la suite de votre parcours, dans un arrière-plan de première importance se jouera le destin cette fois-ci d’un royaume. Celui d’un royaume dont le roi fut enlevé par Sigismund, roi de Hongrie et son demi-frère accessoirement. Le pays sans roi se retrouve alors la proie des mercenaires engagés par Sigismund et de leurs tentatives incessantes de pillages. Notre héros a été victime de l’un d’entre eux.

Pour une fois, on ne jouera pas un Gros Bill venu sauver le monde. On y incarnera un simple maillon de la chaîne d’une histoire qui nous dépassera et qui ira bien au-delà. Cela ne veut pas pour autant dire qu’il n’y aura rien à faire. Il y a aura toujours une campagne et plusieurs quêtes secondaires à accomplir, car nous sommes bel et bien dans un jeu de rôle.

L’alpha qui a été mise à disposition de ceux qui ont backé le jeu ne propose rien de très concret là-dessus. Le système de quêtes qui y a été implémenté reste rudimentaire et peu intéressant. Il vaudra mieux attendre que le jeu progresse un peu plus. Techniquement parlant, il y a par contre de quoi dire. Soyons honnête, le jeu est gourmand. Il tourne sous le Cry Engine et offre déjà un rendu très propre, si ce n’était pour les crashs qu’il subit régulièrement. On est sur une alpha après tout. L’optimisation viendra plus tard.

En attendant, le jeu est magnifique sur bien des points. Le rendu des lumières est plutôt réaliste, et bien que l’on ait accès qu’à un simple village et un camp militaire de chevaliers, le niveau de détail est impressionnant. Les champs et leurs herbes bougeant au gré du vent, la forêt avec ses arbres, son ruisseau et ses pierres d’un joli naturel. Kingdom Come est encore loin d’être terminé mais affiche déjà de jolies choses.

Les animations ne sont pas mal du tout non plus. Notre personnage notamment se déplace en donnant une bonne impression de son poids. Le body awareness est assez réussi dans le sens où l’on peut baisser la tête et voir l’entièreté de son corps. On aura pas à y subir syndrome de la tête flottante par conséquent. Et rien que de passer par dessus une barrière s’accompagne d’une animation adaptée. L’immersion n’en sera que meilleure, et on aimerait que tous les jeux à la première personne fassent de même à l’avenir.

Néanmoins, cette présence physique du corps de notre héros est essentielle tant le système de combat est organique et naturel dans son fonctionnement. Il demandera inévitablement un certain temps d’adaptation au début, surtout après tant d’années à jouer à des jeux se contentant de nous demander de taper sur X pour tuer l’ennemi. J’exagère à peine. Ici, épée à la main, il y aura pour commencer à prendre en compte huit directions pour trois types d’attaque différents, comme le fait de poignarder à l’épée ou de tailler dans le vif.

L’épée ne sera pas la seule arme disponible puisqu’il sera également possible de devenir un archer hors pair, mais c’est celle qui demandera le plus d’attention au départ. Avec autant de directions et de styles d’attaques, on obtient une multitude de variations auxquelles vont s’ajouter la riposte, la blocage et la feinte. Ainsi que l’évasion, sachant que vous pourrez faire des pas de côtés pour éviter le moindre coup. Mais la chose n’est pas aussi simple. Car en plus d’avoir à maîtriser le maniement de l’épée, vous devrez apprendre à lire votre adversaire.

Par la pose qu’il adoptera, le positionnement de ses membres, il faudra anticiper ses attaques pour mieux les parer et riposter par la suite. Une fois ce système maîtrisé à peu près, les joutes deviennent très intéressantes et gratifiantes à souhait. Le système de combat de Kingdom Come ne plaira sans doute pas à tout le monde. Il est réaliste et du coup exigeant. Afin de coller au mieux à la vérité historique, les développeurs de Warhorse Studio ont étudié du mieux possible la façon dont les affrontements fonctionnaient à l’époque.

En suivant les aventures du studio, on remarquera qu’ils ont participé à différents événements reproduisant les batailles de l’époque à l’aide d’armure très réalistes. D’ailleurs, contrairement à ce que l’on pourrait croire, une armure médiévale n’empêche pas un chevalier d’être très mobile et rapide au combat. Tout au contraire, ils étaient sans doute parmi les plus meurtriers de leur époque. Imaginez-vous faire face à une telle bête enveloppée de métal et brandissant une épée sachant trancher dans le vif. C’est cette authenticité que semble vouloir reproduire le studio tchèque dans Kingdom Come. Le résultat en est déjà convaincant pour le moment.

Il reste encore du chemin à parcourir pour que Kingdom Come soit complètement terminé puisqu’il a été repoussé jusqu’à l’été 2016. Cette alpha ne reste encore qu’une note des intentions du studio sur ce qu’ils essayent de faire. Les sensations des combats à l’épée sont déjà très réussies en l’état et le jeu est très beau, bien que très sobre visuellement. Il n’y a en effet pas de surabondance de fioritures tape à l’œil. Un monde ouvert de ce niveau, dans une Europe médiévale historique est alléchant à bien des niveaux et pour bien des raisons. C’est par conséquent impatients que nous sommes de le voir arriver sur PC, PS4 et Xbox One.

Vasquaal

On dit de lui qu'il jouerait sur un clavier sans pavé numérique. De l'Apple IIe au pc survitaminé en gigahertz, il subtiliserait tel un ninja numérique le loot de ses potes dans les jeux en ligne pour mieux s'enorgueillir d'un "Muhahahaha". Certains disent même qu'il va se tatouer un jour "Aladin Snes is the best" sur la fesse gauche. D'autres disent simplement qu'il est fou.

Vasquaal

Vasquaal

On dit de lui qu'il jouerait sur un clavier sans pavé numérique. De l'Apple IIe au pc survitaminé en gigahertz, il subtiliserait tel un ninja numérique le loot de ses potes dans les jeux en ligne pour mieux s'enorgueillir d'un "Muhahahaha". Certains disent même qu'il va se tatouer un jour "Aladin Snes is the best" sur la fesse gauche. D'autres disent simplement qu'il est fou.

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