Quel cadeau pour Noël ? La rédaction vous guide…

La plupart des membres de la rédaction ont réalisé une liste de Noël contenant non pas seulement du jeu vidéo, mais bien toute autre chose de culturel et intéressant. L’occasion aussi de vous faire partager des choses différentes qui pourraient vous plaire. Si vous ne saviez pas encore quoi acheter à Noël à vos amis, sans doute que le cadeau idéal est dans cette page. Suivez les guides !


La liste de BESTIO

"Tout simplement le meilleur platformer de l'année". Voilà ce que je réponds lorsqu'on me demande si Splasher est bien. Les déplacements sont fluides, le rendu cartoon très coloré colle parfaitement au jeu et les possibilités qu'offre le canon à peinture du personnage sont très intéressantes. Avec la peinture rouge vous pouvez grimper aux murs et plafonds, la jaune vous permet de rebondir pour réaliser d'énormes sauts et accéder à des coins reculés. Le level design est très inspiré et c'est un véritable plaisir de découvrir les surprises que nous ont réservées les développeurs à chaque stage. Cerise sur le gâteau, le jeu est taillé pour le speedrun et si cette "discipline" vous intéresse, vous aurez de quoi vous éclater !

Comme chaque année, nous ne pouvons pas parler de tous les jeux sur Game Side Story. En 2016 j'étais triste de ne pas avoir le temps d'écrire sur The Witness et Firewatch, en 2017 cette "médaille" revient à Hollow Knight. Ce jeu est fabuleux, tout est parfait. La direction artistique est à tomber par terre, l'histoire et les dialogues sont intéressants et bien écrits, la bande-son est excellente, les combats de boss sont variés et demandent pas mal d'investissement pour apprendre les patterns d'attaque, le côté metroidvania avec récupération de pouvoirs pour débloquer de nouvelles zones est parfaitement géré, etc. En plus de ça, le jeu est extrêmement généreux. Le monde est vaste et regorge de secrets. Pour vous donner une idée, après avoir terminé une première fois l'histoire, j'ai pu continuer à jouer plusieurs heures en me rendant uniquement dans des zones encore inexplorées et j'ai même parcouru un donjon complètement inédit. Ne passez surtout pas à côté de cette perle vidéoludique !

Ce n'est un secret pour personne, mes deux genres préférés sont le shmup et le hack'n slash. Si on trouve d'excellents titres dans ces deux catégories, personne jusqu'à présent n'avait essayé de les mixer pour voir ce que ça donne. Quand j'ai entendu parler de Drifting Lands en 2014 j'ai donc sauté de joie, d'autant plus que dès la première démo la réalisation était ultra soignée. Depuis, j'ai suivi l'évolution du jeu de très près, testant chaque version jusqu'à sa sortie en juin dernier. 3 classes de vaisseaux, 65 compétences actives ou passives, des centaines d'objets de différentes raretés, si vous aimez le hack'n slash (et même si vous n'êtes pas à l'aise avec les shmups), je vous conseille vraiment de l'essayer, surtout qu'il y a une démo gratuite sur steam. Tout est une question de build et d'équipement ramassé. Et si vous ne le prenez pas pour vous, offrez-le à l'un de vos amis fan de POE / Diablo / Grim Dawn / autre, vous ferez un heureux, c'est ça la magie de noël !

Vous avez probablement vu passer mon test sur Game Side Story il y a quelques jours, mais je ne pouvais pas ne pas reparler d'Hand of Fate 2 dans ma liste de noël. J'avais adoré le premier, sorte de livre dont vous êtes le héros animé. Ce second épisode reprend les mêmes bases, vous êtes assis face à un étrange PNJ qui déploie des cartes faces cachées sur une table. Vous déplacez une figurine de carte en carte, déclenchant à chaque fois un événement différent (combat, discussion, jeu de hasard...) un peu comme si vous passiez d'un chapitre à l'autre dans un livre. Mais cette fois-ci ce sont 22 défis, soit 22 livres dont vous êtes le héros différents que vous allez parcourir. Chasse au monstre, pistage, protection de villageois, les thèmes sont variés et c'est un véritable plaisir de découvrir les surprises que nous ont réservées les développeurs. Si vous cherchez un jeu qui sort de l'ordinaire, votre cadeau est tout trouvé !

Ces dernières années la production de jeu de société de qualité a explosé. J'en possède une bonne collection, mais il y en a un qui ressort souvent avec mes amis : Betrayal at House on the Hill. Le concept de base est assez simple, un groupe de personnes entre dans une maison abandonnée. L'intérieur se construit tuile par tuile, prise au hasard dans une pioche (sous-sol, rez-de-chaussée et étage). Mais, car il y a bien évidemment un mais, à un moment, un des joueurs se retourne contre ses compagnons.

Un scénario est sélectionné parmi une cinquantaine différents et chaque équipe a alors un objectif précis à accomplir pour remporter la partie, ainsi qu'une vague idée de ce que l'autre doit faire (par exemple noyer tous les survivants avant qu'ils ne trouvent un bateau gonflable et ne s'échappent par une pièce du grenier). Non seulement le jeu est excellent, mais la configuration aléatoire de la maison ainsi que le scénario qui change à chaque partie font que vous pouvez jouer des heures et des heures sans jamais faire deux fois la même chose. Si vous cherchez un jeu coopératif, je vous recommande chaudement celui-ci !

"Le western spaghetti avec supplément de tentacules" voilà comment était sous-titrée la première édition de ce jeu de rôle et je trouve que ça le résume parfaitement. Nous sommes en 1879, la Guerre de Sécession est au point mort, aucun des deux camps ne parvient à prendre l'avantage et d'étranges événements se déclenchent un peu partout sur le continent. Un gigantesque tremblement de terre fait s'effondrer une bonne partie de la Californie, révélant par la même occasion une ressource inconnue jusqu'alors : la roche fantôme. Sorte de super charbon, elle permet les créations les plus folles (chariots à vapeur, machines volantes, armes destructrices...).

Parallèlement à ça les histoires de wendigos et autres créatures cauchemardesques se multiplient et paraissent de plus en plus réelles... sans parler de morts qu'on a retrouvés à 50 miles de leurs cimetières, traînant tranquillement leurs carcasses comme si de rien n'était. J'adore Deadlands, son univers est passionnant (je ne vous ai évidemment décrit que le strict minimum) et son système de jeu avec cartes et jetons de poker renforce l'ambiance ouest sauvage. Qui n'a jamais rêvé d'incarner un pistolero, un savant-fou, un chaman indien, un prêtre zélé ou un huckster, sorte de sorcier utilisant un jeu de cartes pour lancer de puissantes attaques magiques ? Si vous aimez Cthulhu et Sergio Leone, foncez !

La Messagère du Ciel est le premier tome d'une trilogie de Lionel Davoust. On y suit le destin de Mériane, une trappeuse recluse au fond d'une forêt infestée par des monstres / démons. Tout se passe à peu près bien pour elle jusqu'au matin où elle commence à entendre une voix, celle de Wer, un Dieu. Parallèlement à cette intrigue principale, le roi de Rhovelle se meurt et les dirigeants de ses sept duchés se verraient bien reprendre le pouvoir. C'est toujours compliqué de conseiller un livre sans trop en révéler, j'ai évidemment simplifié au maximum pour vous garder le plaisir de la découverte. Mais sachez que l'histoire est passionnante, l'écriture est fluide, les différents personnages sont intéressants et je ne me suis pas ennuyé une seule seconde durant les 650 pages. Si vous aimez la fantasy, je vous souhaite une bonne découverte et pour ma part, j'attends le second tome prévu pour début 2018 avec impatience !

La liste de CRIM

Plutôt que de proposer un éternel RPG soit trop Tolkionien soit trop japonisant, Persona 5 se transforme en une bouffée d’air frais (même si très classique pour un Persona) pour qui veut s’essayer à autre chose. Partagé entre la vie quotidienne d’un lycéen japonais, qu’il faudra suivre littéralement au jour le jour, et l’exploration de subconscient (prenant forme de donjon) de gens au coeur corrompu, permettant ainsi de réformer la société.

Chaque donjon sera évidemment rempli de démons, capturables par le héros pour en tirer des pouvoirs. La grande force de Persona, en plus du système de combat propre à la série Shin Megami Tensei ici encore amélioré, est bien ce que le jeu raconte. Mettant en scène tous les vices et irresponsabilités des adultes dans une société complètement aseptisée. Long, riche passionnant, un cadeau qui tiendra en haleine jusqu’à noël prochain.

Figment est surement l’un des jeux de l’année de la rédaction. On n’a tellement pas su quel angle choisir pour en parler, qu’on s’est lâchement défilé sans rien dire. Sachez juste que le but de Noël est d’offrir du sourire. Figment fait sourire de manière béate : il vous fera sentir bien pour une raison qui vous dépasse. Ceci est provoqué par une alchimie parfaite entre une direction artistique qui viendra titiller vos souvenirs d’enfances mélangé à un sound design tout bonnement hallucinant.

BedTime Digital Games a réussi à transformer son jeu d’aventure en comédie musicale, où un maire vous parle en rappant alors que les méchants ont bien plus de goût et se tournent vers le métal (sans oublier les fleurs qui préfèrent le jazz). D’autant plus qu’une fois terminé, vous n’aurez qu’une envie : filer au Danemark pour faire au câlin de remerciement au développeur tellement le jeu est marquant, touchant, amusant. Figment doit être sous votre sapin. Trois fois.

Le truc cool des cadeaux, ce n’est pas le cadeau en lui-même mais la surprise. En se basant sur ce principe, nous allons vous conseiller un jeu qui sera disponible pendant les fête de fin d’année mais dont nous n’avons pas mis les mains dessus à l’heure de publication de cet article. Finding Paradise est un jeu que l’on attend du genre « beaucoup ».

Suite de l’excellent To The Moon, nos deux « docteurs » sont de retour pour de nouveau changer la mémoire d’un mourant afin de lui faire réaliser son rêve. On espère fortement être remis de nouveau en question face aux thèmes du jeu, en espérant évidemment avoir de nouvelles pistes de réflexion tout en étant amusé par une histoire intelligemment racontée. On a hâte.

Surement la découverte la plus impactante de l’année (même si l’album date de l’année dernière, on rattrape son retard comme on peut). Il faut dire que cette album est plein de surprises : entre mélodie minimaliste, calme, paisible, le groupe passe sans sourciller et surtout sans prévenir dans une violence chaotique et lunaire, le tout en restant parfaitement cohérent, offrant une harmonie parfaite.

Mené au chant par une demoiselle dont il faut se méfier, tantôt remplie de douceur et volupté (10.56, Stay Here / Accroche-Moi), tantôt avec une rage folle (Second Sons of R), c’est bien les chansons où tout est déconstruit (Needle In Your Skin, ci-dessous) qui feront frétiller vos oreilles.


La liste de CHEZMOA

À la rédaction de GameSideStory on est pas toujours d’accord, et si on avait de vrais bureaux vous pouvez être sûr que je balancerai des Nerfs (le flingue directement, pas les fléchettes pour gamin) à la tronche des autres rédacteurs. Mais en tant que bénévole, nous bossons chacun de notre côté avec un outil de messagerie pour discuter et nous coordonner. Difficile donc de mettre de la superglue sur les affaires du reste de l’équipe ou mettre leurs chaussures au congélateur. Mais je profite de cet article pour me venger, parce que voyez-vous, le reste de l’équipe (enfin en partie) a refusé de mettre notre sélection à Another Lost Phone : Laura’s story. Certes les mécaniques du jeu sont très proches de leur précédent A Normal Lost Phone, mais le sujet est très différent et ça dans un jeu narratif ça a son importance. Le titre a été traité en rapid’ sur le site critique et ne peut donc pas être en sélection m’a-t-on dit. Mais en même temps, il est difficile de parler du jeu sans en spoiler le contenu, d’où le traitement en rapid’ critique (et mon remplissage actuel).

Another Lost Phone : Laura’s Story est jeu narratif qui traite de problèmes adultes et de la réalité de la vie. C’est d’ailleurs son réalisme qui vous mettra sur le cul. Bien plus proche de Mr et Mme tout le monde que l’était leur précédent titre, il place le joueur en tant que témoin et le fera réfléchir à la possibilité d’un cas similaire dans sa propre vie ou son entourage. Bref j’en dit déjà trop, alors tu prends ton téléphone, tu vas sur le store (sauf si tu as un Windows Phone, mais il est temps de changer copain.e, et je regrette le mien chaque jour pourtant) et tu claques 3€ pour t’acheter Another Lost Phone : Laura’s Story. Le jeu ne t’occuperas « que » 2 petites heures mais je t’assure que tu ne le regretteras pas.

On m’a fortement conseillé BoJack Horseman et j’avoue avoir eu du mal à rentrer dans la série. Très éloigné des dessins animés que l’on regarde en mangeant, aux graphismes très peu attirants, et au ton moralisateur façon Daria, le premier épisode était loin de m’enchanter. Mais en insistant un peu, j’ai fini par apprécier et même devenir accro à la série.

Celle-ci présente BoJack Horseman, ancienne star de série complètement hasbeen aujourd’hui, qui tente de se faire à nouveau aimer par le public mais surtout par lui-même (chose difficile lorsqu’on est un sale con comme lui). La première saison débute sur l’écriture de son autobiographie par une nègre (version moderne de Daria), mais on découvre bien vite qu’il ne s’agit que d’un prétexte à l’introspection du personnage principal (et des autres au fur et à mesure des épisodes). Véritable raclure mal dans sa peau, Bojack est un concentré de tout ce qu’il y a d’égoïste en chacun de nous et se pose régulièrement des questions sur sa vie et son existence tout en fuyant ses problèmes. Le spectateur découvrira à plusieurs reprises des situations, questionnement ou réflexions que Bojack soulève et qu’on s’est tous (ou presque) déjà posé. On se demande régulièrement devant l’écran si on n’est pas soit même un peu comme Bojack parfois (et c’est loin d’être une sensation rassurante).

J’ai dévoré les 3 saisons précédentes, juste avant la sortie de la 4e que j’ai englouti dans la foulée, et qui est devenu ma favorite. Un nouveau personnage fait son apparition et vient à nouveau confronter Bojack à ses problèmes et son passé. L’enchaînement assez étrange d’épisodes parfois difficiles à comprendre ou à l’inverse en apparence un peu inutile prend tout son sens à la fin de la saison, ou tous les éléments s’imbriquent pour révéler la vérité. Si la saison est encore plus sombre et glauque que les précédentes, la dernière scène laisse quant à elle échapper un petit espoir sur la véritable personnalité de Bojack, et peut-être sa gentillesse (interprétation purement personnelle de la scène).

J’aurai beaucoup aimé que la série s’arrête sur cette saison (et cette note en particulier) mais Netflix à déjà annoncé une 5e saison, en espérant que celle-ci ne soit pas celle de trop. En tous las cas, BoJack Horseman est sans doute la série la plus intéressante, originale et intelligente que j’ai pu découvrir ces dernières années.

Avant tout, je tiens à préciser que je suis le distributeur du jeu. Certains y verront de l’opportunisme ou me traiteront de marchand de tapis , mais je suis sûr qu’une petite dégustation de vins sur mon yacht privé fera taire toutes ces mauvaises langues.

Alice Dreams Tournament (anciennement Dynamite Dreams) est un bomberman like sur Dreamcast. Jouable à 4 (c’est même conseillé), il reprend les bases de la célèbre licence d’Hudson et les exploite encore mieux au travers de plusieurs modes de jeux. De la capture de drapeau, du bodyguard, un mode score ou encore un excellent cache-cache qui utilisent les VMU (ces cartes mémoire avec un petit écran) de la Dreamcast, mieux que les équipes de SEGA ne l’ont jamais fait. Conçu d’arrache-pied par 2 personnes, le titre aura mis des années à voir le jour mais atteint un niveau de finition bien supérieur à ce qu’on peut trouver habituellement dans le homebrew. Si le jeu sort sur une (pas si) vieille console, il n’en propose pas moins des concepts d’aujourd’hui comme par exemple la possibilité de comparer son score en ligne avec ses potes, sans avoir à connecter la console au net. Si, si, c’est possible. Le titre est aussi compatible VGA pour les heureux détenteurs d’une VGA box qui aurait au passage balancé leur vieux tube cathodique.

Mais le homebrew c’est aussi se souvenir des vieux jeux et leur faire hommage. Vous trouverez donc plus d’une centaine de personnages cachés à débloquer grâce à des cheat codes. Inutile d’acheter un magazine pour espérer les trouver en rubriques tips, cette section n’existe plus, mais vous pouvez suivre la page Facebook ou le compte Twitter d’Alice Dreams Tournament pour en découvrir certains.Pour finir côté clin d’oeil, le jeu existe en plusieurs jaquettes, dont une JAP, une US et une PAL dans les vrais boitiers bleus et tout cassant d’origine. Tout comme à l’époque, sauf que le jeu est region free pour pouvoir choisir son édition favorite.

Si vous êtes un peu déçu du dernier Bomberman sur Swich, par son manque de renouvellement, alors Alice Dreams Tournament est fait pour vous. Compagnons idéal des soirées avec de la bière et des potes il sera l’occasion de ressortir votre Dreamcast du placard et d’insulter quelques mamans devant l’écran, comme à la grande époque.

Les remakes sont boudés par bon nombre d’awards et autres sélections de l’année. Et pourtant ils offrent parfois plus d’originalité et de fraîcheur que certaines suites paresseuses. Vouloir mettre en avant Splatoon 2 ou Destiny 2, alors qu’ils n’offrent pas de si grande évolution, ou encore sélectionner Sonic Mania (un très bon « presque remake ») alors qu’on refuse la participation de Wonderboy, me semble un peu capilotracté. Corrigeons donc cette erreur en le criant haut et fort Wonderboy : The Dragon’s Trap est un des jeux de l’année.

Lorsqu’on parle de remake on pense assez rapidement à une vieille licence qu’on aurait récupéré pour en faire un jeu 3d tout moche sous un moteur tout prêt (qui a dit Bubsy?). À l’inverse les français de Lizardcube ont pris le parti d’un jeu en 2D dessiné à la main, et on peut dire que le résultat est là. À sa sortie originelle Wonderboy n’avait pas frappé par ses graphismes mais plutôt pour ses mécaniques novatrices (il est l’ancêtre des métroidvania). C’est à présent réparé avec le remake de 2017 qui offre une finesse exceptionnelle. Un bouton permet d’ailleurs de passer rapidement des graphismes Master System aux modernes.

Côté moteur, le jeu n’est pas un vulgaire copier/coller sous une architecture actuelle, mais une réutilisation du code d’origine. On retrouve ainsi cette réactivité un peu rigide, comme à l’époque (c’est un compliment dans le cas présent). Le procédé permet aussi de ne pas oublier l’un des nombreux secrets, comme les portes invisibles, cachées un peu partout. De plus, si certains d’entre vous ont conservé leur code d’époque sur un petit carnet, ils auront la joie de pouvoir récupérer la partie qu’ils ont commencé il y a quelques années. Comme quoi, garder ses cahiers au fond d’un tiroir ça peut servir.

Et si certaines mécaniques étaient acceptables dans les années 90, elles sont aujourd’hui insupportables. Les petits gars de Lizardcube l’ont bien compris et c’est pourquoi ils ont retiré le système de pierres de charme. Plus besoin de ratisser la map de long en large pour récolter les précieux objets, qui serviront à acheter les derniers éléments d’équipements. Dans le remake, une pierre par personnage à été dissimulée, remplaçant la partie répétitive par une mécanique d’exploration. La preuve qu’on peut faire du neuf avec du vieux, et même du meilleur neuf que ce qui se fait actuellement.


La liste de MWARF

C'est l'histoire de Rose, qui va présenter son copain Chris à ses parents. Ce pourrait être anodin, oui mais voilà : Chris est noir. Et les parents de Rose sont... disons qu'ils sont blancs, qu'ils vivent dans un manoir à la campagne et que pour s'occuper du terrain et des affaires domestiques, et bien ils ont justement des domestiques. Noirs. Les attitudes de chacun sont étranges, et le malaise grandit petit à petit sur fond de mystère...

Get Out traite évidemment du racisme, sous un angle très original, plutôt subtil, en tout cas très réussi. Les dialogues sont souvent à double-sens, et le film regorge de détails bien sentis sur la mise en scène du racisme usuel, presque banal. L'ambiance générale est une réussite également. Le film est construit comme un thriller (mystère, suspense et tension), autour d'un thème pour le moins sérieux (le racisme, donc), mais évite soigneusement de se prendre justement trop au sérieux. Get Out utilise l'humour pour varier les effets et désamorcer certains artifices scénaristiques en les pointant du doigt, les faisant d'autant mieux accepter qu'ils sont là pour appuyer le propos. Et ça fonctionne diablement bien : le film navigue entre originalité et intelligence, dresse un portrait du racisme toujours actuel, quoique mis en parallèle avec les pratiques de siècles passés, et bien plus subtil que la simplette "haine du noir", en introduisant plutôt la notion d'exploitation pratique raisonnée, bien plus perverse.

Et puis pour ne rien gâcher, les acteurs sont tous impeccables et la réalisation sans cesse pertinente. Le film, qui n'est pourtant pas focalisé sur la romance entre Chris et Rose, bien qu'elle tienne une part importante dans le scénario, se permet même de caser un des "je t'aime" les plus forts et bien mis en scène que j'ai pu voir au cinéma, lors d'une scène où Chris se confie sur ses états d'âmes et son besoin de quitter cet endroit inhospitalier ; le "je t'aime" résultant de la conversation cristallise une telle compréhension mutuelle des deux personnages, une telle communion, qu'il n'y a qu'à applaudir la qualité d'écriture, de jeu, de mise en scène.

Bref, Get Out est une vraie petite bombe à voir absolument ; le blu ray constitue donc un cadeau essentiel.

Annoncé en grande pompe en 2016, Prophets of Rage est le super-groupe de fusion metal/rap réunissant les musiciens de Rage Against the Machine (Tom Morello à la guitare, Tim Commerford à la basse et Brad Wilk à la batterie), Chuck D (chanteur de Public Enemy), et B-Real (chanteur de de Cypress Hill). Le groupe s’est produit en festivals, reprenant les titres phares de Rage, ou d’autres classiques comme No Sleep ‘till Brooklyn, des Beastie Boys.

Après un premier EP sorti en 2016 (The Party’s Over), alléchant mais comportant seulement 5 chansons dont une moitié de reprises, le groupe a sorti son premier véritable album studio au mois de septembre, sobrement intitulé : Prophets of Rage. 12 titres originaux (enfin, 11, la track The Counteroffensive étant plutôt un genre de pont), dont certains ont eu quelque rayonnement (Unfuck the world, Hail to the chief…), globalement tous de très bonne qualité ; si le style reste indéniablement proche de ce que proposait Rage Against the Machine (les mauvaises langues diront que c’est pareil, mais ce sont de mauvaises langues), on sent que ces chansons originales sont calibrées pour le duo Chuck-D / B-Real ; et ça fonctionne !

Sans forcément tutoyer le génie des meilleures chansons de Rage, l’album distille ses titres pêchus qui s’enchaînent bien, sans point faible et avec une énergie constante. La fusion n’est pas morte ! Inutile de dire que pour les fans du genre, ça vaut vraiment le coup.

T.I.M.E. Stories fait partie de ces jeux de plateau qui intègrent une profonde orientation narrative, et qui sont à la mode depuis quelques temps. Lorsque le jeu est sorti en 2015, une question pouvait légitimement se poser : puisque son principe se basait sur l’exploration d’un scénario fini, quel pouvait bien être l’intérêt du jeu à long terme ? (les parties sont longues, mais un seul scénario est présent dans la boîte de base).

Force est de reconnaître que les Space Cowboys, qui éditent le jeu, assurent un suivi remarquable : un scénario extension sorti en 2015, puis 2 autres parus en 2016 sont venus gonfler le potentiel ludique de cet excellent jeu. Cette année fut dans la continuité : avec Lumen Fidei (qui se déroule au XVè siècle en Espagne), Expédition Endurance (qui prend place au début du XXè siècle dans l’Antarctique) et plus récemment Estrella Drive (cette fois-ci il s’agit du show-business de la fin du XXè siècle), le contenu de T.I.M.E. Stories ne cesse de s’étoffer, et l’aventure de se diversifier. Chaque aventure amène ses propres particularités, ses nouvelles idées de mécaniques de jeux, sa nouvelle façon d’aborder les choses…

Et tout ça n’est pas fini : Space Cowboy a d’ores et déjà annoncé de nouveaux scénarios pour 2018 : Frères de la Côte (qui se tiendra au XVIIè siècle dans le milieu de la piraterie) dispose par ailleurs d’une introduction jouable intitulée Santo Tomas de Aquino, sortie cette année. Avec ces extensions régulières (certes payantes), T.I.M.E. Stories s’impose décidément de plus en plus comme un mastodonte. Le retrouver sous le sapin ne peut qu’être source de bonheur.

La réalité virtuelle, ça coûte cher. 2017 devait être l’année de la démocratisation de cette technologie, mais ça n’a pas avancé aussi vite que l’espérait l’industrie. Il faut dire que les gros éditeurs et les gros titres ne se bousculent pas pour pousser le marché. Pour autant, la VR est déjà une technologie impressionnante, et le catalogue du PSVR, équipement le plus abordable si l’on excepte les casque pour téléphone portable (qui de leur côté sont quand même à la ramasse), est chaque semaine un peu plus fourni. Avec les fêtes, des promos intéressantes sont à attendre du côté de chez Sony, et ce pourrait bien être le moment de se laisser tenter.

En 2017, pas mal de jeux sont venus démontrer le potentiel de la VR sur la machine de Sony : GNOG et Static, deux puzzle game originaux, mais surtout évidemment Farpoint, véritable FPS entièrement pensé pour la VR et mieux encore Resident Evil 7, dont l’expérience ultime se trouve indéniablement avec un casque de réalité virtuelle sur la tête. De plus, Bethesda vient d’entamer son cycle en sortant Doom et surtout Skyrim en réalité virtuelle, en attendant la conversion de Fallout 4. Enfin du gros jeu et des univers vastes et fournis à explorer !

Alors il faut noter que Bethesda fera payer les galettes plutôt que de mettre à disposition des patchs, et cela chagrinera un peu, d’autant que ces jeux sont désormais bien connus. Mais une chose est sûre : les expériences seront différentes et intenses, et pourraient enfin lancer la machine. Il est temps de prendre le train !


La liste de SKYWILLY

Définitivement, voilà l’un des jeux de cette année qui m’aura le plus marqué. Proposer des thèmes violents, du gore très réaliste, dans un FPS à l’ancienne teinté d’un scénario très bien conçu est quelque chose de rare et cela ne va pas aller en s’arrangeant à en croire les préférences des joueurs pour le multijoueur désormais. Au-delà d’un FPS furieux et jouissif, Wolfenstein 2 est aussi cette aventure ou un personnage obèse n’est jamais moqué et gagne en charisme, ou l’on parle de racisme avec beaucoup de clairvoyance, ou Mick Gordon se lâche et nous propose une OST de qualité.

Wolfenstein 2 est un jeu à offrir absolument aux fans du genre. D’autant plus que les ventes ne sont pas à la hauteur de sa qualité, ce qui fait d’un tel cadeau un bon geste pour le futur de la franchise (pensé comme une trilogie) et du jeu vidéo solo par la même occasion.

J’aime beaucoup les textes de Rap, davantage que le Rap lui-même je dirais. Orelsan a toujours été quelqu’un que je suivais du coin de l’œil, attendant qu’il gagne en maturité pour réellement l’écouter en boucle. C’est désormais chose faite ! Après son passage Casseurs Flowters avec Gringe, déjà très remarquable, le voilà sortant un album d’une qualité improbable. Entre chansons drôles (Défaite de famille) et touchantes (Tout va bien), Orelsan se remet en question (Bonne meuf), fait le point sur sa vie (Quand est-ce que ça s’arrête), revient sur sa ville natale (Dans ma ville, on traîne) et fait un gros morceau de 7 minutes et 34 secondes dédié à tous les ados en crise qui se cherchent et se perdent.

C’est malin, bien écrit et les collaborations sont de qualité : Nekfeu, Dizzee Rascal, Ibeyi, Stromae (« La Pluie » est ma seconde chanson favorite de cet album, par ailleurs) et Maître Gims sont au rendez-vous et s’incorporent tout à fait au style Orelsan. Mention spéciale pour la sublime et déjà culte « Paradis », première chanson d’amour d’un Orelsan désormais adulte dont le style et l’écriture s’est clairement bonifié avec le temps.

J’en rêvais, Edgar Wright la fait : un film entièrement rythmé par les musiques qu’écoute le protagoniste principal, voilà qui fait un synopsis de qualité. Mais Baby Driver, c’est aussi et surtout une réalisation incroyablement inventive qui reprend tout le savoir-faire du réalisateur, déjà démontré dans Le Dernier Pub avant la Fin du Monde, Hot Fuzz, Shaun of the Dead et surtout Scott Pilgrim, mais avec davantage de confiance en soi et donc, d’inventivité folle.

C’est aussi sans aucun doute un des derniers films de Kevin Spacey, attrapé cette année pour des accusations de harcèlement sexuel depuis quelques années maintenant. On ne va pas s’en plaindre vu l’ampleur des accusations et de toute façon, c’est Jamie Foxx et Jon Hamm qui crèvent l’écran. Le personnage principal est paradoxalement assez creux, au final, mais s’en sort forcément bien vu sa place dans le scénario. On ne retiendra malheureusement pas trop les personnages féminins et c’est peut-être le seul défaut du film, à mon sens.

Sorti en 2015 mais seulement disponible en librairie en version complète (Deluxe ou non), la saga Secret Wars de l’univers Marvel m’a beaucoup impressionnée. Elle est une réelle conclusion à un univers tout entier, basé sur une histoire commencée en 2013 ou les univers parallèles vont s’entrechoquer et provoquer la fin des mondes. Cette intégrale ne raconte pas comment les héros des différentes dimensions en sont arrivés là ou quelles sont leurs idées pour empêcher cela, mais commence bel et bien par la fin de tout.

La fin du monde. Désormais, Fatalis (Doom en V.O) dirige une terre constituée de plusieurs morceaux de dimensions différentes. L’occasion de retrouver un peu de chaque univers adoré par les fans et même plus encore. Se prenant pour Dieu, vu comme tel, il va voir son règne mis à mal par la venue de héros ayant survécu à l’apocalypse et arrivant bien plus tard après la constitution de ce nouveau monde. Assez pour ne pas comprendre pourquoi tout le monde voit en Fatalis un Dieu et à quel point (ou non) il mérite ce titre. C’est passionnant pour plusieurs choses : déjà, c’est très beau (merci Esad Ribić). Mais surtout, cela nous montre comment Marvel laisse la liberté à ses auteurs de casser tout un monde de façon assez intelligente pour que ceci ait de vraies répercussions sur les idées marketing. Le monde « Ultimate » ne plaît pas assez ? Détruisons-le, mais donnons-lui du sens et surtout, gardons les personnages que les gens adorent malgré tout. Aussi, il faut l’avouer, c’est rare de voir une réelle « finalité » dans le monde du comics et ce Secret Wars le fait très bien.

L’intégrale donne aussi à réfléchir sur pas mal de sujet et surtout, sur notre place dans l’univers, sur le hasard qui fait si bien les choses. Il en profite aussi pour rendre des gentils « pas si gentils » et des méchants bien plus intéressants. Fatalis n’a jamais été totalement sombre comme personnage, mais il n’a jamais été aussi compréhensible dans ses intentions que dans cette aventure. Je vous conseille vraiment de lire ces pages de qualité !

 

Mon jeu de l’année sans doute possible. Je ne vais pas refaire le long test fleuve que j’ai écrit à l’époque, mais NIER : Automata m’a bouleversé et restera à jamais gravé dans ma mémoire. Je l’ai fait à quatre mains, avec Leenuyth. Ensemble nous avons découvert ce monde, ces personnages et nous avons pris pas mal de claques dans la figure, de retournements de situation, de moments de génie ou le quatrième mur est explosé. La fin (la vraie) est incroyable et toute la philosophie distillée au fil du jeu fait réfléchir à bien des niveaux.

NIER : Automata est aussi un jeu d’affrontements intelligents (avec le bon niveau de difficulté) qui, sur une console ou un PC au bon framerate, peut vite devenir exigeants afin d’être correctement maîtrisés. Ces deux grosses qualités sont portées par des musiques d’exception qu’on oubliera jamais. Vous le sentez, ce gros nuage d’absence d’objectivité au-dessus de ma tête ? Non, vraiment, vous devez jouer à NIER : Automata. C’est un jeu fabuleux.

La Rédaction

Nom féminin (bas latin redactio, du latin classique redigere, ramener) - Ensemble des rédacteurs d'un organe de presse écrite ou audiovisuelle, d'un ouvrage collectif, d'une maison d'édition, d'une agence de publicité locaux où ils travaillent. - Source : Larousse

La Rédaction

La Rédaction

Nom féminin (bas latin redactio, du latin classique redigere, ramener) - Ensemble des rédacteurs d'un organe de presse écrite ou audiovisuelle, d'un ouvrage collectif, d'une maison d'édition, d'une agence de publicité locaux où ils travaillent. - Source : Larousse

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