Horizon Zero Dawn : The Frozen Wilds
PlayStation 4

The Frozen Wilds est le seul et unique contenu téléchargeable dont Horizon Zero Dawn bénéficiera. Jolie surprise pour les possesseurs de PS4, ce jeu en monde ouvert au contexte original avait su séduire pour ses qualités malgré des imperfections évidentes. Guerilla était alors sorti de sa zone de confort pour nous offrir une histoire post-apocalyptique dans laquelle l’humanité s’était reconstruite sous la forme de tribus primitives sans se douter de son passé technologiquement plus avancé même si elle vivait au milieu de machines devenues animales. De cette étrangeté pour nous, il s’agissait d’une normalité pour les nouveaux habitant ces terres redevenues sauvages.



Habillez-vous chaud

The Frozen Wilds est exactement ce à quoi on peut s’attendre de la part d’un dlc. Il ajoute bien évidemment son lot de de nouvelles armes comme par exemple une sorte de lance-flamme, de nouvelles activités annexes comme les challenges de chasse, deux arbres de compétences supplémentaires, ainsi que sa propre mission principale et des secondaires qui vont graviter autour. Il y a aussi de nouvelles créatures comme la présence sporadique d’ours-machines particulièrement féroces et inépuisables dans leurs attaques, et de nouvelles armures. Pour ces dernières, seules les modifications apportées sauront les rendre attractives, étant donné que l’armure antique déblocable (non obligatoire) dans le jeu principal reste encore la meilleure qui soit. Enfin sans compter la présence de plantes mécaniques ça et là sur le territoire Banuk, projetant des impulsions électro-magnétiques rendant la dite armure inutile durant quelques secondes.

N’espérez pas par contre que son scénario réponde à certaines questions restées en suspens à la conclusion du jeu de base, puisque cette glace sauvage prend place avant cette dernière et ne peut par conséquent se faire plus royaliste que le roi. Pour celles et ceux qui ont pu appréciés à leur juste valeurs les aventures passées aux côtés de Alloy ressentiront une certaine nostalgie à pouvoir en vivre de nouvelles en sa compagnie. Bien que superficielles par rapport à la grande question du pourquoi du comment des machines et du devenir de ce monde en plein bouleversement, on appréciera au moins cette extension pour son exploration de la culture Banuk, la tribu qui était à mon sens la plus fascinante des terres de Horizon Zero Dawn. On sent aussi que Guerilla a fait un effort pour affiner l’écriture de ses personnages en tentant toujours de leur donner une âme, malgré des animations parfois encore peu naturelles. L’amélioration est légère mais suffisante pour supporter ce style narratif jouant toujours sur cette corde sensible pleine de bons sentiments et un esprit critique de traditions considérés comme dépassés et castratrices des libertés individuelles.



La piste noire

Il ne réinvente donc pas la roue de l’horizon. Fort d’une dizaine d’heure de durée de vie voire plus, vous aurez de quoi faire à chasser des créatures toujours plus féroces. La difficulté de ce dlc semble un peu plus élevée en moyenne que dans le reste de ses terres. Les machines atteintes d’un nouveau syndrome apparaissent effectivement plus motivées dans notre destruction, et on ne nous ménage pas pour nous garantir quelques combats épiques, le cœur même de son gameplay. Un brin de stratégie et de réflexes restent donc encore la meilleure des manières pour les aborder.  Question paysage, la neige devient par moment monotone, même si il faut bien avouer qu’elle tombe à pic en cette période de fin d’année.

Pour autant, ces montagnes hivernales parviennent à nous arracher quelques moments d’éblouissements avec des décors de toute beauté. Cependant, si la neige répond au poids de nos pas, ce monde reste encore trop figé en manquant d’une réelle physique pour pouvoir renforcer son réalisme. Ainsi, malgré des imperfections qui ne seront sans doute qu’effacées à l’orée d’une véritable suite, c’est un plaisir que de repartir à la chasse. On sent que sous certains aspects, ce dlc a été réalisé en peu de temps comme on témoigne les nombreux murs invisibles qui en dessinent les contours. A l’image du reste, on oscille donc entre de bons morceaux narratifs et le recyclage un peu facile de ses mécaniques sans réellement innover faisant plus dans le remplissage artificiel.


Horizon Zero Dawn : The Frozen Wilds est ce à quoi on peut s’attendre d’un dlc. Plus de contenu pour avoir la chance de poursuivre notre voyage dans ses landes sauvages. Au milieu des ajouts conventionnels de plus d’armes, de créatures et d’armures, c’est surtout les bribes narratives supplémentaires qui permettent de réellement s’y attacher Plus difficile que le jeu de base, il est à mettre de côté pour les joueurs ayant un niveau d’expérience suffisamment élevé pour l’aborder dans de bonnes conditions. Côté histoire, il se concentre sur la tribu Banuk on nous donnant une perspective intéressante sur leur culture très à part même dans le contexte déjà très particulier de ce monde. Un dlc intéressant mais inégal qui ne nous rassasiera pas entièrement mais à défaut prolongera un peu plus notre aventure en compagnie de Alloy.

Vasquaal

On dit de lui qu'il jouerait sur un clavier sans pavé numérique. De l'Apple IIe au pc survitaminé en gigahertz, il subtiliserait tel un ninja numérique le loot de ses potes dans les jeux en ligne pour mieux s'enorgueillir d'un "Muhahahaha". Certains disent même qu'il va se tatouer un jour "Aladin Snes is the best" sur la fesse gauche. D'autres disent simplement qu'il est fou.

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