Bounty Train
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Sorte de FTL et de jeu de stratégie économique, Bounty Train témoigne de son amour des trains au travers de la conquête de l’Ouest américain en pleine période historique de la guerre de Sécession. Bien qu’il s’agisse d’un jeu sur rails, il n’est pourtant pas avare en liberté de progression, fait d’allers et retours sur l’est d’un pays en devenir et rêvant d’ouest comme jamais.



Shake your bounty

Bounty Train, c’est l’histoire d’un gars qui a tout perdu. Les parts de la société ferroviaire de son père se sont retrouvées dispersées un peu partout. Notre but alors est d’en récolter 51 % comme le pastis, pour contrecarrer les plans d’un certain Cornelius, rival aux idées à l’opposée des idéaux du défunt paternel de notre protagoniste principal. Cornelius veut étendre son réseau ferroviaire au-delà, vers l’ouest, au détriment des territoires habités par les natifs américains, tandis que Walter Reed, héros du jour, tient à respecter les derniers souhaits de son paternel ne désirant pas que les choses se passent ainsi.

Bref, derrière ce prétexte fort louable, c’est avec notre train-train quotidien de départ que nous devrons emmener Walter à travers les chemins de fer de l’est des Etats-Unis du 19ème siècle dans une course contre la montre pour récupérer le plus de parts possible avant l’infâme Cornelius. On démarre alors sur une carte relativement fermée. Il est théoriquement possible de se rendre n’importe où dans la limite d’un parcours dessiné par ces rails, mais dans les faits, bon nombre de chemins vont se retrouver bloqués par des cadenas sur la carte. Ces cadenas pour être défaits vont nécessiter deux choses : soit une licence qu’il est possible d’obtenir en rendant service à certaines personnes ou villes, ou tout simplement en payant en monnaie sonnante et trébuchante leur accès.

Ainsi, bien que relativement libre dans son concept, Bounty Train est aussi d’une certaine façon dirigiste dans son approche en imposant certaines contraintes qui rendent en définitive cette aventure plus relevée et difficile qu’on ne pourrait s’y attendre. Il en va de la multitude des paramètres à prendre en compte. Il y a pour commencer toute la logistique d’une locomotive et de ses wagons à gérer. Vous pouvez bien sûr acheter de meilleures locomotives qui seront soient plus rapides ou plus robustes. Des compartiments voyageurs ou des wagons de cargaison seront aussi disponibles.



A toute vapeur

Il faut alors faire attention à plusieurs choses. D’un côté, plus vous attacherez de wagons à une locomotive, plus sa charge sera grande, plus basse sera sa vitesse. Qui plus est, il ne faut pas seulement s’intéresser à la charge totale de nos wagons, mais aussi aux éventuelles cargaisons qui viendront s’y ajouter comme des passagers ou des matières premières. Surcharger-la, et le temps nécessaire pour rallier une ville à l’autre demandera un temps hallucinant. Il en faut en plus de tout cela se soucier de nos réserves de charbon pour alimenter notre machine de métal hurlant, prendre en compte les dégâts causés par l’usure de son utilisation, ou les attaques de bandits et autres.

Autant vous dire que l’argent est évidemment le nerf de cette guerre. La majeure partie du temps, vous le passerez à tout faire pour en amasser à en oublier parfois que le temps joue contre vous, et le fameux Cornelius également. Il vous sera alors possible de vous enrichir de plusieurs manières, allant des contrats de livraisons pour les villes, la revente de matières premières pour lesquelles une pénurie sera par moment bienvenue en raison de prix revus à la hausse en votre faveur, ou bien encore transporter des passagers d’une ville à l’autre. Le temps, encore lui, sera cependant votre plus grand ennemi sachant que la majorité de ces missions seront contraintes par celui-ci.

Il s’agira alors de planifier de la manière la plus efficace possible chacun de vos déplacements de manière à en optimiser au maximum le retour sur investissement pour toujours plus d’argent à la clé. L’argent vous sert à réparer votre train, à engager du personnel pour mieux vous défendre des natifs, des bandits ou voire des deux armées de la Sécession selon que vous décidiez ou non de les attaquer à tour de rôle. Honnêtement, il y a un avantage à faire les deux, mais j’en retiendrai surtout que les soldats comme les natifs resteront relativement neutres à votre encontre tant que vous n’agirez pas contre eux. Alors que les bandits seront toujours des bandits quoi qu’il en soit. Il s’agit d’ailleurs du principal point négatif à mon sens. S’il est possible de personnaliser les compétences de votre équipe de mercenaires, mais aussi de Walter, tout comme de mieux les équiper – ce qui demandera alors toujours plus de moyens financiers – les combats sont loin d’être extraordinairement passionnants. Il faut savoir gérer les feux qui peuvent se déclarer dans certains wagons comme les ennemis qui nous tirent dessus, mais dans le fond malgré une volonté bien là de leur donner une profondeur certaine, ils palissent en comparaison du reste m’ayant fait à maintes reprises me demander de leur véritable intérêt. Le côté gestion économique est bien plus passionnant que l’utilisation de la violence. Ainsi, avec un peu de réflexion, en maximisant vos profits, l’argent encore une fois sera votre porte de salut vous permettant souvent alors d’éviter ces terribles rixes armées bien fades.


Bounty Train est une alternative historique amusante et passionnante dans un genre popularisé depuis par de nombreux titres, entre gestion économique de nos ressources, combats et exploration reposant sur le principe fondateur de la mort permanente. Pour les amoureux des trains et plus encore, il est un jeu qui sait se rendre passionnant malgré une certaine complexité impliquant de gérer un grand nombre de variables dans le cadre parfois stressant de missions limitées par le temps qui file. Ma seule complainte sera un framerate tombant parfois en dessous des 30i/s malgré une 1080ti derrière les fourneaux, alors que d’autres affirment le faire tourner correctement sur bien moins puissant.

Vasquaal

Vasquaal

On dit de lui qu'il jouerait sur un clavier sans pavé numérique. De l'Apple IIe au pc survitaminé en gigahertz, il subtiliserait tel un ninja numérique le loot de ses potes dans les jeux en ligne pour mieux s'enorgueillir d'un "Muhahahaha". Certains disent même qu'il va se tatouer un jour "Aladin Snes is the best" sur la fesse gauche. D'autres disent simplement qu'il est fou.
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