Ark Park
Windows PlayStation 4

Vendre du dinosaure sur PSVR c’est forcément une évidence. ARK Park vend du rêve et nous annonce un tas de bestioles disparues à découvrir, le casque sur les yeux pour s’y croire comme en -240 millions d’années. Sauf que comme tout ce qui estampillé ARK, on a le droit à pas mal d’esbroufe.



J’ai dépensé sans regarder…

ARK Park s’ouvre avec un tutoriel qui vous expliquera tout ce que vous pourrez faire dans le jeu. Après avoir parcouru un long chemin en tramway au-dessus de l’eau, vous amenant de l’entrée du park jusqu’au bords de l’île aux dinosaures, vous allez entrer dans un grand musée du dinosaure virtuel surtout présent pour y aller crescendo en activités. Déjà, on a découvert le mode de déplacement « en téléportation » : vous allez choisir un endroit au sol, le viser du regard et cliquer sur la gâchette de votre Move pour vous y rendre instantanément. A la manette c’est plus rapide : les sticks font cela parfaitement bien et vous aurez l’impression de jouer à un Myst à l’ancienne qui donne la gerbe (n’en abusez vraiment pas). Je pense que cette description vous l’aura bien faire comprendre : le système de déplacement est complètement raté. Mise à jour du test : désormais, il est possible de se mouvoir librement avec les sticks. Une bonne nouvelle !

Après avoir tenté d’amadouer ces téléportations, vous allez vous amuser à faire rugir un faux T-Rex devant vous (l’effet est quand même sympathique) puis vous allez nourrir un herbivore qui vous mangera dans la main. Dommage que les animations soit si saccadées et pauvres en détails : on y croit que très moyennement et seul l’effet relief sauve le spectacle de l’absence d’intérêt.

S’en suit alors la seconde grosse partie d’ARK Park : la collecte de ressources. Vous allez piocher pour prendre du bois et de la pierre, utiliser vos gants pour cueillir fruits et fibres, ainsi que scanner des êtres vivants pour en voler de l’ADN qui vous servira à crafter de nouvelles bestioles dans votre enclos. Vous pourrez obtenir des œufs que vous verrez grandir puis une fois votre brave dinosaure évolué, vous interagirez avec lui. Votre première balade (sur rails complets) à dos de Triceratops fera son petit effet, sauf quand vous vous rendrez compte que vous êtes totalement dans un train quelconque de parc d’attraction basique ou tout se répète à chaque nouvelle traversée.



L’arnaque trouve toujours un chemin

Troisième étape : le tir aux dinosaures. Vous aurez un pistolet : oubliez toute interaction rigolote avec votre main gauche : le pistolet n’a pas besoin d’être rechargé. Des vagues d’ennemis de dinosaures sauvages viendront vers vous. Evidemment, il va falloir leur tirer dessus et là, on touche à une ère de jeux ringards digne d’une PSOne ou les animations sont totalement craignos, l’amusement au niveau zéro et la répétitivité absolue. C’est sans aucun doute le moment le plus cheap du jeu et celui qui fait amèrement regretter les 40 € qu’il vous demande.

Mais si il n’y avait que son contenu de faiblard, si il suffisait de faire abstraction des combats, sil seule la découverte des dinosaures pouvait contenter le joueur adepte d’un PSVR pourtant très efficace dans d’autres expériences moins onéreuses, alors on ne dirait rien. On signerait cette critique d’un petit revers de main en se contentant d’appuyer l’expérience plutôt que le contenu. Mais voilà : même techniquement, ARK Park est naze. Visuellement plus flou que n’importe quel jeu PSVR testé jusqu’alors, proposant trop souvent des chargements, demandant des mouvements de cou (pour viser) absolument insupportable à vous filer un torticolis au bout de vingt minutes, ARK Park fait tout à coté de la plaque.

Alors on se pose la question : pourquoi le vendre si cher en connaissance de cause ? Vendu 20 €, la pilule passerait presque mieux… Mais là, on est en plein dans l’arnaque pure et simple qui profite d’une technologie qui voulait des dinos et qui les attend donc toujours.


ARK Park est une expérience/arnaque onéreuse et décevante à bien des niveaux. Commençant sur les chapeaux de roues avec une présentation au tuto qui augure du meilleur, le jeu se perd dans un craft (proposé aussi en ligne) complètement quelconque, des dinosaures aux animations beaucoup trop sèches pour être crédibles et un contenu pauvre quand il n’est pas ridicule (comme lors du tir aux vagues de dinos complètement naze). Vous allez me faire le plaisir de passer à coté de ce titre d’un rare irrespect pour le consommateur.

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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